L’ÉCOUTE ET LA PAROLE, AVANT TOUT

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Elle a beaucoup changé, on ne la voit plus… 

Il manque de caractère, il dit « amen » à tout ce que dit sa femme…

Elle est trop timide, on ne l’entend jamais…

C’est facile pour elle, elle ne travaille pas, elle n’a rien à faire, sauf se plaindre…

Il bosse comme un dingue, il va finir par y laisser sa peau…

Elle ne se rend pas compte de la chance qu’elle a…

Ces réflexions anodines, vous les avez sans doute déjà entendues, à propos d’un de vos proches. Peut-être même vous êtes vous fait la remarque que, dans votre entourage, untel ou unetelle n’est plus celui ou celle que vous connaissiez.

Les raisons de changer au cours d’une vie sont multiples. Et, heureusement, ne sont pas toutes la cause d’un manipulateur, d’une destruction latente, d’un harcèlement invisible aux yeux des autres.
Mais différents facteurs permettent de se poser la question : y a-t-il un risque pour votre proche, pour celui dont vous parlez, qu’il soit, lui aussi, victime ?

On ne peut pas poser de diagnostic clair et formel en quelques minutes. Cependant il est du devoir de tous d’aller plus loin qu’une simple remarque lorsque la question se pose.
Quel est profondément le caractère de la personne dont on parle ? Est-elle d’un naturel réservé ou plutôt expansif ? Avait-elle beaucoup d’amis, avant ? Etait-elle sociable, aimable ? Que savez-vous de son conjoint, de ses parents, avant que l’éloignement ne se fasse sentir ? À quelle(s) occasion(s) vous arrive-t-il encore de la voir, de lui parler ? Est-elle hésitante dans ses réponses, dans ses attitudes à votre égard ?
Avec quel autre de ses proches pourriez-vous en parler ? À quel degré se situe votre inquiétude, et depuis combien de temps ?

Êtes-vous prêt à l’aider ?

Il n’est jamais trop tard pour agir. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.
Presque jamais trop tard.
Le pervers narcissique peut mener sa proie à tomber gravement malade. Parfois, elle en meurt. On en parle encore, après… Elle n’allait pas bien depuis quelques temps, on ne la voyait plus, que c’est triste, si jeune !

Quand la question se pose, quand le doute surgit, il FAUT se poser la question. Quitte à se faire répondre que tout va bien. Quitte à entendre que l’on s’inquiète pour rien. Il faut le faire, avant de regretter.

Si, autour de vous, vous sentez une personne en souffrance, si votre inquiétude devient récurrente, parlez-lui. Informez-vous, pour mieux l’informer. Les victimes ont souvent peur d’entendre la vérité. Mais l’isolement et le silence peut les tuer.

2 comments

  1. « Le silence peut tuer … » alors parlons et présentons, humanisons, pour ceux qui restent et qui s’en sortent.
    « Ce que tu es
    n’est pas forcément
    ce que tu dis être
    Mais si tu veux
    que l’on te comprenne
    que l’on t’aime
    alors dis
    qui tu es vraiment. »
    .
    a écrit un beau jour un ami cher, qui se reconnaitra.
    .
    Et ce papier je l’ai reçu en pleine figure. Il m’a rapporté un ancien fait d’une boite scellée, à lettres oubliées, de celles que l’on enferme à double tour pour vite aller en fuite, se promener ailleurs.
    Une boite à lettre qui pourrait appartenir à certains, et dont le nom serait « Il a été une fois ».
    .
    On peut selon le cas remplacer les rois et les valets par les reines :

    En tout début tu joues écho pour attirer l’écho. Ta première carte sera donc roi de cœur. Roi sans condescendance. Roi dans toute sa splendeur. Roi et son humanité habillé en roi de carreaux si nécessaire. Faux rois.
    Petit à petit et dans le même instant, tu glisses au valet de trèfle. Vous pensez bien Monsieur-Madame, avec tous ces besoins !
    Une fois l’écho à ta portée, tu l’enfermes en douceur et quand tu penses que tout est en sureté des deux côtés pour toi, tu te découvres, bien malgré toi.
    Quelle triste figure que celle du roi de pique ! Tout le contraire roi réel et du vrai cœur. Tu mélanges avec tant d’habileté la valse des personnages dessinés sur des bouts de carton !
    Tu ne dis pas qui tu es mais le sais-tu toi-même. Tu ne dis pas qui tu es, veux-tu vraiment que quelqu’un t’aime quand tu te joues Colin Maillard ? Tu te fais croire que tu n’as besoin de personne. Je t’ai donc pris au mot et je m’en suis allée. J’envoie valser ton jeu de cartes. Valse bien.

    Je vais te dire qui j’étais avec toi. Qui j’étais en dessous, parce que je n’étais Rien, en surface polie par tes mains.
    En tout premier, tu n’as pas pu voler la majuscule. Je l’ai cachée très vite et je l’ai emmenée.
    J’étais donc, sous couvert, Je suis, Je reste :
    la Retrouvée, définie par mon cœur le fidèle à moi-même et à tous ceux que j’aime.
    Je viens d’une contrée lointaine, appelée volonté. Je me suis fait la belle et la nique à la mort bien avant de te rencontrer. La vie est mon premier amour.
    Je ne m’amuse pas de son sérieux, de ses souffrances. Je joue avec ses miroitements et ses richesses.
    Je suis tâtonnements, j’avance à petits pas.
    Je suis la mystérieuse pour autrui dans la mesure du mystère que je n’ai pas encore osé me dévoiler.
    Comme tu n’as pas voulu me voir sauf pour briser la coque et consommer, tu ne sauras jamais : La vie ensemble déclenche le dire de soi. Mais tu ne connais pas le mot « ensemble », tu ne l’as peut être jamais conjugué.
    Je suis un être humain.
    Que dire de plus ? C’est tout.
    .
    En hommage à tous ceux et toutes celles qui se sont un jour frottés aux ailes de l’ambiguïté, pris au piège.
    .
    Merci M. de m’avoir permis de citer ton texte.
    prunelles

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