MERES TOXIQUES, UN TABOU À BRISER

 

Demain mardi 21 février, un documentaire réalisé par Anne-Marie Avouac sera diffusé sur France 5 à 20h30. La diffusion sera suivie d’un débat.

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Article du Monde du 21 février 2017

Ce documentaire, intitulé Ma mère, mon poison, aborde un sujet tabou : la toxicité de certaines mères. Tabou, car on ne s’attaque pas à la sacro-sainte famille, et encore moins à la sacro-sainte mère. Tabou, car oser dire que certaines mères peuvent souffrir d’un mal d’amour, d’une impossibilité de donner de l’amour, d’une carence affective complète qu’elles vont répercuter sur leurs enfants, ou encore, qu’elles peuvent se montrer violentes, cruelles, narcissiques, jalouses de leurs enfants, ou volontairement ignorantes de la souffrance de ceux-ci est encore très risqué. Un telle position réveille la colère de certaine-e-s  : comment peut-on dire cela ? Comment blâmer les mères dans un système sociétal patriarcal depuis des siècles, qui a formaté les femmes, les a conditionnées, maintenues dans un silence obligé, une forme d’omerta dont elles doivent se libérer face à un pouvoir machiste, phallocrate et destructeur ?

La réponse est simple : parce que cela existe.
Car des enfants en souffrance parce qu’ils sont en manque d’amour, parce qu’ils reçoivent des coups et des bons de l’attention bienveillante, parce qu’ils sont réduits à l’état de
, de cendrillon, de « poubelles » des colères et des sentiments négatifs, parce qu’ils doivent compenser des névroses, ou des psychoses maternelles, parce que ces enfants-là sont légion. Et ne pas en parler, c’est participer de cette forme de malveillance, parfois même de crime, c’est contribuer à l’impunité d’une part (impunité pour les mères) et à la violence qui va continuer de se transmettre, de génération en génération.

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Que les mères soient conscientes ou non de leurs actes, qu’elles le fassent en reproduisant un schéma familial déjà violent, ou en réaction face à de situations particulièrement difficiles pour elles à supporter, ces mères toxiques existent bel et bien.
Leur meilleure protection tout comme leur meilleure arme est le silence de leurs enfants. Parce qu’une maman ne peut pas ne pas aimer ses enfants et leur vouloir du mal, ceux-ci vont se taire. Ils vont retourner contre eux la violence, ils vont se mettre en danger, adopter des attitudes à risque, se désociabiliser, développer des troubles du comportements… Mais ils vont précieusement garder leur secret terrible ; et personne ne peut deviner ce que leur maman fait, une fois la porte de la maison refermée.

Certes, la littérature n’est pas avare sur le sujet. Poil de Carotte, Vipère au poing, les contes de fées et jusqu’au Livre de ma mère où l’amour est invasif, empêchant l’individualisation de l’enfant, bien des ouvrages abordent ce sujet. Mais tout cela n’est que littérature…
Combien de fois ai-je entendu « Une mère en peut pas faire ça à son enfant ? », « Non, ce n’est pas possible, une mère aime forcément son enfant ? « . Entre doute, excuse et justification, chacun se défend de connaître, ou pire encore, d’avoir eu une mère toxique. Une mère toxique car elle distille chaque jour son poison bien particulier dans le comportement de son enfant.
Alors, à quoi peut-on remarquer cette toxicité ? Chaque situation étant différente, on pourrait établir un catalogue jamais exhaustif de cas, de situations, de comportements, de réflexions, d’attitudes maternelles toxiques (et en écrivant cette phrase, je me dis : maternel, et toxique, est-ce compatible ?).
La première remarque qui me vient est que dans chacune de ces situations se retrouve un point commun : la mère ne considère pas son enfant comme un être humain à part entière, devant peu à peu acquérir en autonomie et en responsabilité, mais comme une part d’elle-même, un prolongement, ou un objet, qu’elle peut utiliser, rejette, martyriser et presque à volonté, puisque cet « objet » lui appartient. Elle a de ce fait tous les droits et tous les pouvoirs sur son enfant. La deuxième remarque est que cette toxicité de la mère n’est pas forcément visible, ou particulièrement compréhensible. Lorsqu’elle est violence psychologique, lorsqu’il s’agit d’une accumulation de paroles, de petits faits, de petits gestes qui pris chacun séparément seraient assez anodins mais dont la répétition est constitutive de violence, elle n’est pas flagrante. Et parce qu’elle n’est pas flagrante, ni l’enfant, ni l’entourage familial, ni les tiers ne vont en prendre conscience. Et agir.

Dans le documentaire Ma mère, mon poison, des situations critiques vont être montrées. Syndrome de Münchausen par procuration, inceste, abandon, maltraitance physique…L’enfant disparaît comme humain et n’est plus qu’une chose pour sa mère. Grâce à cette chose, dans le cas du syndrome de Münchausen par procuration, elle va prolonger son besoin pathologique de soigner et d’être reconnue comme étant dans le soin, attentionnée, « parfaite ». Elle ne pense pas à la santé de son enfant. La santé de son enfant est un vecteur, un moyen pour se mettre en avant et nourrir un narcissisme extrêmement fragilisé.
Dans le cas de l’inceste, la mère nie la réalité de la violence sexuelle subie par sa fille, et retourne la vérité contre sa fille, se dédouanant ainsi de toute responsabilité et de toute culpabilité.

L’abandon, la maltraitance vécue et qui ressurgit lors d’une grossesse, le placement d’une jeune fille pour la protéger d’une mère défaillante… tant de situations éclairées dans ce reportage.

Restent toutes les autres. Celles qui passent « inaperçues », qu’on ne comprend ou ne distingue pas. Qu’on n’imagine même pas. Pourtant, que dire d’une mère qui sa vie durant va ignorer un de ses enfants, ou la fratrie entière ? Qui va ignorer les appels à l’aide, les pleurs, les gestes d’amour, les demandes de baisers ou de regards de son enfant ? Qui ne va jamais remettre en cause, ou en doute, ses actes, ses paroles ou ses silences ? Qui va amener son enfant à s’effacer, à ne plus se considérer, à s’oublier au profit des autres et à ses dépens ?
La violence maternelle « ordinaire » est bien plus fréquente qu’on ne l’imagine. Pourvoir la verbaliser, pourvoir se séparer de ce lien toxique qui retient à sa « maman » comme une chaine retient un chien à sa niche est essentiel. Encore faut-il accepter d’avoir vécu cela, encore faut-il en deviner non pas la cause ni la raison, mais les conséquences, pour soi.

Il ne s’agit pas de blâmer les mères, il ne s’agit pas non plus de les excuser de tout. Il s’agit de permettre à des enfants, devenus adolescents, adultes, d’acquérir en respect et en amour pour eux-mêmes, alors que ça leur a été interdit, et de pouvoir verbaliser et se situer face à une personne, leur mère, qui ne leur a jamais donné ce qu’un enfant devrait recevoir : de l’amour bienveillant, de la protection, de la sécurité, et de l’autonomie.

Voir le replay de l’émission :
http://pluzz.francetv.fr/videos/ma_mere_mon_poison_,153656599.html

Anne-Laure Buffet

43 comments

  1. Jalouse
    Excessive
    Mauvaises adore se faire montrer
    Terrorisé les gens en leur faisant du chantage.
    Possessive quand elle veux klke chose que vous avez .
    Mes jeans dans un sac poubelle.
    A menti et soudoyé pour me voler ma fille .
    Me dénigre auprès de ma fille qui ne veux plus me parler ni me voir .
    Ma mis sur le dos les 2 séparation avec mon père et depuis mes 7 ans j ai vécu avec mes grands parents qui ont essayé d avoir ma garde mais ma mère préférait que j aille en foyer ou rester malheureuse à la maison plutôt que d aller vivre avec eux les coups manipulations mensonges

    1. Oui, on reconnait le profil de la manipulatrice perverse, la mienne aussi (j’ai du mal à dire ma mère, parce que je ne la considère pas comme telle, trop d’horreurs vécues….) a d’abord critiqué mes mecs, puis, me sort dans une lettre que je les ai jetés comme de la merde…. mon père elle a fini par en divorcer, que c’était lui aussi un pervers (on se demande d’ailleurs pourquoi ils se sont séparés, pareils l’un que l’autre, aussi narcissiques et toxiques l’un que l’autre !), elle me fait le reproche de l’avoir jeté lui aussi. Alors qu’en plus, elle a pourtant tout fait pour que je ne sois pas en bons termes avec lui ! Tout et son contraire, pourvu qu’elle sorte des saloperies sur moi…. pourvu que j’ai tort…. Oui, mes parents aussi préféraient me savoir malheureuse chez eux que chez mes grands parents ou ma tante…. Pourtant je leur ai demandé de m’abandonner…. J’ai failli perdre ma fille à cause de ma mère. Elle me détournait d’elle, racontait des saloperies sur moi, sous mon propre toit, à ma fille. Me traitait aussi comme une domestique….

  2. J’ai fini par couper les ponts avec ma.mère. J’ai fini de.lui trouver des excuses. J’ai mis le mot fin. Je ne la reverrai plus jamais. Je l’ai.assez protegee. J’ai parle avec.ma fille de.tout.ça. Elle m’a dit qu’elle comprenait que je.devais le.faire. Elle s’est.servie de ma propre fille pour me.detruire. Je devais donc.avant tout proteger mon enfant. Je n’ai jamais retourne la.violence ni les coups contre ma fille… Car je n’ai pas de violence.en moi. J’ai compris ce.qu’est le trouble de.la manipulation narcissique perverse et destructrice et j’ai decidé d’ecrire un livre.sur le sujet. « Poisons mortels ». Il se.trouve que je suis autiste asperger et que j’ai la.chance d’avoir.cette difference car je cloisonne mes emotions et une chose n’a rien à.voir.avec l’autre. C’est ma difference qui m’a sauvee. Je ne pense presque plus à ma mère. Elle n’est plus qu’un brouillard lointain. Je ferme la porte sur ce qu’elle et mon pere m’ont.fait vivre. Mon pere j’ai coupé les ponts depuis plus de.10 ans. Ils sont pareils. Quand je dis cela à un medecin, ou un psy, on me.regarde comme si j’etais une psychopathe. Alors je ne dis plus rien. Pour moi ils sont morts. Je n’ai jamais été protegee contre eux. La.famille fermait les yeux,regardait ailleurs…. ils offraient tellement.de.cadeaux à la famille, ils ont même donné de.l’argent… moi, même pas voulu se.porter garants pour moi. J’ai du vivre.des minimas sociaux…. ils ont aidé tout le monde et moi, j’etais la pauvre.fille, l’erreur de la nature pour eux. Leur punching ball,leur vide.ordures emotionnelles…. alors j’ai le.droit de ne plus les vouloir dans notre vie.à ma fille et moi.

  3. je me revoit beaucoup dans cela …. a 65 ans je ne parviens pas a mettre le pourquoi !!! de se rejet de ma mère les coup a volonter quelle me donnait c est servie de moi comme d une boniche détruisant mon enfance ma jeunesse …. coment oublié tout sa ????

    1. j’ai connu la même chose ,il a fallu que j’arrive à 57 ans pour dire stop à la maltraitance psychologique qu’elle exerçait sur moi .Aujourd’hui ,3 ans plus tard ,je me sens délivrée d’un fardeau mais tellement seule !! En guérirai-je un jour ?
      j’ai eu 4 filles ,j’ai toujours lutté pour ne pas reproduire
      Mais ma vie en couple a été un échec total ,est ce du à ça ? je n’ai pas toutes les réponses
      j’ai l’impression de survivre ,je n’ai jamais rien fait pour moi ,tout était pour donner aux autres ,sans doute pour qu’on « m’aime » enfin !

      1. Calvez, je vais vous dire une chose, à 45 ans, j’ai appris tant de choses sur moi, en si peu de temps, j’ai passé les premières 40 premières années de ma vie à me demander pourquoi je n’arrivais pas à fonctionner avec les gens…. les hommes aussi. Pourquoi ? En fait, j’ai réalisé que j’avais simplement envie de ne pas reproduire ce que ma mère était. Je ne voulais pas faire de compromis, au point que lorsque je me culpabilisais, j’en faisais trop…. alors j’oscillais constamment entre trop de compromis et plus rien. Il m’a fallu du temps pour comprendre que j’avais le droit aussi de me planter et de ne pas avoir trouvé la personne qui me convenait, parce que je ne cherchais pas au bon endroit. Je cherchais à savoir qui j’étais…. personne ne peut nous apprendre ça à part nous même.

        Mes parents ont voulu effacer mon identité dès petite…. pour mon père j’étais comme ma mère, pour ma mère j’étais comme mon père et j’ai passé toute ma vie à essayer de n’être ni l’un ni l’autre…. au point où je me suis demandée qui je pouvais être. J’ai vécu une histoire dramatique avec un jeune homme qui a la même particularité génétique que moi, et je me suis dit, peut être que…. et puis c’est sa famille qui s’est acharnée sur moi…. au point que j’ai voulu prouver qui j’étais encore une fois…. J’ai passé 3 ans à me renier, à me soumettre, à accepter, allant jusqu’à m’occuper de mon copain à plein temps pour prouver à sa famille que je ne suis pas celle qu’on a disait de moi…. et puis un jour j’ai dit stop. J’ai dit on arrête. Et puis j’ai arrêté.

        J’ai commencé à me rebeller, à ne plus être celle qu’on voulait que je sois…. j’ai décidé de ne plus être la bonne poire, j’ai changé quelques petites choses, dire non, j’ai pris plaisir. Là, j’étais devenue la fille égoïste « la bourgeoise » même ! Oui oui…. les gens en réalité ont aussi un vécu…. on a souffert, mais on n’a jamais voulu être comme ces toxiques…. mais d’autres, eux, ils prennent le prétexte de ce qu’ils ont vécu pour vider leur violence sur les autres….

        Le fait que vous ayez plus de compassion, plus d’humanité fait de vous une proie pour les pervers manipulateurs…. apprenez à dire non et à vous affirmer. On ne vous aime pas parce que vous avez dit non ? Alors ce n’est pas vous qu’on aime, c’est la soumission, c’est vous en larbin ! Donc ce n’est pas vous.

        Ne craignez pas de ne pas être aimée des gens qui ne vous apprécient pas telle que vous êtes et pour ce que vous êtes. D’autres sont plus intelligents et plus méritants…. mais bien sûr, il faut prendre le temps, accepter d’être seule…. un temps indéterminée. Mais c’est nécessaire pour faire son deuil. Deuil de l’autre…. pas de soi. Vous êtes une personne vivante…. personne n’a réussi à vous changer en monstre, ni à vous détruire…. Vivez sans rien attendre, osez dire non et même osez dire merde ! et même ça suffit ! Au début, on a peur…. et puis c’est tellement libérateur….

    2. Il n’y a pas de logique à cela Chantal…. la perversion est une saloperie…. c’est une malade (qui sait ce qu’elle fait….), elle a besoin de se remplir, remplir son vide, elle ne ressent que des émotions fortes négatives…. les positives ne la satisfont pas… elles simulent l’amour, simulent la tendresse… simulent tout ce qui est positif…. Bref, ne cherchez pas à comprendre, cherchez plutôt à réussir votre vie, même à 65 ans…. Ce n’est pas tard. J’ai connue une femme très courageuse qui a fini par quitter son mari toxique au bout de 70 ans…. et qui a refait sa vie avec un homme plus jeune, un homme adorable, gentil comme tout. Alors, ce n’est pas impossible. Non, oublier on ne peut pas… mais ne pas y penser chaque jour…. s’offrir des petits moments de plaisir, rien que pour soi… se choyer un peu, comme on aurait voulu être choyée…. réussir là où nos mères nous ont dit qu’on se planterait…. c’est la meilleure vengeance que vous puissiez avoir. Elles ne valent pas la peine qu’on se torture pour elles.

      Moi, ma thérapie a été l’écriture de mon livre…. je n’ai pas encore reçu de réponse des éditeurs… mais ce n’est pas grave, j’ai été au bout, j’ai osé. J’ai d’autres projets en ce moment, que je suis en train de réussir. Elle m’avait dit que je n’y arriverais jamais. A chaque victoire, même petite, je crie « prends ça dans ta gueule ! », je pleure un bout coup et je savoure ma victoire. Bon, je ne lui raconte plus rien. De temps en temps, je parle à la famille, je donne des nouvelles, je leur raconte que je vais bien… ils lui rapporteront…. Et ça, ça me fait aussi du bien. La thérapie du « prenez mon bonheur dans la tronche »…. ça me convient.

      1. Oui, Zara, on a été leur victime. A nous de sortir de là et de refuser maintenant. Refuser de continuer à l’être. On va y arriver. J’y crois ! Le plus dur est d’en prendre conscience, de se dire « c’est pas moi le problème ! »…. Et d’accepter le fait que sa mère ne changera pas (puisqu’en l’occurrence c’est de notre mère dont il s’agit là). On nous fait croire que toutes les mères aiment leurs enfants et même bizarrement…. ben non. Il y a des mères qui méprisent leur enfant et même si elles prétendent le contraire. Car entre les actes et les mots il y a souvent beaucoup de contradictions. Coupez le son et voyez dans les actes comment elles agissent.

    1. Il y en a tellement plus de vidéos, de livres, d’articles….sur les hommes, les maris plus exactement, sur les pères, un peu moins c’est vrai…. mais ayant eu deux parents toxiques, j’avoue, que là j’ai tiré le gros lot ! (désolée, j’ai gardé malgré tout mon sens de l’humour…. c’est aussi ce qui m’a conservée). Je pense que les hommes et les femmes sont égaux dans la toxicité… cela dit, je n’ai jamais compris pourquoi les mères étaient plus protégées par la société, alors qu’elles sont pourtant tellement flinguées par les psychanalystes. Un débat que j’aurais aimé avoir avoir des professionnels.

    2. Il y a un excellent livre qui m’a était conseillé par ma psychiatre  » parents toxiques: comment échapper a leurs emprises de Susan Forward » il m’a énormément aidé à comprendre ma situation avec mes parents ( père alcoolique , tapée et humilié régulièrement et une mère dit déficien dans le livre qui n’a su me protégé, qui n’a jamais pris le temps de savoir ce que je ressentait mais pour qui je devait être une oreille , une épaule , une confidente… J’ai était sa décharge émotionnel pendant 30 ans ! Elle aussi me rabaisse et me laisse au rang d’enfant et non d’adultes.) Je vous le conseil réellement il ma apporté beaucoup de bien et aujourd’hui malgré leurs menace je me sens enfin revivre .

  4. Ce discours est clairement un discours contre les femmes. Un père peut très bien aussi être narcissique, blessé, en colère, reproduire de la violence qu’il a subie. C’est faux de dire qu’on se s’attaque pas à la mère…
    Au lieu de polariser et de tirer à bouler rouge sur un sexe, il serait tant de s intéresser à la question des manipulateurs dans la sphère privée, avancer sur la question aiderait les enfants bien plus que de stigmatiser les mères.

    1. Marie je ne pense vraiment pas que ce soit un discours contre « la femme/la mère » il se trouve que, comme le souligne l’article, nous vivons dans une société où la femme qui devient mère doit répondre à des critères précis (il en va de même pour n’importe quelle femme dans n’importe quel domaine : il faut sans cesse répondre à des attentes pour être « parfaite ») : l’article revient sur ce sujet précis : une mère est communément vu comme aimante, attentionnée, etc. Peut-être n’avez-vous pas eu de mères toxiques? Je ne prétends pas en avoir eu, ou du moins pas à un tel niveau ; pourtant je sais qu’il y a un réel tabou autour de l’image de la mère qui se doit d’être parfaite, faire les bons choix, se dévouer corps et âme à son enfant, etc. Selon moi, l’image de la mère est beaucoup plus codifiée dans la société que celle du père : un père absent, un père qui abandonne, un père qui ne s’occupe pas de l’éducation de ses enfants, etc. est une image qui choque beaucoup moins l’opinion publique. Si c’est la mère qui est « coupable » de cela, elle est de suite stigmatisée ; toujours parce qu’il parait inconcevable à l’opinion publique qu’une mère se rende coupable de cela. Enfin tout cela pour dire que je respecte votre opinion bien qu’il me semble que vous soyez passé à côté du sens de l’article. Les manipulateurs de la sphère privée ne sont pas, selon moi, à envisager de la même manière, bien qu’ils soient tous la cause de souffrances. Je pense que c’est un sujet trop vaste qu’il faut « découper » peut-être en plusieurs partie. J’espère trouver un jour prochain un sujet sur « le père ».
      cordialement

    2. En quoi parler des mères toxiques est il un propos contre les femmes ?
      En refusant d’entendre cette forme de toxicité, il y a une forme de déni qui vient cautionner des agissements destructeurs. Et ce sont bien les enfants qui subissent les conséquences directes de ce déni.
      Tout ce blog se consacre aux violences intrafamiliales. Les mères maltraitantes existent. Pourquoi passer le sujet sous,silence ?

      1. C’est une sorte de clivage pro-comportemental qui vole au secours des mères, pour prendre le contre-poids de certains courants psychanalytiques…. de ce fait, tant ceux qui se sont « convertis » parmi les psy au comportemental, que ceux qui ont choisi d’emblée de secourir les mères, ne cessent de se crêper le chignon…. tantôt les uns hurlent leur haine des femmes et des mères et de l’autre on a les sauveurs qui viennent défendre l’honneur des mères….

        Cependant ils oublient que la mère n’est pas un terme qui englobe tous les êtres humains de sexe féminin qui a procréé…. et que ce n’est pas une appellation protégée, une sorte de label qu’on doit placer d’office sur ce type d’individus. Le souci c’est qu’à force d’avoir ces deux mouvances psy (et dieu sait que la France adoooooore tout ce qui est psy ! Il y en a jusque dans les tribunaux et parfois le boulanger ou le prof de théâtre qui s’improvise psy à deux balles !)…. qui bouffent les vrais débats qu’on devrait avoir.

        Il y a des gens maltraitants, ça existe autant chez les hommes que chez les femmes. Eh oui, qu’ils soient parents ou non, quelque soit leur milieu socio-professionnel ou même culturel, qu’ils soient jeunes ou vieux, qu’ils soient hauts placés et aient du pouvoir ou qu’ils n’en aient aucun….

        La violence est une chose qu’on peut subir à tous les niveaux de notre société…. et même dans son foyer, avec nos parents. Parfois ce sont les mères, parfois les pères, parfois les deux. Ben moi j’ai eu les deux, j’ai coupé d’abord les ponts avec mon père, puis avec ma mère…. je ne vois pas pourquoi on devrait nous réduire au silence sous prétexte que ça gêne les psy…. quelque soit leur obédience.

    3. Ah parce qu’il y a une mère générique qui ne fait jamais de mal, qui ne détruit jamais la vie de son enfant ? Désolée, mais je n’en connais pas. J’ai connu des bonnes mères, des femmes formidables, des mauvaises mères, certaines de mes amies ont un parcours qu’elles regrettent et qu’elles auraient aimé pouvoir changer et s’améliorer…. mais c’est rare…. J’ai connu des tas de personnes hommes et femmes qui ont été de bons ou mauvais parents…. parfois on peut même trouver de bonnes personnes qui sont de mauvais parents car ils ne veulent pas fâcher leurs enfants et croient encore qu’on doit être des pops stars pour leurs enfants…. eh non…. ce n’est pas ça non plus.

      Alors je ne comprends toujours pas pourquoi d’un côté on dit « les mères » ceci ou cela…. c’est typiquement psy comportemental. De l’autre côté, les psychanalystes (surtout les freudiens et les lacaniens), tirent à boulets rouges sur les mères…. toutes sans exception.

      Il faudra un jour arrêter de passer d’un extrême à l’autre sans cesse. Non seulement ce n’est pas mâture, mais c’est totalement contre-productif et absolument pas constructif !

      Je ne vois pas du tout en quoi dénoncer les nuisances de certaines mères (on n’a pas dit de toutes, on parle des mères toxiques !)…. alors quoi ? la mère est forcément bonne par définition ? Le fait d’avoir un utérus et d’avoir procréé fait de nous des saintes en haute définition ?

      Désolée, mais je déteste les personnes extrémistes, quelque soit leur discours.

      Comme qui dirait « la vérité est ailleurs ». Déridez vous et respecter les personnes qui ont eu de vrais pourritures comme mères, car ça existe. Et le renier blesse doublement les personnes qui ont été victimes et celles qui le sont encore.

  5. c’est très vrai. la mienne est insidieuse. veut tout gérer. n’est pas contente de votre évolution. il faut toujours rester à disposition, aller impérativement dans son sens … Sinon cest ma guerre. Et veut diviser la fraterie pour mieux régner.

    1. Et comment fais tu pour gérer la situation? Car ma mère agit comme la tienne et là c’est la crise, je sature. J’ai beau lui expliquer les choses, elle ne m’entend pas, j’ai l’impression qu’elle est bête.

      1. Aval, soit elle fait la bête…. soit elle est écervelée…. mais c’est tellement confortable pour un manipulateur de jouer au con, qu’il nous fait vraiment croire qu’il l’est parfois. En fait, avec eux, on n’est jamais sûr de rien, on doute toujours, c’est leur pouvoir sur nous… Mais dites vous que les gens ne changent pas. On peut évoluer, mais on ne change pas totalement. Une pourriture ne devient pas une sainte du jour au lendemain et même avec 20 ou 40 ans d’analyse…. Moi j’ai coupé les ponts. Je l’ai fait progressivement au début, j’ai déménagé à l’autre bout du pays…. et puis elle continuait par téléphone, alors, j’ai diminué le peu que je l’entendais à presque pas, mais elle m’appelait une fois par semaine, juste « pour prendre des nouvelles »…. mais en fait, même ça ce fut trop, alors j’ai dit un jour stop. Elle s’en était prise à ma fille et là j’ai vu rouge. Elle m’a écrit une lettre en me demandant pardon mais j’avais l’impression que ça sonnait creux, j’en ai parlé à des amis, qui ont lu la lettre, et pareil que moi, ils trouvaient que ça n’était pas sincère, alors j’ai répondu par courrier aussi et là, j’ai eu une avalanche de haine sur moi et des menaces…. toujours par courrier. Ce à quoi j’ai écrit un courrier très prudent et ferme et je l’ai mise au pied du mur. Si elle met ses menaces à exécution, elle aurait des répercussions juridiques. Et je lui ai dit que c’était terminé et je n’ai plus jamais donné de suite…. et elle non plus. Enfin, pour le moment…. donc je profite des vacances qu’elle me fait en restant loin de nous. Courage.

    2. J’en ai connu une comme ça, pas la mienne, mais la mère d’un ex…. elle divise pour mieux régner. Elle a fait croire que mon ex était parano, que je le poussais à croire des choses sur elle, alors qu’il n’a qu’à voir son compte bancaire et ses galères qui lui arrivent à cause d’elle. Franchement, et elle a réussi à faire gober aux autres membres de la famille que c’est lui qui se fait un délire soutenu par moi. Il faut vraiment que les Tribunaux, la Police et tous ceux qui peuvent agir enquêtent et fassent correctement leur travail ! Parfois les mères isolent de la pire des façons.

  6. Merci pour l’info je vais regarder ce documentaire avec beaucoup d’appréhension j’avoue étant moi même dans ce schéma familial j’en ai déja un peu la nausée mais il faut affronter ses démons …

  7. La mienne était exactement comme ça (pedophilie, violences, manipulations, toute la panoplie)
    J’ai réussi à couper les ponts définitivement en juin 2016, a presque 44 ans.
    Toutes les fois précédentes, j’arrivais à couper les ponts mais je me retrouvais au bout d’un certain temps à culpabiliser car mes frères et soeur eux, ne coupaient pas les ponts (alors qu’ils ont vécu les mêmes choses et en plus deux d’entre eux avaient été placés à la DASS) c’est incohérence me faisait donc culpabiliser encore plus. Et cela m’isolait du reste de la fratrie.
    À 41 ans, après un choc traumatisant, je suis tombée en grave dépression et après 3 TS, avec suivi et aide de psychiatre, j’ai pu couper avec leurs aides.

    J’ai eu 4 enfants, je n’ai jamais reproduit ce que j’ai subi de mes parents. Et ça finalement c’est ma seule fierté puisque mon plus grand bonheur a été chacun de mes enfants. Et c’est ce qui me motive quotidiennement depuis que j’en ai vraiment pris conscience.
    Aujourd’hui, je ne suis pas encore totalement sortie de ma dépression mais chaque jour je vais un peu mieux.

    1. Oh la la, carrément pédocriminalité, c’est vraiment monstrueux ! Le summum de la monstruosité je dirais même ! Enfin, je pense que c’est à un point où elle considère son enfant comme une chose et sa chose en particulier. J’étais petite, un jour j’ai demandé à ma mère pourquoi il y avait des moments où elle était « gentille » et d’autres moments où elle était méchante. Et elle s’est arrêtée et m’a regardée bien droit dans les yeux et m’a répondu « je suis ta mère, je t’ai mise au monde, j’ai le droit de te tuer si j’en ai envie ». Je crois qu’à partir de là j’ai compris que c’était une cinglée et que j’étais en danger avec elle.

      En effet, on n’est pas « obligée » d’être comme elle. On ne devient pas un monstre pervers parce qu’on a été brutalisée, humiliée etc. On a compris qu’être mère c’est autre chose que la violence. Courage, moi je m’aide de plantes, de remèdes naturels et de l’écriture… ça m’aide bien. Chacun(e) son truc. Vous y arriverez.

      Oui, moi aussi j’ai été beaucoup culpabilisée par la famille. Le peu que je les voyais ou entendait d’eux, ils avaient tendance à me faire la leçon…. que ma mère est malade (elle se sert de la maladie pour justifier sa méchanceté), que je ne comprends pas… etc. Trop facile. Tous les gens malades ne font pas payer à leurs enfants leur souffrance, il faut arrêter la culpabilisation ! Les gens sont criminels de culpabiliser. D’autant qu’une mère ne va pas agir de la même façon avec tous les enfants. Car certains vont être son prolongement, donc elle se reconnait en eux, d’autres, sont juste dociles et ne veulent pas de conflit, du coup, ils arrondissement les angles et la ferment…. et c’est l’enfant qui porte la différence avec le parent, tout ce que n’est pas le parent maltraitant, tout ce qu’il aurait aimé être… bref, jalousies, comportement envieux et méprisant…. ça peut être une caractéristique professionnelle, un talent, une caractéristique humaine, un mariage réussi, des études réussies, une complicité avec ses enfants qu’elle n’a pas…. car elle doit avoir le contrôle en permanence…. Bref, à chaque fois que je pense à ma mère maintenant, je ferme mon esprit, je me bloque mentalement, je m’insensibilise aux émotions. Je vide ma tête et je respire calmement, doucement, profondément…. et je me visualise dans tout ce que je réussis sans elle et malgré elle…. tout ce qu’elle m’a dit que j’échouerais, je le réussis et je me visualise racontant ma réussite à la télé (elle regarde beaucoup la télé)…. et je l’imagine derrière son écran en train d’enrager et ça me fait plaisir. Je n’ai pas de haine, mais plutôt que d’utiliser les sentiments négatifs contre moi, je les renvoie mentalement à l’envoyeur. ça peut sembler un peu bizarre… mais ça fonctionne pour moi. Alors bon courage…. Trouvez votre truc.

  8. Moi ma mère ne s’ai je pense jamais rendu compte de ce qu’elle fesais car acctuellement quand je lui fait des petit rapelle de ce qu’elle à pu me faire dans mon enfance elle nis totalement et elle à vraiment l’air sincère. C’était une accumulation de pleins de petites chose . Comme dénigré dans cesse mon père, vouloir me voir quand « elle »le voulais à n’importe quel moment même si ça nuisait à mon sommeil, dès qu’elle rentré dans une pièce me dire que j’avais salis ou mis du bazard en criant vraiment , ne pas vouloir m’inscrire à une activité sportive qui me plaisait en me disans qu’il y en avais pas dans ma ville alors que je sais mintenant que c’était totalement faux , me forcer à finir mes assiettes pour pas gaspiller qui était vraiment trop pleine et me dire quand je fesais une taille 36 que jetait trop grosse résultat actuellement je suis en surpoid.
    Discussion entre elle est moi :
    Elle: ne t’inquiète pas moi aussi quand j’était jeune j’était grosse
    Moi : te pesais 68 kg ?
    Elle: haaaaa oui!!!! Non pas quand même! !!!

    Et ne parlons pas des violence physique qui netait pas visible par la suite
    Elle me tirai par les cheveux et le j’étais par terre le plus souvent

    Et pas mal de paroles autre
    Mais actuellement je la laisse dire et ne l’écoute plus
    Et pour les violence physique elle à arrêtais le jours ou je me suis défendu et que mon mari m’a défendu

    1. Aurore, je suis devenue obèse en partie à cause de ma mère. Quand j’étais plus jeune (j’ai 45 ans), vers 20 ans, environ, je faisais du 40 en vêtement. J’étais pas très mince mais comme je faisais du sport, du fitness, avec une amie, j’étais plutôt pas mal. Ma mère m’offrait des vêtements qu’elle s’achetait et qui étaient trop petits pour elle. Des trucs de vieille (même à mon âge, je ne mettrais pas des vêtements qu’elle m’offrait à l’époque). Pourtant, elle m’a eue jeune et elle aurait pu, de ce fait, avoir des goûts vestimentaires proches des miens. Mais moi j’ai toujours eu le côté un peu adolescent dans les vêtements, j’ai bien essayé de m’habiller plus dame, mais je me sens déguisée…. je n’y arrive pas. Je les garde si un jour j’ai un RDV important. Du coup, je m’habille avec des tenues plus confortables, du coton principalement, j’aime ça. Ma mère m’achetait du 48 ou du 50 quand je mettais alors que du 40. Elle me disait sans cesse « un jour ça te servira, tu verras »…. elle me sortait ça comme une sorte de prophétie…. comme si ELLE, elle savait ce que je deviendrais.

      En réalité, j’avais des soucis de thyroïde et ma mère durant des années a refusé de me faire avoir un suivi qui m’aurait permis un passage dans la vie de femme moins brutal, sur le plan hormonal. J’étais souvent sous dosée, elle me disait que si je prenais ma dose de médicament prescrite je devenais méchante et impulsive et que je risquais de me mettre en danger…. en gros, si elle me sous-dosait c’était « pour mon bien ». Donc j’ai payé ce mauvais départ, puis une alimentation inadaptée, quand j’étais étudiante, il m’a fallu que je me débrouille, alors qu’ils nourrissaient toute la famille, moi je m’achetais ma propre nourriture en travaillant. Je gagnais à peine plus qu’un RSA, mais j’étais contente d’être indépendante. Mes parents me disaient que si je voulais manger comme je voulais, il fallait que je travaille. Alors bien sûr, ils me donnaient un peu, mais très vite, ils n’ont plus rien donné. Les études, ils n’y croyaient jamais, pour eux j’étais pas intellectuelle, donc pas la peine d’investir en moi.

      Au lieu de me soutenir, ils me disaient que je finirais sous les ponts (en fait, la rue où j’ai décidé que mon ancienne vie devait s’arrêter s’appelle la rue du pont, j’ai pris symboliquement le parti de finir cette histoire de ma vie, pour redémarrer une autre vie ailleurs….).

      Bref, mes parents n’ont jamais trouvé que j’étais une bonne personne, ou seulement que ça les arrangeait de le dire. J’étais tout et son contraire. J’étais moche, pas intelligente, j’étais grosse, j’étais naïve, gauche, j’étais jamais comme ils voulaient eux.

      Ma mère s’est toujours plainte de sa mère, alors que sa mère a vécu un drame qui l’a poussée à quitter son mari et sa maison et a tout fait pour que sa fille ne manque de rien. Elle travaillait pour pouvoir envoyer de l’argent à ma mère qui vivait chez ses grands parents, mais ses grands parents étaient gentils et aimants. Ma mère disait qu’elle aurait aimé avoir un mari comme son grand-père… au lieu de ça, elle s’est pris un mec comme mon père, qui n’était pas fait pour être un mari ni un père. Un mec qui a une femme dans chaque port, qui n’était pas du genre à se laisser coincer par la vie de famille…. le beau parleur…. égocentrique et narcissique. Parano sur les bords…. Bref, avec ma mère à tendance borderline, toujours à tout ramener à elle, j’étais sa mère et je n’avais jamais le droit d’être sa fille, je devais me sacrifier pour elle. Elle n’a pas cessé de dire des choses mensongères à ma fille dans le but de me briser aux yeux de ma fille. Elle a bien failli y arriver…. mais j’ai tout arrêté un jour. J’ai tout expliqué à ma fille et on a du tirer un trait sur ma mère. Depuis elle comprend mieux ce que j’ai vécu et a même voulu voir cette émission avec moi.

      Mais mon histoire n’est pas celle de ma fille, alors je ne mélange pas tout. J’ai juste voulu protéger ma fille qui était influençable et qui aurait voulu que sa grand mère soit une bonne grand mère. Déjà que du côté de son père, y a plus rien depuis plus de 10 ans, c’est comme si elle avait cessé d’exister. Ah ben y a des gens, je leur foutrais mon pied au cul et pas le droit de se faire appeler parents ou grands-parents !

      Oui, ma mère aussi me battait et m’humiliait comme ça. Elle me cognait contre le mur, je me souviendrais toute ma vie du papier peint contre lequel elle me projetait la tête. Et l’émail de l’évier…. longtemps je n’ai pas supporté d’avoir un évier en émail blanc devant moi. Et quand je saignais du nez, elle me prenait dans ses bras…. mais je me bloquais et je ne supportais pas son contact. Je ne l’aime pas. Je n’ai pas de haine, mais je ne l’aime pas.

      On ne peut pas aimer une folle qui a mis notre vie en danger. La seule chose que je peux apporter de mon expérience aux personnes qui sont plus jeunes que moi ou qui ont encore des doutes, ou la crainte après des années, de se sentir coupables, etc…. c’est de dire ceci : Les gens ne changent pas. Ceux qui veulent évoluent, mais personne ne change. Donc je ne crois pas qu’on modifie intrinsèquement la nature d’une personne. Une pourriture reste une pourriture toute sa vie. Elle sait juste singer le changement…. un peu genre « le changement c’est maintenant »…. si vous voyez de quoi je parle. Parce qu’il vaut mieux avoir le sens de l’humour malgré tout….

  9. Pas d’accord avec tout ce qui est dit dans son article, mais le doc a certainement du mérite. Car en effet dès qu’on parle d’identifier un problème chez une maman, il faut bien d’abord dire que attention, il ne s’agit pas de stigmatiser, bla, bla, et cette position prend des formes extrêmes. J’ai moi-même voulu alerter plusieurs fois les services de médecine sociale pour des comportements et des paroles chroniques agressives voire déplacées de la mère de ma plus jeune fille de 9 ans. Comme celle-ci travaillait en CDI, était une femme mariée, non alcoolique, non traitée psychiatriquement, hélas, rien n’a été fait, rien; la société avait ses garanties de représentation. Au contraire, on est allée l’informer de la démarche que j’avais entreprise (pour l’aider) et elle y a vu une agression. Parce que la secrétaire de l’accueil, qui n’a ni le niveau ni la compétence pour traiter ce genre de choses, est une femme. Eh oui…
    Solidarité féminine mal placée ou pas, j’ai fini un jour par fuir avec la gamine sous le bras, pour la mettre un peu à l’abri ne serait-ce que 3 jours. Mais bien sûr c’est moi qui avait tort. Parce que je suis un homme. Eh oui… dans un scénario, on me dirait, non, ça, ça ne passera pas.

    1. Je suis d’accord RIvillon. Ni les services sociaux, ni les tribunaux, ni la police n’est vraiment formée à ça. On se demande d’ailleurs à quoi ils sont formés. En réalité, ils gèrent un peu avec le peu de moyens qu’on leur accorde, certains vont faire du zèle et placer des enfants qui n’ont pas à l’être…. d’autres, vont repartir avec le parent maltraitant et manipulateur…. et ça sera forcément la pire des choses car si on renforce un manipulateur pervers dans son jeu, en lui donnant carte blanche sur son comportement, ça renforce son sentiment de toute puissance. Et après il ira de plus en plus loin dans l’escalade de la violence et de l’humiliation.

      J’en sais quelque chose… j’ai prévenu quand j’avais 14 ans des maltraitances subies par mes parents, mais aucun des deux n’a jamais été ennuyé. J’ai pourtant été contrainte d’aller dans ce CMP, par l’école qui trouvait mon comportement bizarre… mais non. Rien n’a jamais été fait. Dans ma famille, il suffisait que ma mère dise « c’est moi sa mère », pour que personne ne pipe plus mot.

      Continuez à observer, c’est le seul conseil que je vous donne, dites à votre fille que vous serez toujours là pour elle, quoi qu’en dise sa mère ou quiconque d’autre. Lorsque vous la verrez, demandez à l’école si ça se passe bien, dites à votre fille qu’elle n’hésite pas à parler de ce qu’elle vit à ses professeurs…. elle ne passera pas sa vie dans la même école, il y a forcément quelqu’un un jour qui entendra et qui fera quelque chose.

      Si je peux vous donner un dernier conseil aussi, les manipulateurs sont rusés et s’arrangent pour vous faire perdre vos moyens devant les tiers. Ils vous provoquent. Ne rentrez pas dans le piège. Faites l’étonné, utilisez l’humour ou ignorez encore, si vous n’arrivez pas à prendre suffisamment de distance (selon le degré de provocation c’est très dur). Evitez la contre manipulation si vous n’êtes pas sûr de pouvoir maîtriser. Utilisez la reformulation et utilisez les moyens mis à disposition par la « justice » comme moyen de preuve (l’écrit reste, les paroles s’envolent), comme les sms, que vous ferez constater par huissier, ou un policier, ou quelqu’un s’assermenté, les messages sur les répondeurs sont les seuls enregistrements vocaux autorisés, vous ne pouvez pas enregistrer ou filmer à l’insu de cette personne. Les mails et courriers en général aussi sont utilisables, à condition que ce ne soient pas une correspondance « volée »…. un fax (plus rare entre ex époux). Bref, faites lui écrire les vacheries et confirmez par un mail le récapitulatif de tout ce qu’elle vous a dit oralement sans rien lui dire des raisons qui vous motivent à écrire.

      Ne dévoilez pas non plus votre stratégie en la menaçant…. les manipulateurs pervers sont des paranos procéduriers. Donc ils utilisent tout contre vous. Eux n’hésitent ni à déposer des plaintes ni des mains courantes…. ça ne les dérangent pas d’aller non plus chez un médecin pour faire constater un bleu en vous faisant porter le chapeau, etc.

      Bref, ne vous laissez pas piéger. Préparez votre rencontre avec elle, si vous pouvez l’éviter, évitez la. Et pensez à votre fille, ne la prenez pas à témoin, car c’est difficile pour elle se retrouver coincée dans une pareille situation, même si vous pensez bien faire et la protéger. Voilà…. ne perdez pas espoir. Vous êtes un père et vous avez le devoir de protéger votre enfant. J’aurais aimé que mon père me protège au lieu de me livrer à ma mère en rajoutant une couche de méchanceté par dessus.

  10. L’émission, je l’ai trouvée un peu nulle, touffue, sans but précis. Pas de colère, pas de point de vue de la justice, tout est effleuré. On a un peu l’impression que ce n’est pas si grave….Après elle a le mérite d’aborder le tabou, de lever un voile, de faire réagir. Par contre merci pour l’article, il est très juste.
    Pour que les boucles s’arrêtent….

    1. En effet, comme d’habitude, ça reste dans le consensus, on ne veut vexer ni accabler personne, c’est de sa faute mais pas de sa faute…. pas étonnant qu’on soit dans la merde en France. On passe son temps à ménager la chère et le chou et surtout, on ne fait rien de concret. Ni pour protéger les vraies victimes, ni les aider… ah pour juger oui, on juge, on aime bien culpabiliser les victimes, oh c’est pas la faute des bourreaux ils ont aussi été victimes. Tu parles ! Ma mère était choyée et aimée, elle n’a pas souffert, qu’on ne me raconte pas de salades ! Cette folle a tout fait pour me détruire et m’isoler du reste de la famille et a même tenté avec ma propre fille ! Donc, les salades de psy, non ça va, on me les a sorties. Je n’ai jamais battue ma fille, je ne l’ai jamais humiliée. Du fait d’avoir été humiliée et battue, j’ai été très attentive au fait que ma fille ne devait pas subir les mêmes choses que moi. Mais quand je suis devenue mère, j’ai compris ce que ça impliquait de l’être, mon intuition m’a conduite à avoir un rejet de la mienne et j’ai compris que je ne serais jamais elle. Tout est remonté à la surface, ma fille m’a permis de comprendre tant de choses. Ce n’est pas mon analyste, mais d’être mère m’a vraiment fait un cadeau !

      Je ne pense pas que les mères violentes et perverses (je ne parle pas des mères maladroites, impulsives, impatientes, la fatigue, l’épuisement, ça je peux comprendre, pas le vice !) soient des victimes. Il ne faut pas se tromper de victime en effet. Je suis en effet un peu frustrée par rapport à l’émission, trop gentille, trop bisounours, on veut être copains avec tout le monde et venez on va tous se faire un câlin et discuter ensemble et on va régler les problèmes en se donnant la main et en mettant les gentils psys au milieu de tout ça.

      Je suis pourtant quelqu’un d’optimiste, mais pas en ce qui concerne les pervers manipulateurs destructeurs. La maltraitance peut revêtir plusieurs visages, oui, on peut même être maltraitant en laissant son enfant devenir un enfant roi….tyrannique, oui, on peut être un mauvais parent trop permissif, mais là il n’était pas question de ça, il n’était pas question de « maladresses », genre « oups, j’ai pas fait exprès, excusez moi »…. Non, on parle de violences, de maltraitance de forme aggravée, alors où elle est ? On la musèle…. voilà encore une fois on montre qu’un côté…. oui, par contre, c’est intéressant le syndrome de Münchausen par procuration, c’est important de le dire, mais que fait on réellement ? D’un côté, on nie des diagnostics d’autisme et on refuse la prise en charge adaptée et on accuse des mères d’être à l’origine de l’autisme de leur enfant…. on va jusqu’à placer et s’acharner sur des familles qui ont un enfant autiste, par exemple, ou TDAH, ou « dys »…. aussi. En revanche, où sont les services sociaux quand les enfants sont VRAIMENT en souffrance dans leur famille ? Là aussi, oups…. Moi aussi je suis contre la langue de bois.

  11. Enfin on prend conscience que toutes les mamans ne sont pas parfaite!
    Mon soucis : des jalousies, des mots, de la méchanceté, et j’en passe…
    Le pire c’est que c’st tellement bien fait que le reste de la famille ne le voit pas (ou ne veut pas le voir…)
    Merci pour cet article que je m’empresse de partager.

    1. Oui, mais la nature de l’émission n’était pas en principe pour parler de perfection/imperfection maternelle me semble-t-il…. mais de violence. Or, il y a une notion puritaine de la violence maternelle, on la cache sous un joli mouchoir brodé qu’on ne fait que soulever par moment en se mettant une main sur les yeux, par crainte d’y être confrontés. C’est ça que je trouve hypocrite, car en effet, on fait comment, nous qui avons des mères jalouses, envieuses, méchantes, possessives, qui sont dans le déni de ce qu’elles nous font subir ? etc…. Eh oui, la famille refuse de voir et je doute qu’avec une telle émission qu’on puisse leur faire comprendre…. ils vont en tirer quoi comme conclusion encore en voyant une émission comme ça ? Oh ben ce n’est pas de sa faute, elle a été malheureuse et affaire classée. On nous dira qu’on est trop narcissique de tout ramener à nous…. double punition pour nous, du coup ! Enfin, rien de nouveau sous le soleil….

  12. Je viens de lire votre article et j’en suis bouleversée! Enfin ce pb est évoqué au gd public. Comme d’autres, j’ai vécu ce pb toute ma vie, jusqu’à il y a environ 4 ans. Après un cancer du sein, une dépression grave et un syndrome bipolaire, j’ai décidé qu’il fallait que ça s’arrête et j’ai coupé les ponts avec ma mère. Malheureusement, j’avais déjà bien gàché ma vie mais je ne voulais pas gâcher ma vieillesse (j’ai 65 ans). Bien sûr, il a fallu gérer la culpabilité… Elle est décédée l’année dernière (94 ans!), mais, pour moi, elle était morte depuis longtemps. Je me sens maintenant libérée, libre!
    Merci pour votre article qui m’a fait beaucoup de bien. Je ne sais pas si je regarderai votre émission en replay car certaines plaies sont encore à vif.

    Un grand merci pour nous tous qui avons vécu cet enfer. Enfin, cet état de faits est reconnu, parlé, montré… Nous ne sommes plus de mauvais enfants, grâce à vous.

    1. J’ai été très touchée par votre témoignage aussi car je me suis demandée ce que je ressentirais si ma mère décédait…. j’ai 45 ans et ma mère se gave de médicaments en tous genres, elle adore ça…. être malade c’est son truc. Je pense que je serais soulagée aussi. Vu tout ce qu’elle nous a fait subir à ma fille et moi.

  13. Je n’ai pas eu le courage de regarder l’émission. Je vais essayer en replay, à froid…Ma mère est toujours bien vivante, à me bouffer la vie. Elle se comporte comme si elle était une petite fille jamais assez aimée, et moi elle me voit comme sa mère, qui ne prend jamais assez soin d’elle. Je paie très très cher les frais de son enfance en mal d’amour. Elle ne veut pas d’autre compagnie que moi, elle s’isole pour être seule et dépendre uniquement de moi. C’est horrible et comme elle est très séductrice, elle manipule tout le monde. Personne ne me croit, c’est ça qui me tue. J’ai 55 ans et elle 90. Alors maintenant, en plus d’avoir pour elle la bonne opinion que la société a sur les mères, elle bénéficie du statut de l’âge : tout le monde s’attendrit. Je frissonne d’horreur quand on me dit avec des trémolos dans la voix « votre maman » (au lieu de « votre mère »), car non, je n’ai jamais eu de maman. Du reste elle se moque totalement de mes émotions, de mon ressenti, de ma vie : seule sa personne compte et a toujours compté pour elle, et elle ignore ce que c’est que de se mettre à la place d’autrui pour le comprendre. Pour elle, je suis mauvaise, car je ne lui donne jamais assez de moi, de ma vie. Heureusement je ne vis pas avec elle et je suis mariée, avec des enfants. Mais elle s’est installée dans un appartement à trente mètres de chez nous. Je souffre terriblement moralement, mais s’il y a peu d’aide pour soustraire les enfants à une mère toxique, il n’y en a rigoureusement aucune pour les vieux enfants, qui sont condamnés à souffrir à vie.

    1. Je viens de lire votre commentaire. Il m’a bcp touchée… Tant que mon père était en vie mon frère et moi étions un peu protégés… Encore que… J’ai 65 ans et j’ai fini par trouver de l’aide auprès d’un psy formidable qui m’a suivie et me suit encore après que j’ai fait une dépression grave « assortie » d’un syndrome bipolaire il y a presque 10 ans. J’avais tout essayé, même la psychanalyse qui n’avait que renforcer mes angoisses… Après deux mariages catastrophiques, j’ai enfin rencontré mon mari qui a dû supporter mes angoisses, mes révoltes, mes idées noires…bref, tous mes troubles psy. Il m’a soutenue de manière indéfectible même si notre mariage a plusieurs fois manqué se terminer tant j’étais perturbée. C’est grâce à lui que j’ai repris confiance en moi, confiance en la vie. Et un peu grâce à la psychothérapie et aux traîtements aussi! 😃 J’ai bcp lu sur le bouddhisme et la méditation que j’essaie de mettre en pratique maintenant pour éviter les « rechutes ».
      Tout cela pour vous dire que si, il existe des aides. Bien sûr, le sujet reste tabou. Critiquer sa mère, ça ne se fait pas, on doit l’aimer, c’est quand même notre mère, etc, etc…
      Si je peux me permettre, je pense que vous commencerez à aller mieux lorsque vous arriverez à ne plus culpabiliser. Il me semble que c’est le noeud du problème. Et ces femmes savent y faire pour culpabiliser leurs enfants. J’ai définitivement coupé les ponts avec elle 3 ou 4 ans avant son décès qui est survenu il y a un an. Ça a été pour moi LA libération ! Et son décès ne m’a pas particulièrement touchée. Actuellement tout va bien, plus de traitement, plus d’angoisse ni d’idée noire, je vois mon psy de temps en temps, juste pour me rassurer. Trouvez un bon psy et surtout, surtout, faites vous confiance! Vous y arriverez, j’en suis certaine ! Bon courage! 😊😘

    2. Oh la la Souris, je comprends !!!! Je compatis ! C’est aussi pour ça que j’ai préféré couper les ponts à 44 ans, avant que je ne sois condamnée à l’avoir sur le dos. D’autant qu’elle est bien du genre à dépenser tout l’argent et à s’endetter et se coller sur mon dos tel un morpion. C’est le portrait de ma mère que vous avez dressé. En fait c’est ce qu’on peut constater chez la plupart d’entre nous… Finalement les manipulateurs narcissiques et pervers destructeurs, n’ont absolument rien d’original, ils se ressemblent tous ! Ils font les mêmes trucs, ils disent les mêmes trucs, se conduisent de la même façon…. (à peu de choses près). En gros, ils pillent l’image de la victime pour se l’accaparer. Franchement, quand on me disait « votre maman »…. je restais figée, de marbre, comme si on me parlait de quelqu’un d’autre. Ma mère me battait pour apprendre des poésies sur la douceur des mères pour la réciter devant toute la classe à la fête des mères, j’ai détesté cette fête, que j’ai refusé de célébrer chaque année…. j’ai expliqué à ma mère pourquoi je détestais cette fête et même si elle était déçue, elle me disait que des gens de la famille, eux, lui avait offert un truc…. et elle me détaillait le cadeau, etc…. je lui disais « ben c’est facile, en même temps, t’es pas leur mère ! ». Elle n’avait qu’à interpréter comme elle voulait.

      Personnellement, si elle se moque de vos émotions et de vos ressentis, fichez vous aussi des siens…. après tout, comme vous l’avez dit, elle ne mérite pas l’appellation de maman alors pourquoi avoir pour elle des considérations qu’elle n’a jamais eu pour vous ?

      C’est vrai que ça pourrait choquer des gens de savoir qu’on « abandonne » une personne âgée…. mais quand on me dit ça, je réponds toujours « ouais, mais on ne connait pas l’histoire des gens, si ça se trouve c’était une Tatie Danielle et une vraie saloperie cette vieille ! » On n’abandonne pas les personnes merveilleuses, je n’y crois pas. En principe, les personnes qui ont illuminé notre vie on ne les rejette pas. Alors je ne vois pas pourquoi on devrait culpabiliser pour des personnes qui n’ont pas été de bonnes personnes ? Elles sont vieilles et de ce fait elles doivent avoir tous les droits ? Certainement pas !

      Bien sûr, il y a des considérations juridiques, on ne doit pas malmener ni abandonner matériellement un parent âgé, mais c’est pareil pour les parents qui ont des enfants adultes qui ne sont pas en mesure de s’en sortir seuls. Sauf que les parents, passés 18 ans, la plupart du temps, vous disent oust, du balai…. débrouille toi. Ben non…. ça ne devrait pas fonctionner comme ça. On devrait garder les documents qui prouvent qu’on a du se débrouiller sans eux et quand les parents arrivent à être vieux et dépendants, on ressort le dossier et ils se débrouillent ! Voilà ! ça ce serait juste ! D’ailleurs je crois même que c’est possible, mais faut se battre au tribunal et refuser l’héritage…. Honnêtement, je quitterais le pays si on me demandait de gérer la mienne malgré les preuves. Ou alors elle aurait la pire des maisons de retraite et qu’elle ne compte pas sur moi pour lui rendre visite.

      Bon, ça défoule… au moins c’est bien, c’est important de pouvoir déposer son fardeau quelque part…. Courage…. ne vous culpabilisez pas surtout ! Elle sait très bien ce qu’elle vous fait vivre…. vers la fin de notre relation je ne ménageais déjà plus ma mère et je lui disais franchement ce que je pensais. ça m’a fait un bien fou. Je me demande même pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt.

  14. Je n’ai pas encore regardé l’émission mais j’ai une mère toxique mais pas au point d’être violente. J’ai 29 ans et chaque matin, je dois écouter les reproches de ma mère qui me trouve physiquement laide et grosse alors que je suis juste normale. Chaque matin le même discours. Sur mon physique. Sur mes études à l’université, sur ma vie de couple. Je suis encore chez mes parents et j’ai du mal à couper les ponts. Je me sens mal rien que d’y penser. Si je sors, je dois revenir impérativement avant minuit. Je ne peux ni m’habiller ni me maquiller selon mes goûts. Mes études sont vulgaires, je suis vulgaire et égoïste. Je lui fais honte. Bref, je passe toutes les joyeusetés habituelles. Si j’ose me défendre, elle me dit que si elle me voulait du mal elle me m’aurait pas laissé faire du latin grec au collège. Ni entamer des études universitaires. Si elle me voulait du mal elle ne me parlerait pas de mon physique car elle choisit mes vêtements (elle voudrait…) ou autre élément de ma garde-robe. Je suis à bout et si je crie mes petites sœurs de 22 et 25 ans et mon père disent que je suis violente et égoïste. Mais je n’en peux plus. J’ai déjà été victime d’harcèlements moraux durant plus de 10 ans, j’ai connu un pervers narcissique. Oui, je suis toujours à l’université mais je tente de me construire. J’ai enfin des amis, je suis en couple depuis 8 ans mais je ne me sens pas moi-même car quand je rentre chez moi, je dois subir les critiques. Le fait de ne pas être maman et indépendante à 29 ans. D’être aux études. D’aimer le parc Disneyland Paris. D’aimer acheter vernis et autres produits. D’être moi en somme. Je suis juste moche et grosse à ses yeux (je précise que je fais un poids normal, c’est juste que mes sœurs sont rachitiques donc forcément je parais plus épaises que mes soeurs. Mais j’ai un poids normal) Je n’ose rien entreprendre car je me rends compte que je fais tout en pensant à ce que ma mère dirait ou je n’ose rien car ma mère n’approuverait pas. Je cherche la reconnaissance familiale mais je sais que je ne l’aurais jamais. J’ai du mal à faire le deuil de l’image idéale de ma famille.

  15. Bonjour Anne-Laure,
    N’y a t’il que les mères qui peuvent se comporter ainsi?
    Je me permets de poser la question, car j’ai vécu sans mère depuis l’âge de mes 6 ans et c’est mon père qui à du endosser le rôle du père ET de la mère en même temps. Et dans les lignes ci-dessus, je ne peux m’empêcher de trouver beaucoup de similitudes de caractère avec mon père envers moi, et de voir que selon ces écrits (si je comprends bien) il y a des risques que je puisse reproduire sans même m’en apercevoir? C’est assez flippant, aujourd’hui je suis adulte, je ne suis pas encore maman, mais j’espère devenir maman très bientôt .
    Heureusement je ne me reconnait en rien dans ces comportements possessifs et violents, et encore moins envers les enfants!! Quelle horreur!! Mais pensez vous réellement que l’histoire se répète vraiment systématiquement?
    ça fait vraiment peur de penser cela
    Merci

    1. En effet, Emilie, mon père et ma mère formaient le couple SM unit dans la perversion. L’un et l’autre chacun avait sa spécialité en méchanceté…. c’est pas moins dur que ce soit le père…. c’est en effet plus difficile quand ce sont les deux, mais j’ai eu de la chance d’avoir des membres de ma famille qui m’ont apporté de l’amour et de la tendresse, un regard bienveillant sur moi… Bonne construction.

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