MÈRES TOXIQUES – UN DÉNI SOCIAL

Hier le groupe de discussion sur le sujet des mères toxiques s’est réuni à Boulogne.
Une rencontre entre adultes, tous victimes d’une mère toxique. Une rencontre pendant laquelle les adultes parlent de leur fragilité et souffrances d’enfant, ce qui a été interdit, ce qui a été obligé, et comment ils ont pu, ou essayé, de ce construire face au manque d’amour, de reconnaissance, de respect.
Ce groupe était filmé ; et pour les nécessités du tournage, nous sommes restés réunis sur ce sujet pendant presque 5 heures. 5 heures riches en émotions, en sentiments, en partages et en confidences. En compréhensions, également. 

Le reportage sera diffusé pendant le 1er trimestre sur France 5.
Tous les participants, hier, qui ont choisi d’être filmé ou non, sont libres de ce choix, et libres de ce qu’ils ont choisi de dire, face à la caméra, ou en privé.
D’ici la diffusion du reportage sur France 5, il ne sera pas communiqué d’information sur ces témoignages, sur ce qui a été échangé, sur ce qui a pu être dit pendant ce groupe.

Ce qui ressort cependant de tous ces témoignages, c’est la nécessité de ne rien dire pour ne pas choquer. Aux yeux de notre société bien formatée, et trop silencieuse, trop dans le déni, une mère ne peut pas être toxique. Une mère ne peut pas faire de mal à ses enfants. Une mère est forcément bonne. Forcément.
C’est à ce refus d’entendre que se confrontent aujourd’hui Nadia Jandeau, qui était présente hier, et Katia Scarton-kim, co-réalisatrices du film Sous la peau (dont un extrait a été diffusé hier pendant le groupe), et qui se voient refuser la projection de leur film car … la maltraitance maternelle n’existe pas.

4 commentaires

  1. ben moi je ne suis pas pour votre film meme si cette maltraitance doit etre un jour denonce comme toute maltraitance car les tribunaux qui n entendent pas ! ferme les yeux sur la violence faite aux femmes et si on commence par deja soutenir les autres meres !!!! les femmes et pas encore et encore ce battre entre nous et donne le pouvoir au homme car eux je peux vous dire son solidaire mais comme vous ne l imaginer pas …un exemple emmener de force des femmes !!! alors que le mari la bat !! ou bien ne pas transmettre de plainte au parquet !! les avocats qui reste de marbre quand la femme parle de violence ….je comprend votre cause mais svp pour toutes les femmes battues ne le diffuse pas ! notre pays n est pas pret ….il faut defendre les causes avec une certaines logique sinon cela produit inverse ….le 119 enfant maltraites detruit des familles et la loi interdit de gifler son enfant va aussi proteger mais detruire plus de familles !!!! et le temps n est jamais recupêrer et que de temps pour retablir une erreur judiciaire …..Jacqueline Sauvage en a fait les frais …merci de medite a mes dires …bien amicalcoeur

    1. Dénoncer les violences faites aux enfants, dont des femmes (jeunes filles), ce n’est pas fermer les yeux sur les violences faites aux femmes. C’est pas une compétition : non seulement les adultes ne sont pas plus importants que les enfants, non seulement les enfants battu-e-s ont plus de risques d’être battu-e-s dans le futur, non seulement les deux problèmes sont liés, mais parler de l’un n’enlève rien à l’autre. De la même façon, parler d’antisémitisme n’interrompt pas la lutte antiraciste, mais en plus de nombreuses personnes sont touchées par les deux et les deux problèmes sont liés.
      En tant que personne maltraitée, pitié, y a plus d’adultes qui ne font rien et justifient les maltraitances que de famille « détruites » parce que quelqu’un a fait quelque chose. C’est une rhétorique similaire dans les deux cas : parler des femmes battues va détruire la vie de leur mari (sans vouloir invisibiliser les femmes battues dans un autre type de relation), aider et parler des enfants battus celle de leurs parents. C’est de la victimisation secondaire au mieux et ça empêche les gens d’obtenir de l’aide et conduit les autres à ne pas agir. (Le bien-être des enfants n’est pas moins important que celui des personnes maltraitantes, j’aurais bien aimé qu’on détruise ma famille pour un peu de sécurité, ça va de même pour les femmes évidemment.)
      Les violences envers les enfants ne sont pas un sujet moins important que les autres maltraitances et il très, très, très difficile d’être pris au sérieux et d’obtenir de l’aide, même avec de numéros comme le 119.
      On ne combat pas l’ignorance avec plus d’ignorance. On ne combat pas le mal qu’on nous fait en en faisant (et en permettant d’en faire) plus à d’autres.
      Surtout dans le cas des violences envers les enfants qui sont considérées au mieux comme normal, au pire comme bénéfiques, en France.

  2. Les normes de genre et l’adultisme conduisent à croire que les violences de la part de femmes sont moins violentes. Solidaires avec des femmes maltraitantes, plutôt qu’avec les personnes maltraitées ? Ce n’est pas du féminisme.
    Ironiquement, les enfants ont aussi une identité propre (qui inclut donc d’avoir souvent une identité de genre, incroyable) avant d’être adultes, certains sont des filles et ce n’est de toute façon pas la question. Arrêtons de faire passer la personne maltraitante et ses émotions en priorité avant la victime.

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