MÉFIEZ-VOUS DU « NO CONTACT »

J’avais un fort a priori, ne serait-ce que sur le terme. « No contact ». Hormis la symbolique proche du self défense, ou d’une posture inconnue de Krav-maga, pourquoi tout simplement ne pas dire « pas de contact » ?

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No contact, ça résonne comme une injonction, comme un ordre, une prise de judo agrémentée de Tomb Raider. Qui donne une illusion d’être fort.e, d’être capable de s’opposer et de résister à une agression verbale et psychologique.
« No contact », c’est ne donner aucune réponse aux messages quels que soient la forme et le fond de ceux-ci, c’est ne se manifester en aucune manière, c’est bloquer les numéros, adresses mail… C’est tenir en sourd.e et muet.te face à toute demande de communication provenant de la personne qui met en souffrance, qui est auteur de violence, qui maltraite.

Alors, certes, ce no contact a un intérêt certain : il supprime le son et l’image.
Mais pas la pensée.
La pensée qui demeure très intrusive… « Ai-je reçu un message ? Est-ce qu’il/elle cherche encore à me joindre ? Est-ce qu’il/elle va réagir à mon silence ? »… Et si la communication est absente, la pensée tournée vers l’autre a tendance à devenir de plus en plus encombrante. Aussi, loin de soulager ce no contact maintient une forme perfide de dépendance. En effet, comment imaginer être détaché.e, agir en pleine conscience, ne plus être soumis.e, lorsque le lien est indirectement et sournoisement maintenu par ce « no contact » ? Car, à défaut de penser à « l’autre », la personne victime pense au « no contact »… et de fait le lien de soumission est donc toujours là.

Bien évidemment, ce silence imposé et en apparence décidé évite que les émotions soient perpétuellement bousculées, que l’anxiété et la peur soient omniprésentes, qu’une sorte de choc émotionnel se produise avant même la lecture d’un message, mais à la simple vue du nom de l’émetteur. Combien de fois ais-je entendue – et vue – l’anxiété sur un visage lorsqu’il s’agit de lire un mail, avant même de penser à y répondre ? Comme si celui, ou celle, qui venait d’envoyer ce mail, parce qu’il a (eu) un contrôle, pouvait subitement sortir de l’ordinateur ou du téléphone, sauter à la gorge de sa victime ou l’asphyxier de menaces et d’injures ? Et la paralysie physique et psychique qui se crée alors est légitime ; risquer d’être une fois de plus une remise en cause de son être est insupportable.

Et dans de nombreux cas, à défaut de dire « no contact », la mise à distance, le recul, le refus d’ouvrir un message dès qu’il arrive, l’interdiction faite à soi-même de répondre systématiquement au téléphone, la permission que vous vous donnez d’attendre que les émotions passent avant de lire, et éventuellement de répondre, sont indispensables.
Quant aux messages, majoritairement, ils ne demandent aucune réponse.

Mais il est une limite, à ce no contact. Et cette limite repose sur la nécessaire communication entre les parents, sur laquelle les juges, éducateurs, assistants sociaux… font porter une soucieuse attention, afin de déterminer si oui, ou non, chacun des parents maintient un équilibre dans la communication et le relations, afin de fournir toute information nécessaire dans l’intérêt majeur des enfants.
Hop, petit arrêt sur l’intérêt majeur des enfants, et les devoirs des parents… De quoi doit-on informer l’autre ? Du lieu de résidence l’enfant, de son état de santé, de sa scolarisation, de son éducation religieuse quand il y a lieu d’en parler. Le lieu de résidence, c’est donner les informations nécessaires non seulement sur la résidence habituelle, mais aussi lors de vacances. Bien sûr, cela ne veut pas dire que si vous partez avec vos enfants pendant un week-end, il faut absolument informer l’autre parent de tous vos déplacements. Bien sûr, cela ne veut pas dire non plus qu’il faut donner précisément l’adresse du lieu où, en vacances, vous allez résider avec vos enfants, si vous  vous déplacez. Ce que signifie le lieu de résidence, c’est que chacun des parents doit pouvoir joindre son ou ses enfants et savoir où ils se trouvent et, à défaut de le savoir, pouvoir contacter le parent où l’adulte qui en a la garde.
Aïe aïe aïe.. pouvoir joindre les enfants… mais alors cela veut dire que le parent « non gardien » peut appeler quand il veut et autant qu’il veut ? Non, absolument non. La majorité des décisions de justice qui évaluent la fréquence possible des appels les fixe à deux fois par semaine, pas plus. Et si, au moment d’un appel, vous n’êtes pas en mesure de répondre, ce N’EST PAS GRAVE. A condition de laisser vos enfants rappeler, ou de donner, par mail ou sms, des nouvelles factuelles des enfants.
il faut aussi considérer l’âge des enfants… car aujourd’hui, entre les téléphones portables, les réseaux sociaux… ils sont souvent librement joignables par chacun de leur parent, sans que ceux-ci n’aient à se contacter directement.
Et empêcher ses enfants de parler à son père, ou à sa mère, ne sera pas acceptable devant le juge, l’éducateur…
Aussi, tout est question de mesure, de contexte et de circonstances.

Parlons un peu de l’état de santé des enfants. S’il vous est reproché de ne pas avoir informé pour un rhume, eh bien, comment dire… pppfffff. C’est bien la preuve que l’autre parent a l’intention, pour parler correctement, de vous chercher des plus dans la tête. Si vous prenez des rendez-vous chez le médecin, le pédiatre, le dentiste… qui sont des rendez-vous dits de contrôle, il suffit d’adresser un mail à l’autre parent « Tel rendez-vous a été pris, le médecin a dit que… » Point. Pas d’émotions, pas de sentiments, communication d’une information, c’est tout.
C’est tout mais c’est indispensable.
Et c’est indispensable car si vous ne le faites pas, ça vous sera reproché.

Comme il vous sera reproché de ne pas avoir informé d’un voyage scolaire, d’un séjour linguistique, d’une activité extra scolaire … Et ce n’est pas alors l’autre parent qui vous le reprochera directement (ou, s’il le fait, eh bien comment dire… c’est tellement prévisible que faut-il s’y arrêter ?). La personne qui vous le reprochera est celle qui fait en l’espèce autorité, celle qui décide réellement de votre sort et de la garde des enfants… le juge.
« Ainsi, vous ne communiquez aucune information ? Comment l’expliquez-vous ? »
Le principe est clair, même s’il semble terriblement injuste et violent : les devoirs et lesdits liés à l’autorité parentale conjointe ne doivent subir aucune entrave de la part des deux parents.

« Oui, mais lui (elle) ne m’informe jamais de rien, et j’ai le sentiment qu’il (elle) connaît tout de ma vie puisque je suis obligé.e de tout dire. »
Non, encore une fois, pas tout, et « tout » est une question de mesure.
De plus, il ne faut pas perdre de vue un point important : pendant que vous hésitez à informer l’autre parent de quoi que ce soit, par peur d’une nouvelle intrusion dans votre vie, pendant que vous ne communiquez rien, parce que l’on vous a bassiné avec le « no contact », soit-disant pour vous protéger, cet autre parent, s’il fait preuve de malveillance, va s’en servir devant vos enfants contre vous. « Ton père / ta mère ne me dit rien, je ne suis au courant de rien… », pendant que vous-même vous direz « je ne dis rien à me enfants car on m’a bien expliqué de ne pas les prendre à partie ».
Donc : vous ne dites rien à l’autre parent, vous ne dites rien à vos enfants, vous pratiquez le no contact absolu, de façon stricte et rigide, vous vous interdisez toute spontanéité, et vous laissez l’autre parent, le malveillant, le dépendant, l’auteur de violences, creuser votre tombe, puisque lui (ou elle) ne se gênera pas pour vous accuser de ce silence. Et pour porter ces accusations devant la justice.

Alors, c’est bien beau tout ça, mais que faire ?
Avant tout, prendre en compte VOTRE situation, avant d’essayer d’appliquer au pied de la lettre ce qui est conseillé par les un.e.s ou les autres. VOTRE situation, c’est ce qu’elle est ACTUELLEMENT : quel est l’âge des enfants ? Quelle est votre histoire ? Quelles sont les décisions de justice quand il y en a ? Existe t’il une mesure de protection et d’éloignement ? Vous sentez vous à l’aise avec ce « no contact », et pourquoi ? Et comment supporteriez-vous que l’autre parent, celui (celle) qui vous a maltraité.e, certes, mais qui aux yeux de la justice est toujours un parent, le fasse avance vous ?

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N’oubliez pas, avant de l’instaurer… Hier encore, vous parliez à votre ex conjoint.e. Peut-être à votre parent, à votre enfant, à votre patron ou collègue de travail à celui ou celle à sui vous vous êtes retrouvé.e soumis.e.
Du jour au lendemain, parce que vous l’avez lu, et parce que l’on vous dit que c’est indispensable, vous vous lancez dans le « no contact ». Vous avez le sentiment d’agir, de combattre et de prendre votre vie en main.
Avec cette avalanche de questions sus citées.
Avec parfois, souvent, cette difficulté à vous y tenir, qui fait naître de la honte, de la culpabilité (et oui, encore elles), et la peur de replonger.
Avec des doutes énormes : faites-vous bien, et risquez-vous de vous causer du tort, d’en causer à vos enfants ?
Avec la peur que ceux-ci vous le reprochent.
Avec une sentiment de gêne, comme lorsque l’on met un vêtement devenu un peu trop petit, un peu serré, mais sans s’autoriser à en prendre un autre, à sa taille.

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Ne précipitez rien. Faites les choses à votre rythme. Ne vous forcez pas à vous taire, à parler, à écrire ou à bloquer des messages, parce « qu’on » vous a dit de le faire. Soyez respectueux.se de vous-même, de ce que vous ressentez, de vos intuitions qui reviennent et qu’il faut écouter.
Demandez l’avis de vos proches. Tentez de vous conformez à ce qui vous convient le mieux. Personne ne vit votre vie, et même la personne la mieux informée ne peut décider ou vous imposer comment agir, malgré vous.
Vous vous trompez ? Et alors ? Ceux qui diront : on t’avait prévenu.e devraient se taire. Ils ne vivent en rien ce que vous vivez, et vous reprochez ce que vous faites, ou ne faites pas, est encore vous manquer de respect.

Faites le choix et prenez les décisions qui vous conviennent. Elles peuvent et vont évoluer avec le temps. Mais c’est uniquement en étant le plus conforme à ce que vous ressentez que vous vous libèrerez d’une communication étouffante.

Alors, oui au « no contact ». Que je préfère de loin appeler LE SILENCE. Le silence ne demande aucun agressivité, lorsque le « no contact » semble être agressif. Et plus vous faites silence, plus vous ferez silence. A votre rythme.

4 commentaires

  1. Encore une fois, bravo! Bravo, parce que le « no contact » auquel on se réfère tous à un moment donné, parce que on la entendu, on la lu, on s’y est référé parce que avant, dans le même article, la même vidéo, un autre ou un spécialiste a su poser les mots et les maux.. Alors on s’y référe, comme, l’issu de secours.. Mais c’est sans compter peut être bien plus de culpabilités le soir ou on transgressera aux propres règles que l’on se sera de nouveau donné. De nouvelles règles alors qu’on est encore dans les règles de l’autre.. C’est sans compter la honte avec soi même quand on se répétera après avoir été revoir sa page fb ou quand on aura pas pu s’empêcher d’envoyer un message pour une raison ou une autre que l’on est nul et donc quelque part on conserve la nuance de honte qu’on a déjà trop vécu dans l’histoire..
    Ne serait il pas plus judicieux de se laisser le temps. De laisser le temps faire passer et vivre les colères, les nostalgies ou ce que l’on croit en être. Les injustices, les émotions telles qu’elles arrivent sans se les cacher. N’est il pas en faisant cela plus douloureux et difficile de comprendre et peut être même plus long en terme de travail sur soi.. N’est il pas en laissant vivre ce qui se passe en nous qu’on arrive à comprendre et à s’aider………

  2. Bonsoir Madame Buffet , je viens de vivre un fait  » apparemment anodin  » vers 18 h , mon ex-compagnon , oui je devais aller vivre chez lui , fin 2015 , je l’aimait , je  » sentais un malaise diffus  » , il se mettait en colère pour un rien, sortait avec sa bande d’amis(e) et seul !! me disant ( que je les aimerait pas ) , j’ai nettoyé sa maison de fond en comble , à Noël 2015 , il m’offre une bague , devant ses parents , sa fille unique , ils étaient contents , ma complicité avec sa fille de 23 ans le gênait …rien de ce que je faisais n’était assez bien !! en privé !! et même en public , de petites  » piques  » et fin janvier 2016 , il a rompu ! sous prétexte qu’une ex voulait revenir et il retournait vers son passé !! par MAIL !! en mars 2017 , il reprends contact , j’ai accepté ..comme avant je lui ai fait un massage , et après ( nous avons toujours eu une entente intime très forte ) …il revient une fois par mois environ …j’ai beaucoup de difficultés financières , ( suite aux déboires avec mon ex-mari , que j’ai fui en février 2012 !! 30.000€ il avait tout mis à mon nom !! je galère depuis !! 2 accidents de voiture , la fibromyalgie ..et il y-a 15 jours , je demande un peu d’aide à mon ex-compagnon , il est riche !! il a refusé !! il a vendu la maison où on devaient vivre !! depuis il déménage tous les ans !! il n’a jamais su se fixer !! donc tout est à l’heure ‘ il dit s’être trompé de destinataire’ en débutant un message !! J’ai répondu qu’il ne me dérange plus inutilement , que j’ai d’autres priorités …il réponds  » qu’il ne comprends pas ce que je veux dire  » !!! Je n’ai jamais été dupe !! s’il m’avait vraiment aimée …les difficultés financières n’étaient pas un obstacle !! vu qu’il a une très très bonne situation au Luxembourg !!
    J’ai lu votre livre  » Se reconstruire …. » je l’ai acheté en librairie ici en Belgique quand il est sorti …
    Un grand merci à vous …Fabienne .

  3. Milles merci Mme Buffet,
    Qu’il est bon de lire ce que j’ai pu vivre et ressentir et encore aujourd’hui.
    Je pense que le No contact ou le silence est une issue qui peut certes devenir salutaire et bienveillante. Certes peut être indispensable mais aussi une alternative qui peut se retourner contre soi. C’est une issue à partir du moment où l’on est préparé à cela. Préparé à ce qui va suivre. Car le silence est plus dur que les mots, plus violent que des actes. Le silence est déroutant par les questions qu’il va provoquer. Toutes ces questions auquels personnes ( hormis un professionnel) ne peut répondre.
    Car si les amis, les articles, les vidéos, les forums, les conférences, parlent du No contact comme étant la seule issue, le seul moyen de s’en sortir. Tous ces supports, les amis qui nous le conseille ( et même les personnes qui l’ont vécus ) ne peuvent évaluer, comprendre et nous dire l’impact que celui ci va avoir sur nous même.
    Être seul aussi se prépare. Car il peut être parfois plus difficile d’être seule qu’avec son bourreau.
    Et comme il m’est salutaire ! Enfin ! De lire et d’entendre tous ces entres-mots.
    Quand j’ai mis en place ce No contact à la suite de ce que l’on m’avait tant dit et redit, je m’étais préparé à la douleur physique, au manque de ne plus sentir sa présence, sa voix. J’avais imaginer tout ce qui en découlerait; me retrouver, retrouver ma liberté, celles d’être libre de mes choix de mes pensées. Et surtout je me disais que cela stopperai cette descente aux enfers. Stopperai là où lui voulait m’emmener ; ma fin.
    Et comme j’avais lu partout que le Déclic que j’aurais un jour pour faire cela aller m’aider à le faire comme une évidence, un instinct de survie, j’ai donc foncé.
    Et pourtant, je me suis ramassée et bien plus que si j’étais restée en relation…. .
    Alors biensur, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, je dis qu’il faut préparé et envisager ce que cela va déclencher.
    Car dans mon histoire, après avoir passée un mois sans avoir aucun contact avec lui, à en être torturés, je me suis aperçue qu’à l’inverse de ce que je pensais, rien du tout ne m’avait été salutaire. Rien n’avait changé. Je me suis aperçu que je vivais en étant l’ombre de moi même. Que mon spectre errait à mes côtés. Je me suis aperçu que le silence que je vivait de par cette situation était bien pire…. et surtout que je n’étais pas prête à le vivre.
    Et pour moi, j’ai compris qu’il fallait avant tout que je réfléchisse vraiment à ce que je souhaitait, ce que je voulais Moi et uniquement Moi. Et répondre avant tout à la question : qu’est ce que je ressens ?
    Alors bien entendu il est très difficile de le faire dans la relation, vu que celle ci va nous pousser à ne plus penser par nous même. Et pourtant cette petite voix intérieure est là. Aussi petite soit elle, il faut oser la voir, la chercher et l’écouter. Et comme j’avais su en parler, je savais que cette petite voix était là et finalement, elle était bien tout près.
    La mienne m’a dit qu’il était pour moi plus difficile de vivre sans lui qu’avec lui. Alors j’ai repris contact avec lui, je me suis excusée de mes silences de l’avoir blessés mais lui ai expliqué aussi que dans son comportement, tel attitude et tel attitude m’avait déroutée. Parce ce que c’est un dominant, je savais qu’il ne s’excuserez de rien, je savais qu’il ne reviendrais jamais comme avant et je savais aussi qu’il allait se servir de ma redemption pour me tenir encore plus et pour me faire plus de mal. Mais sur le moment je fus soulager. Soulagé, pas que par le faite de le retrouver mais soulager surtout parce que j’étais en phase avec ce que je ressentais moi. Soulager parce que j’avais eu le courage de lui dire ce que je ressentais.
    Et que finalement c’est d’arriver à cela, d’avoir découvert ce qui est finalement la meilleure des armes.
    Car aujourd’hui, je le vois toujours ( c’est mon collègue de travail) mais je me refuse rien, vu que je m’écoute. Je lui parle si j’en ai envie. Si il me mets en colère, je lui dis et ne l’a garde plus.
    Si il me demande quelquechose, je le fais si j’en ai envie et je peux lui refuser, si je ne veux pas.
    Et c’est cette force là, qui fait que lui s’épuise et se déroute. Il s’éloigne et moi aussi. J’ai rencontré un autre homme qui me fait beaucoup de bien.
    Je me suis aperçu que j’avais réussi à faire confiance à quelqu’un d’autre que lui, que j’avais réussi à me laisser aborder, mais aussi touché par une autre peau que la sienne. Réussi à entendre et à apprécier des mots des phrases qui ne sont pas les siennes, qui ne viennent pas de sa voix. Et que si je l’avais fait, c’est que je m’étais écouté et avait suivi mes envies et mon ressenti.
    Je sens et je sais que la fin de cette relation toxique approche. Car l’idée de le quitter complètement (consciente que en étant dans une autre relation que lui, je l’ai quitté en partie) ne m’est plus douloureuse mais devient pour moi une Action qui me serait salutaire. Le temps m’aide, je le sais.
    Un jour, je ne lui parlerai plus, un jour, il appartiendra au passé. Définitivement.

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