Document : stop aux violences sexuelles faites aux enfants – Bayard

Aujourd’hui 20 novembre est la JIDE – Journée Internationale du Droit des Enfants.
Il est évident que jamais l’information ne sera de trop, comme il est évident que la parole des parents vis-à-vis de leurs enfants est essentielle pour leur permettre de se protéger, de prendre conscience ou d’oser dire. Les mesures de protection sont encore trop peu nombreuses, la compréhension comme la prise en charge trop faibles. Les enfants, première cible, sont en danger.

Les chiffres sont alarmants. Le nombre d’enfants victimes de violence au sein de la sphère familiale est considérable – inimaginable pour certains, et faux pour ceux qui refusent cruellement d’y croire.
Pourtant, une femme sur cinq et un homme sur quatorze déclarent avoir déjà subi des violences sexuelles. Dans 81% des cas, les victimes sont des mineurs. Dans 94% des situations, les agresseurs sont des proches.

Les violences commises sur les enfants sont destructrices pour les victimes.
Que ce soient des violences psychologiques, physiques, sexuelles, les conséquences de ces traumatismes vont apparaître pendant de très longues années, les confrontant à d’autres souffrances, à des schémas d’évitement, à des prises de risque, à des troubles du comportement alimentaire, à des risques additifs, à des problèmes de santé, à une difficulté d’intégration sociale allant jusqu’à l’isolement.
Les violences sexuelles commises sur les enfants les plongent en état de sidération, en dépendance à l’agresseur, en interdiction d’être, en rejet de leur corps, en quête affective perpétuelle. L’amnésie traumatique est fréquente, tout comme les conduites d’évitement et de répétition, les flash-back violents, les cauchemars, les reviviscences… Les suites des traumatismes sont nombreuses, souvent indicibles et toujours invisibles. La première est le silence, celui des victimes, et celui des proches qui ne voient ni n’entendent la souffrance.

Capture d’écran 2018-11-20 à 14.09.13.pngParce qu’il est essentiel de protéger les enfants, de les amener à parler, à questionner, à prendre conscience de ce qui se fait, et de ce qui ne se fait pas ; parce qu’il est souvent tout aussi difficile d’aborder ce sujet avec ses enfants, non par inconscience, mais par peur de mal dire, mal faire, d’en dire trop ou pas assez. Parce que les parents se demandent souvent à quel âge il est possible d’en parler – ou parce qu’ils se réfugient derrière l’institution scolaire, derrière le médecin, qui lui « saura dire », les mots nécessaires pour protéger les enfants sont rarement ou mal formulés.

Les éditions Bayard-jeunesse, dans ce souci de protéger le sentants, d’aider les parents, les adultes qui doivent assumer leur rôle protecteur et informateur auprès des enfants, ont créé un petit livre disponible en ligne (lien ci-dessous) afin d’aider les parents et les enfants.


Stop violences sexuelles.png

STOP AUX VIOLENCES SEXUELLES
FAITES AUX ENFANTS

 

Un document à télécharger et imprimer, à partager, à lire en famille, à donner aux instituteurs, à confier aux pédiatres, aux orthophonistes, aux professionnels de santé recevant des enfants.

Il ne s’agit pas de devenir méfiant de tous. Il s’agit de ne pas oublier que « le monstre » ne se voit pas, et qu’il est généralement un proche de la victime. Il s’agit de dire et répéter aux enfants que leur corps leur appartient, que personne n’a le droit de le toucher, et qu’il ne faut jamais avoir peur de parler, lorsque « ça ne va pas ».

Voir également le film Les chatouilles, de Andréa Bescond et Eric Métayer.
Et ce soir mardi 20 novembre l’émission Infrarouge sur France 2 « L’enfance abusée ».
Et le documentaire Victimes d’un pédophile, Home made productions

Voir aussi les nombreuses associations créées par d’anciennes victimes, comme l’association Violeur d’innocence, sur Facebook : https://www.facebook.com/violeurdinnocence/

 

2 commentaires

  1. Bonsoir,
    Je suis allée voir le film car je me suis dit après plus de 40 ans, je dois comprendre ce qu’il s’est passé. En effet ayant subi des attouchements sexuels, fait des fellations à cet homme qui était chargé de veiller sur nous (ma soeur et moi).
    Mes parents étaient à l’étranger pour s’en sortir économiquement. Nous sommes restées avec le monstre pendant 3 ans et demi. Ma sœur ne m’a pas dit si elle avait subi la même chose de moi. Mais il n’était pas le seul, les autres prédateurs toujours prêts à me sauter dessus car personne n’assurait notre sécurité. Comment expliquer aux parents qu’on abandonne pas ses enfants même pour des questions d’argent. Comment leur faire comprendre qu’avoir des enfants c’est important et sérieux. On leur donne de l’amour et on en prend soin. Hélas force est de constater qu’avant d’être parents, certaines femmes et certains hommes pensent que nous ne sommes là que pour se reproduire (l’instinct).
    Aujourd’hui je suis en colère car ma vie s’est construite sur des mauvaises bases. Comme une maison construite sur un terrain mou. Je passe mon temps à me redresser. Mère défaillante (dominatrice, narcissique et sadique) m’a précisé ma psy. On ajoute à cela l’abandon et abus sexuels. Je passe mon temps à lire tout ce que je trouve sur la résilience, je fais de la boulimie (je me nourris à défaut de manque d’affection), je fais du sport à outrance pour ne pas penser et un peu workholic, (me concentrer exagérément dans mon travail) Je suis divorcée (pas de surprise) 2 enfants surprotégés (sans surprise). Enfin bref, tout cela pour dire que le film est très bien fait (je suis passionnée de danse mais la personne que j’ai pour mère m’a interdit d’en faire mon métier). Agaçant quand le prédateur touche la petite fille, je me suis crispée. Mais la mère, cette mère, la mère d’Odette!!!!… je me suis dit la mienne aussi a fait exprès de me jeter dans les bras de ce monstre. Elle a brisé toute ma vie. La sophrologue a dit, « on ne refait pas l’histoire ». Donc, j’ai vu, une psy, une sophrologue, un magnétiseur, une chamane…. enfin j’ai presque tout essayé. Je cherchais à guérir de ma souffrance, il n’y a que la foi en dieu qui m’a donné du courage.Aujourd’hui je continue à me battre avec une estime de soi à reconstruire. A 51 ans, je vais me mettre à vivre et accepter ce passé, m’éloigner de cette mère qui me harcèle toujours et devenir MOI. Je vous remercie d’exister car c’est grâce à vous que j’ai décidé que je devais me prendre en charge c’est maintenant ou jamais.

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