FRED ET MARIE, LE SPOT QUI DÉNONCE LES PERVERS NARCISSIQUES

C’est l’histoire de Fred et Marie. Elle était belle, l’histoire. « Mon Fred », « Ma Marie », tout ça. Et puis un très sale truc les a rongés, tous les trois, Fred, Marie et l’histoire. Jusqu’à ce que tout vire au cauchemar. Le très sale truc, c’est que Fred est devenu le propriétaire de Marie, de sa vie, de son corps, de son apparence, de ses mots, de ses goûts. Il a fini par tout imposer, tout décider, tout contrôler. Le comportement typique d’un « pervers narcissique« , pour reprendre l’expression en vogue.

La Belgique pionnière

Avec « Fred et Marie », la Belgique francophone est pionnière dans le genre. « Nous sommes les premiers à avoir abordé la violence psychologique, souligne Alexandra Adriaenssens. On avait regardé ce qui se faisait déjà, dans d’autres pays, histoire de ne pas réinventer la poudre. C’est là qu’on a constaté qu’en matière de lutte contre la violence conjugale, les autres n’abordaient que les coups.

Avec « Fred et Marie », on montre une violence beaucoup plus insidieuse, beaucoup plus perverse, où on entend assez peu de cris en fait. On met en évidence le rapport de domination qu’entretient l’auteur avec la victime ».

La campagne « Fred et Marie » a été menée par la Direction de l’Egalité des Chances en 2011 et 2012.
www.fredetmarie.be

474 commentaires

  1. Je suis tellement mal à l’aise après avoir vu cette video. J’en ai connu des garcons comme ca dont un qui me frappait, en plus de me cloitrer chez lui et l’autre ne se genait pas pour draguer d’autres filles en me disant que j’étais laide. J’ai plusieurs fois faillit perdre confiance en moi à cause de ce genre de personnes. Mais mes amis ont toujours été la pour m’aider à me relever et me faire comprendre à quel point je n’étais pas responsable. Car oui, aujoud’hui je culpabilise encore. Je culpabilise envers ceux qui ont voulu me priver de mon independance et de ma capacité à me défendre contre ceux qui me faisait réellement du tord, et je culpabilise parfois de ne pas avoir etre plus docile. Mais ce que l’on m’a expliquer un jour à fini par changer mon point de vue. Personne ne devrait être dépendant de personne, pour le simple fait qu’il faut vivre d’abord pour soi avant de vivre pour les autres…. avant de vivre pour un autre, et que ce sont les animaux qui sont dociles… pas les êtres humains.
    Cette video m’a fait prendre conscience d’une chose, je ne dois plus me tourner auprès des mêmes profils d’hommes, car j’en ai connu beaucoup dans ce genre.
    Mais le plus terrifiant dans cette histoire c’est quand on se rend compte que ce genre de chose est souvent causé par l’impact de certaines personnes auprès de qui ont vit depuis toujours. Si vous vous laissez impressionné par ce genre d’homme/ ou de femme d’ailleurs.C’est que dans votre entourage, il y a quelqun, quand ce n’est pas vous, qui a subit celui depuis toujours et que vous été témoins depuis votre plus tendre enfance.
    Il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard….

    1. Au contraire, je pense. Les hommes maltraités par leurs femmes déstabilisent encore davantage. Parce qu’on en parle moins, mais aussi et surtout parce que c’est socialement ardu, (voire intolérable ?) de se représenter un homme sous emprise.

      1. encore plus difficile à faire comprendre au monde lorsque vous faites 30 kilos et 30 cm de plus que votre épouse. Je ne parle même pas de la gêne en rapport avec son propre boulot exercé assez matco

  2. La vidéo est très bien faite, les gestes sont explicites et les volte-faces des personnes (lui aimant/violent, et elle lucide/soumise) sont bien rendues. Oui, c’est caricatural, mais comme doit l’être un manuel scolaire pour faire comprendre une notion…
    Bravo à ceux qui ont conçu cette vidéo. A lire les nombreux témoignages, elle fait avancer, progresser, dans le regard sur soi et sur l’autre…
    Pour ceux qui ont soufferts et ceux qui souffrent, j’espère que vous réussirez à trouver les ressource de vous détacher de votre bourreau ou celles de vous reconstruire dans la confiance. Certains témoignages sont bouleversants…

      1. CVP a pour principe de ne pas laisser passer ce type de commentaire. En effet ce blog est destiné à échanger entre victimes. À les informer. À leur offrir un espace calme où elles peuvent témoigner et être entendues.
        Si vous les considérer « débiles » ce qui est injurieux, vous n’avez pas votre place ici.

        Je laisse votre commentaire, toutefois. Je les laisse vous parler, si elles vous jugent digne d’intérêt.

  3. une grande claque…
    je m’attendais à y retrouver mon dernier ex. J’ai vu défiler devant mes yeux ma mère, mon père, mes exs…
    Tous ne sont pas pervers narcissiques mais la maltraitance était bien là

  4. J’ai vécu cet enfer et je me suis rendue compte heureusement rapidement de ce qu’il se passait. Malheureusement c’était trop tard, il avait bien fait son boulot le bougre. Heureusement j’ai eu des amis présents à mes cotés à chaque instant, ainsi que ma famille. Evidemment je n’osais pas en parler, et je dépérissais à vue d’oeil. Il m’a fallut un an après la fin de la relation pour en parler, durant cette année, j’ai été harcelée constamment par cet horreur qui ne porte d’homme que le nom. J’ai suivi une thérapie intensive durant une année, mais je pense y retourner pour faire face à des « restes ». Il n’est pas facile d’établir une relation de couple en toute confiance après ce genre d’épreuve. Heureusement pour moi, l’homme qui est avec moi est compréhensif et rassurant. Il arrive encore que submergée par la panique quant à notre avenir je pleure durant des heures. Quand j’en parle autour de moi et qu’on me dis que j’ai l’air d’aller mieux, j’en ris, mais rien n’effacera jamais ce que j’ai vécu. Cela prendra encore beaucoup de temps pour m’en remettre completement, j’avais envisagé d’écrire pour exorciser cette horreur, je me dis toujours que c’est comme une blessure infectée, une fois que le pu est extrait, on peut guérir sainement. Mais à chaque fois que j’ai tenté de le faire, je n’ai pas la force morale de continuer, ça fait tout simplement trop mal. Je sais que j’irai mieux, je l’ai décidé, mais il faudra du temps. A chaque fois que j’entend qu’une femme à des ennuis similaires, je me sens concernée et j’aimerais les aider. Mais comment faire, que peut on faire face à ça? Si quelqu’un a une réponse, je suis prete à l’écouter car il est important de se soutenir pour mieux s’en sortir.

    1. J’ai vécu cette même histoire…..la 1ère solution que j’ai trouvée c’est de déménager, de changer mon numéro de téléphone pour déjà ne plus être harcelée….!!! Ensuite, me reconstruire une nouvelle vie ailleurs dans une autre région, entourée par ma cousine qui a bien voulu m’héberger (cà c’est une grande chance) car toute seule c’est impossible……et la solution qui m’a aidé le plus à lâcher prise sur cette relation, c’était d’aller voir un hypnothérapeute qui m’a permis en 2 séances d’hypnose (c’est un gain de temps considérable dans ma thérapie….) de reprendre confiance en moi et de retrouver l’estime que j’avais en moi…..car la manipulation du pervers détruit petit à petit la vrai personne que vous êtes…..vous devenez un objet sans vie et vos peurs vous enferment dans une prison détruisant le peu d’énergie qui vous reste pour vivre jusqu’à vouloir mourir !!
      Alors vivez les bons moments que vous donne la vie au TEMPS PRESENT et oubliez le Passé vous retrouverez ainsi la VRAI personne que vous êtes et cà c’est le plus important !!!
      Le Passé c’est le Passé……..vivre avec son passé c’est trainer des valises qui vous empêche d’avancer…..à vous de choisir – la PEUR du passé – ou – l’AMOUR du présent !!
      Moi, j’ai choisi l’AMOUR DU PRESENT et vous ?

  5. les mots ne sont que des mots, aussi matériels que le vent. pourtant il peuvent vite se transformer en menottes plus dures que l’acier ou en ailes plus légères que des plumes. il est malheureux de constater que beaucoup de personnes choisissent d’en faire des menottes plutôt que des ailes, surtout dans un couple.

  6. J ai eu une relation avec un PN et un enfant. Je me suis separé après la naissance de notre fils. C ´est un très beau spot publicitaire, il y a beaucoup de resemblance avec mon ex mais le pervers narcissique est plus subtil dans ses commentaires…desfois je trouve qu’il est trop direct, style manipulateur que tu voie venir. L!exemple de la sauce à spaguetti est vraiment bonne…j en recevais plein la gueule a tous les jours des comme celle là, mais j ai plus de caractère que la Marie….et je le renotais toujours…c’est juste que c est vraiment fatiguant et que j avais toujours un motton. aune chance que j’ai une famille qui est vraiment proche de moi et qui n a pas accepté son comportement dè le début…..je suis quand même très amoché de tout ca et j ai pas le gout de retomber en amour de peur de retomber dans le piège. nous devons rester en contact a cause de notre fils et il passe roujours ses petits commentaires….je me surprend toujours a me faire prendre dans son jeu….il ne faut pas écouter ce qu ils disent et c est vraiment dure car ils savent ou piquer…

    grrrr j aurais beaucoup a dire……je pourrais ecrir un livre sur le sujet….

    1. J’ai vécu 16 ans avec un pn, nous avons deux enfants. Je l’ai quitté il y a un peu plus de deux ans, j’ai la garde de mon fils et ma fille depuis mars 2012 et aujourd’hui il demande la garde alternée pour notre fille. J’avais réussi à être bien dans ma vie et aujourd’hui je dois subir une médiation. Je me rend compte que je suis encore sous son emprise et c’est très difficile à vivre. Comme d’habitude il prend l’air de celui à qui on donnerait le bon dieu sans confession et moi je ne peux m’empêcher d’être sur le qui vive. Même en avouant à la médiatrice qu’il a eu des problèmes d’alcool, qu’il a été violent psychologiquement et physiquement avec moi et notre fils, celle-ci cherche quand même à ce que ma fille passe plus de temps avec son père. Le plus difficile à vivre dans tout ça, c’est la solitude que je ressent face à la justice. Comment prouver que ce genre d’individus n’est bon qu’à détruire et ne changera jamais. C’est ce qu’il a dit à la dernière médiation :  » j’ai changé « 

      1. Ma fille a 10 ans et mon fils 16 ans. A la dernière médiation mon ex a avoué avoir un problème avec l’alcool, être violent physiquement et bien sûr psychologiquement et malgré ses aveux la médiatrice lui a dit qu’il est un bon père après m’avoir dit que je suis une très bonne mère. J’ai été sidéré. Les enfants rencontrent la médiatrice ce jeudi. Ma fille a envie de voir son père plus souvent, mon fils ne veut pas de garde alternée sauf que ces derniers jours son comportement a changé. Il y a quelques semaines encore il nous suffisait d’un regard pour se comprendre et rire. Aujourd’hui il se détourne de moi pour un I Phone que son père lui offre à Noël. Il m’a clairement dit qu’il ne dirait pas tout à la médiatrice pour être sûr d’avoir son téléphone et en plus m’a demandé de changer d’opérateur. Pourtant, je n’oublierai jamais les cris de terreur que mon fils poussait parce que son père lui courait après pour le taper ni les insultes comme « tu es un porc » ou encore « monsieur plus » quand mon fils demandait un peu de rab à table. J’ai bien évidemment toujours pris sa défense préférant prendre à sa place.
        J’ai l’impression qu’il ne me laissera jamais tranquille, d’être encore sa chose et je me sens complètement perdue.

      2. attention, une médiatrice ne veut rien ! çà n’est pas son rôle et elle n’a pas à influencer les décisions vers lesquelles les parties se dirigent. Si elle le fait, elle ne respecte pas la neutralité exigée par son code d’éthique…

  7. Mon fils est victime d’une perverse narcissique, il a eu avec elle une petite fille qui à maintenant 3 ans. ils se sont séparés il y a 1 an 1/2 . ils on mis en place une garde alterné, mais jusqu’à ce que celle ci soit validé par le JAF il subissait sans cesse des menaces, et harcèlement, elle à tenté de le dénigre auprès de la crèche, de leur entourage. effectivement comme dans le film elle l’a isolé durant leur relation de ses amis a lui, elle a tenté également de l’isoler de sa famille. dernièrement ma petite fille est tombé lorsqu’elle était chez son papa elle a eu un bleu et ce fut immédiat la mère a porte plainte pour maltraitance sur enfant.
    La chance que nous avons eu c’est que ce jour là le grand père Maternelle était chez mon fils et a pu témoigné qu’elle était bien tombée. Elle a été obligé d’enlevé sa plainte.Cependant durant 1 mois elle n’a pas présenté la petite au papa. Nous avons porté plainte pour non présentation d’enfant. avec à l’appuie une constatation d’huissier.La police a bien comprit le stratagème de la mère. ils ont même appelé son employeur à savoir qu’elle travail dans un cabinet d’avocat en tant que secrétaire mais avec son ego surdimensionne elle se dit juriste.
    Mon fils vient de récupéré sa fille pour la semaine, depuis vendredi il est inondés de messages sms ou elle le dit mauvais père: inutile, rien de ce qu’il fait est bien seule se qu’elle dit et fait est parfait, il y a même une lettre de quatre page sur la façon de s’occupé de la petite, toilette, éducation, repas, etc . De mon coté j’ai fini par appelé le 119 pour faire un signalement afin qu’une enquête sociale soit faite car il me semblait nécessaire que l’école la crèche l’entourage de mon fils soient entendues car eux non plus ne sont pas dupes et se rendent compte du stratagème de la mère. l’effet fut immédiat lorsqu’elle a reçu le courrier elle à parlé correctement à mon fils. Mais tout n’est pas fini elle à jusqu’à lundi pour se préparer a la visite de l’assistante sociale, nous ne sommes donc pas a l’abri de nouveaux dires et fait a invalider
    Notre chance dans tout cela c’est que nous Famille et amis, nous avions vu depuis longtemps qu’il était victime d’une perverse narcissique, il ne pouvait entendre à l’époque car il était envoûté par le personnage, malgré tout il a entendu lorsqu’on lui a conseillé de gardé tout les écrits et messages qu’elle lui envoyait, a leur séparation il a retrouvé ses amis et ceux ci témoignes. courages à tous et à tous

  8. Là c’est ultra stéréotyper quand même. C’est ça le pervers narcissique ? On dirait plutôt un gros jaloux qui n’aime rien d’autre que lui.
    Il y a un gros souci pour se laisser parler comme ça ou traiter comme ça.
    Et il fêtes leur 5 ans ? Et beh…

    A part la violence physique je vois pas ce qui pourrait retenir quelqu’un de partir de cette horreur.

    Courage à ceux qui vivent ça, fuyez vite et ne laissez personne controler votre vie à ce point.

    1. Il est impossible de fuir parce que le mal vient très progressivement et vous abat avant que vous puissiez songer à cela, après quoi on est dans la paralysie totale. C’est comme la grenouille dans la casserole sous laquelle on a allumé le feu. (Il y a aussi l’espoir ignorant que la personne perverse s’améliore si on la traite bien. Tous ces efforts vous laissent dans la stupeur.)

      1. C’est peut être stéréotypé, mais c’est vrai que le mal vient peu à peu. Il faut noter les caresses et les ‘je t’aime’ de temps en temps qui nous disent que notre partenaire nous aime quand même. On ne s’aperçoit que lorsqu’il est trop tard que l’on a les épaules basses et la tête baissée! c’est ce qu’il m’est arrivé, pourtant j’était une ‘femme forte’. Mon partenaire en est arrivé à me battre. C’est là que j’ai pris mon fils et que je suis partie.

  9. Bonjour,
    Cette vidéo est très intéressante. Je me pose la question du côté des pervers narcissiques, comment le devient-on ou l’est-on déjà depuis toujours, peuvent-ils se rendre compte de leur comportement, et se soigner ?

    1. Incurables….car aucune volonté réelle de changer. Peuvent tout à fait faire semblant de vouloir se soigner, mais uniquement pour le plaisir de manipuler un psy. Vont s’adoucir temporairement si c’est dans leur intérêt…Le piège est bien là. D’ailleurs ils utilisent très bien le chaud/froid qui entraine dépendance affective etc. Donc à fuir en toutes circonstances.

    2. J’ai une possible piste sur Wikipedia…

      « La perversion d’un conjoint, d’un parent, d’un supérieur peut briser un couple, défaire une vie ou ruiner une carrière professionnelle. La stratégie perverse cherche à déstabiliser l’autre, par une séduction flatteuse ou un acharnement souvent sournois et subtil, puis par une disqualification insidieuse et récurrente. L’objectif est d’obtenir un moyen de contrôle sur l’affection, l’attention et la disponibilité de l’autre ; sans reconnaître sa propre vulnérabilité.

      Les leviers activés peuvent aller de l’utilisation de la dépendance affective de l’autre (ou de son amour), à l’exploitation de ses failles (culpabilité notamment), en passant par diverses formes de violence verbale, physique et/ou psychique.

      Cette stratégie va jusqu’à stigmatiser les personnes ne partageant pas la position perverse et ses justifications. Par exemple, dans une famille, le parent pervers peut maltraiter un de ses propres enfants si celui-ci remet en cause son autorité, notamment lorsque l’enfant refuse de se conformer à la stratégie perverse ou de s’y soumettre. Sans aide extérieure, l’enfant risque :

      soit de devenir un paria aux yeux de son parent ;
      soit d’entrer dans le jeu du parent et, peu à peu, d’adopter lui aussi une position perverse.

      La mise en œuvre de l’intention perverse opère de façon dissimulée, souvent sur un mode séducteur, par retournement des situations, et, en cas de risque, en prenant soin d’éviter toute forme de preuve, de témoignage ou de dénonciation publique.[réf. nécessaire] »

      Autrement dit, éducation parentale ou sociale. Tu as vécu avec un parent pervers? Il y a une possibilité que tu le deviennes également. Est-ce que ça se soigne? Pour ça, il faudrait que le pervers narcissique reconnaisse qu’il a un problème (c’est pareil pour tous les cheminements psychologiques, d’ailleurs).

  10. Bonjour,
    Nous c’est l’ex de mon conjoint qui est perverse narcissique. Elle nous touche encore malgré la séparation depuis plus de 2 ans. Leurs 2 enfants sont ses objets à elle, les enfants sont pour elle un moyen d’arriver à son but. Mais la perversion est beaucoup plus discrète que dans le film. Si des personnes subissent la perversion, et qu’elle voient cette vidéo, peut-être ne pourra-t-elle pas s’identifier comme la victime car les violences reçues seront plus sournoises et moins criardes. Il faut aussi ajouter que la perversion narcissique est un comportement qui peut être attribué à chacun de nous à un moment donné, et ce genre de vidéo permet de s’identifier et de régler le tir. Mais le pervers narcissique, lui, ne se reconnaîtra JAMAIS dans ce genre de vidéo, ne réglera jamais le tir. Il est important de savoir que son comportement pervers est constant, il ne se limite pas à un moment donné. Le pervers, l’est matin, midi, soir, nuit,… C’est aujourd’hui une vraie PATHOLOGIE. Le pervers narcissique accuse l’autre de tous ses tords, est bien souvent brillant et personne ne peut imaginer son comportement, et ceux qui pourraient éventuellement le percer à jour, sont évincer du cercle. HELP ! HELP !… Avec des enfants c’est terrible car vous ne pouvez pas couper court à la relation. Et même si on arrive à prendre le dessus à des moments, nous sommes des humains baignés d’amour et au moment où l’on retrouve espoir en la capacité humaine à se transformer (on espère toujours que le pervers puisse un jour changer) et devenir meilleur, le pervers agit et pique de son épée en plein coeur… AÏE ! Si besoin d’échanger, voici une adresse où vous pourrez me joindre familguillo@gmail.com.

  11. Bonjour,
    J’ai été 5 ans avec une personne manipulatrice.C’était mon premier mec. Je ne sais pas objectivement si c’est un pervers narcissique mais le fait est que je me suis retrouvée dans cette vidéo.
    Avant de le connaître, j’avais déjà du mal à affronter les situations nouvelles à causes d’un autre trauma (dont il a fini par être au courant). Après son passage, j’ai été en situation d’échec, ça fait 9 ans maintenant que je m’étais inscrite pour le permis par exemple.
    A l’époque il me harcelait me disant que je n’avançais pas dans la vie, qu’il m’attendrai pas éternellement puis dés que je partais pour y aller, il me culpabilisait en me disant qu’il allait passer le moment tout seul ou me proposait de partir ou de faire un truc que j’aimais vraiment beaucoup.
    Je partais toujours pour mes heures de conduite avec la boule au ventre, et immanquablement je foirais tout(ça c’était généralisé pour les études aussi). J’en étais à pas loin de 40h de conduite en n’ayant validé que le moitié des acquis. Selon lui je ne faisais aucun effort.
    Il était hyper jaloux, et ne supportait pas qu’il y ai un garçon avec moi (même avec d’autres amis) et me laissait tranquille que si le mec était homo. Il ne supportait pas que je mette des jupes, talons, habits moulants, au dessus du genou. Il m’appelait tout le temps pour savoir ce que je faisait, tellement que j’en ai pris un tic et que je déballe toujours ma journée à mon nouveau mec et que j’essaie de justifier toutes mes décisions. Il avait toujours raison, n’essayait jamais de se mettre à la place des gens, et en plus de tout ça était raciste et homophobe, mais je l’aimais et je voulais qu’il redevienne serviable et gentil comme au début.
    C’est lui qui m’a quittée en 2007, en me faisant croire que ses arguments étaient valables, j’essaie encore de me reconstruire.
    Alors fuyez si vous en approchez un !!

  12. Tout à fait d’accord !
    Ce spot est très intéressant, dommage que ce soit toujours l’homme qui ait le mauvais rôle. Dans la réalité, je connais plus d’hommes victimes de PNM (Pervers Narcissique Manipulatrice). C’est d’autant plus choquant et désolant, car quand il s’agit des hommes, il n’y a pas de justice…

  13. J ai vécu aussi avec un pervers, la vidéo est tristement réaliste mais aussi tristement soft … je voudrais simplement raconter aux femmes et hommes victimes de ces pervers la fin de mon histoire, pour que tous vous compreniez la dangerosité de ces pervers. Je vous en prie fuyez fuyez fuyez…
    pour vous racontez la fin de mon calvaire je vais appeler mon ex compagnon pervers « Y »
    Après des années de coups morales et parfois physique, j étais seule sans amis coupé du monde, je ne voyais plus ma famille, n avait plus le droit de sortir et même de travailler. Souvent enfermée a double tour dans l appartement les journées étaient longues.
    Mais tout le monde adoré Y brillant docteur de laboratoire a qui tout souriait!
    Un soir où nous devions sortir chez ses amis j étais entrain de me préparé et de légèrement me maquillé, quand Y est arrivé il m’a insulté de tout les noms, m a interdit de regarder ses amis dans les yeux car j avais des yeux qui tutoies les hommes a ses dires, rien d inhabituel à la maison c était toujours la même chose. Mais ce jour la je ne sais pas pourquoi j’ai péter un plomb d exaspération et je lui ai briser le petit miroir avec lequel je me maquillé sur sa tete, a l instant même j ai réalisé ces années de calvaire, j en étais arrivé là a devenir violente!
    triste et choquée de ma réaction je me réfugia dans notre chambre en pleures.
    Y arriva et ô surprise il me prit dans ses bras et me réconforta, intérieurement je savais que sa réaction n etais pas normal, jamais il ne s occupai de mon bien être, je commencé a trembler….
    il me dit d une voix douce  » ne t inquiètes pas ma chérie, je comprend que tu es péter un plomb et je comprend que tu pleures, c est normal, je suis médecin et je comprend ce que tu traverse, tu es entrain de réaliser l’ampleur de ta folie, tu es folle ma puce, il faut mettre un mot la dessus, la folie se soigne, ne te fais pas de soucis, reposes toi, demain apres le travail j appel mes collègues spécialistes ils vont te prendre en charge dans leurs services »
    Y referma la porte de la chambre, je me retrouver seule dans le noir à me dire que si je n agissais pas demain je serai dans un service psy, et lui qui étais médecin je comprenait alors que je n avais aucune chance d y échapper. dans la nuit je pris une grande décision demain matin quand il partira au labo je partirai !
    je n ai pas fermer l œil de la nuit, au matin j entends la porte claqué, Y est partit!
    bran le bas le combat je réuni quelques affaires et me dirigeant vers la porte je vois qu il m a enfermé dans l appartement. Nous habitions dans un immeuble en pente ce qui donnait un étage et demi, j etais a cette fenêtre en me demandant comment sauté sans me blesser c était ma seule chance.
    notre voisin de palier sur le parking me voit a la fenêtre les yeux rouge et me dit  » madame j entends vos pleures et vos cris depuis bien longtemps, attendez moi » et là il arrive avec sa camionnette qu il place au dessous de ma fenêtre et m aide ainsi à sauter sur le toit de sa voiture et a m enfuir le plus vite possible. Sans cet homme je ne sais pas ce que je serai devenu.
    Aujourd hui plusieurs années après il m arrive de croiser Y en soirée, celui me menace encore et essais de me frapper des qu il me croise dans un coin seule, j ai essayé de porter plainte, ma parole fut vaine.

  14. J’imagine qu’il est difficile de faire un court métrage dans lequel nous puissions toutes et tous nous retrouver, nous les victimes et d’y voir le portrait exact de notre bourreau.
    La dégradation est tellement lente ! Tellement insidieuse, comment la montrer à l’écran en étant certain que le public le comprendra ?
    Car si le court métrage devait dépeindre au moindre trait ce que nous avons vécu, le risque que le spectateur passe à côté est trop grand, comme sont finalement passé à côté tous les gens qui nous étaient proches et qui nous ont pourtant laissé(e)s entre les mains de nos bourreaux.
    Je ne retrouve personnellement aucun trait de mon mari dans le portrait de l’homme. Celui présenté dans le court-métrage es trop grossier, trop bête, trop « gras ».
    Pourtant je me retrouve un peu dans les traits de la femme, stupéfaite, en arrêt, comme suspendue dans le vide, ne sachant plus quoi penser et surtout, baignée perpétuellement dans une infinie tristesse.
    Moi ce que je vois, c’est que ce petit court métrage fait le buzz sur le Net et c’est une bonne chose, car ça aidera les victimes à se confier (et peut-être même à se reconnaître comme telles).
    J’ai connu un peu ça à l’époque où nous avons diagnostiqué l’autisme de mon plus jeune fils. Il était toujours difficile d’entendre énoncer des définitions très approximatives et j’avais toujours envie de rectifier le tir.
    Finalement j’ai laissé dire, tant pis, car il était important de sensibiliser les gens à ce handicap particulier, et il serait toujours temps, ensuite, de mieux préciser.
    Le pire ennemi de la victime d’un Pervers narcissique, c’est le silence, l’isolement.
    Alors tout ce qui peux aider ces personnes à sortir de l’ombre est bon à prendre 🙂

    1. Vos mots sont très justes : « stupéfaite, en arrêt, comme suspendue dans le vide, ne sachant plus quoi penser et surtout, baignée perpétuellement dans une infinie tristesse. »

  15. croyez moi ce caractère existe aussi chez la femme j’en ai connu une comme ça qui ma pourri la vie pendant trois ans, qui aurait voulu que je sois sa chose ça à été une relation dans la douleur j’ai fuit cette situation aujourd’hui encore après deux ans elle me harcèle toujours de mails de texto ça fait trois fois qu’elle s’en prends a ma voiture la dernière en date c’était la semaine dernière, je ne souhaite vraiment a personne de tomber sur ce genre de personne homme ou femme sachez les reconnaitre et partez avant de subir leur sarcasme ce sont des schizophrène en puissance

  16. @Nath: il y a plein de chose sur les pervers narcissique http://www.rtl.fr/emission/on-est-fait-pour-sentendre/ecouter/les-pervers-narcissiques-avec-dominique-barbier-psychiatre-7761018644 par exemple. On ne deviens pas pervers narcissique, on l’est. Ce n’est pas soignable puisque que c’est leur comportement général normal, ce n’est pas une pathologie. Ils/elles ne s’en rendent pas compte puisqu’ils/elles se sentent dans leur bons droit, ils/elles n’ont jamais tord et ce sont les autres qui ont un problème. Quand une victime se rebelle, il en change ! N’oubliez pas cela les victimes : sans vous, ils/elles ne peuvent plus fonctionner. Vous n’êtes qu’une proie parmi tant d’autres, rebellez-vous et vous verrez votre pervers se désintéresser de vous pour aller « se nourrir » sur d’autres. Je dis cela parce qu’on se dit souvent « si il fait cela c’est qu’il a un intérêt pour moi, qu’il m’apprécie ou m’aime » mais c’est faux, il n’apprécie et n’aime que lui/elle.
    Le spot est pas mal, il y a bien globalement toutes les situations que l’on peut vivre au contact de ces personnes. Par contre j’aurais inséré encore plus de finesse dans la manipulation. Pour le coup de la robe par exemple au lieu de dire qu’elle est moche et qu’il faut en mettre une autre de but en blanc. Le pervers à besoin de garder sa victime soumise donc de ne pas totalement l’effrayer ou la faire douter et de L’AMENER PAR ELLE MÊME à se dire « oui, cette robe que j’ai choisis est moche et me rend moche » je vais donc en changer car c’est lui qui a raison. Le pervers n’ordonne pas, il amène quelqu’un à s’ordonner son propre ordre. C’est beaucoup plus fin que cela.
    Évidement on ne peux pas traiter tous les cas. Il y a bien sur des femmes perverses narcissiques. L’émission de radio indiquée parle du cas classique : le/la patron(ne) (tout supérieurs hiérarchiques) qui est un statut de choix pour les pervers narcissiques. Là, dans le huit-clos de l’entreprise (toujours une petite pour garder l’emprise) ils/elles sont au paradis ! Et qui n’alarmerai en entendant quelqu’un dire qu’ « au boulot, c’est toujours de ma faute, je fais jamais bien. Il/elle est toujours derrière moi à remballer mes propositions et au final, on réalise toujours son idée à lui/elle. Il/elle me dit que je suis nulle, qu’il est temps que je me bouge, que je suis pas assez réactif et que sis ça continue, je vais aller pointer au chômage »……?? Au paradis je vous dis !

  17. J’ai vécu avec une femme qui m’a fait vivre cet enfer. Il s’agit donc d’une perverse narcissique. Nous sommes séparé depuis 5 ans mais nos relations indispensable (car nous avons eu ensemble 2 enfants) sont catastrophique…
    Mes enfants subissent également l’attitude de leur mère…
    Comment puis-je faire reconnaitre cette situation devant un tribunal???

    1. Bonjour Olivier,
      j’ai vécu exactement la même chose, jusqu’à ce que je décide de sauver les enfants et moi-même de la folie dans laquelle on vivait. Ma compagne exerçait des pressions psychologiques terribles sur nos deux enfants (et sur moi-même, mais c’est moins important), qui petit à petit ont dérivé vers des pressions de plus en plus physiques. C’était insupportable. Ne pouvant pas tout changer d’un coup, j’ai agit par étapes. Très brièvement : d’abord, j’ai quitté le foyer familial. D’un commun accord avec mon ex, j’avais les enfants un week end sur deux, et ce qu’ils me racontaient était de plus en plus terribles. J’ai toujours pris garde à les déculpabiliser, car c’est la réaction normale des enfants. J’ai consulté l’assistante sociale du collège, vu régulièrement un psy avec eux. Ce psy avait déjà rencontré mon ex. A un moment donné, il m’a clairement dit de récupérer totalement les enfants, en raison de l’état pathologique de leur mère. J’ai fait la démarche auprès d’une avocate. J’ai aussi pris soin de constituer un dossier de faits vécus ou rapportés par les enfants. Pour faire vite : confrontations devant le juge, qui a ordonné une expertise psy pour l’ensemble des parties en présence (obligatoire quand une des personnes doit être soumise à un test psy), reconvocation et, mon ex n’ayant pas voulu se soumettre aux tests, jugement en ma faveur. J’ai depuis les enfants à ma charge, mais pour mon ex, je suis toujours le coupable, la justice étant à ses yeux incapable de juger cette sorte d’affaire. D’après elle, j’ai bénéficié de « complices » (famille, amis etc…). De toute façon, pour elle encore, le monde entier était contre elle et je faisais partie d’une sorte de complot contre elle. Encore maintenant et depuis 6 ans, je suis harcelé de messages d’insultes ou de chantage affectifs. Que faire face à une personne qui vous agresse perpétuellement, mais qui est aussi en grande souffrance et qui ne veut ou ne peut pas le reconnaître ? Personnellement, je n’ai pas trouvé d’autres réponses que celle-là. Je ne sais pas si ça vous aidera, mais sachez que la justice sait faire la part des choses si les faits sont avérés. Pour cela, il faut que la parole des enfants soit entendue et que plusieurs personnes (vous+un psy) soient à leur écoute.
      Bon courage

  18. Un petit message d’espoir,
    Un déclic est il est possible de sortir de ce cercle. Je ne vais pas mettre ma vie sous les projecteurs, une chose est certaine le PN enfonce sa proie et quand il dépasse les bornes, il récupère sa proie en la prenant par les sentiments ou en l’abaissant avec son passé si celle-ci a un vécu « spécial ».
    Je me reconstruis petit à petit, par amour j’ai tout fait pour cette personne malgré sa destruction sur ma personne. Les PN ont l’art de la manipulation et de faire culpabiliser leur proie. La proie devient un objet.
    A toutes ces personnes hommes ou femmes, vous avez la force en vous de dire stop. En cas de séparation, coupez tous les ponts avec ce PN, ne le laisser plus entrer dans votre vie et si il ou elle y parvient regarder devant. Le meilleur remède rompre le contact.
    Aux personnes qui ne peuvent pas comprendre : l’amour, les sentiments nous font accepter les choses les plus inacceptables. Alors, vous ne comprenez pas, ne cherchez pas à comprendre, vous n’êtes pas à notre place.
    Courage.
    FC

    1. Lorsqu’on accepte l’inacceptable, nous n’avons déjà plus d’amour pour cette personne…. Il faut dire que ce sont au départ des séducteurs, de beaux parleurs, ils sont même très charmant. Ils te font sentir aimée, importantes, voir même indispensable à leur vie… et ça ne commence pas du jour au lendemain.. la destruction est insidieuse… Ils finissent par te faire sentir que tu n’es rien, menteuse, que tu es malade dans la tête.. qu’au fond tu es comme toutes les autres… Et le hic dans la vidéo, c’est que tous savent qu’il n’est pas correcte avec elle, dans la vie ce n’est pas la réalité, car devant les autres, ils sont assez tordus pour te faire passer pour la cinglé, pour l’idiote de service… Ils ont une façon d’expliquer leur exaspération face à des situations dans le couple, que les gens croient vraiment que tu n’es pas correcte avec lui… situation vécue: J’avais une formation de trois jours à l’extérieur, une amie m’hébergeait. Le deuxième jour de la formation, j’ai parlé avec lui le matin en allant déjeuner et j’ai fermé mon cellulaire en entrant en formation… Sur l’heure du dîner, nous sommes restés en salle pour écouter une vidéo et discuter en groupe. La formation terminait à 17 heures à ma sortie, moi et une collègue avons discuté pendant une heure devant le local avec le formateur. Lorsque je suis sortie à l’extérieur, j’ai ouvert mon cellulaire pour trouver plusieurs appels manqués, des textos et un beau message sur ma boite vocale qui disait qu’au fond, si je voulais vivre chez mon amie je pouvais déchrisser. Que je devais m’avoir trouvé un beau intervenant et que je devais être entrain de baiser dans une chambre de motel vu que je ne lui répondait pas… et j’en passe…. vu l’agressivité et la colère des messages écrit et vocal.. j’ai paniqué… la peur nous poigne aux entrailles… On ne fonctionne plus par amour,, mais par peur… on ne sait pas jusqu’où ils sont capables d’aller… Son explications aux autres, il dit que je ne réponds jamais à ses appels, que je me fous de lui, qu’il est inquiet pour moi et que je lui ris au nez en ne répondant pas… et blablabla… Alors c’était moi la fautive… puisque je dois en tout temps répondre à ses appels, c’est pas normal d’avoir une vie « sans lui »….

  19. D’accord avec toi Valérie…mais je pense que la justesse est très difficile à trouver…et que ce type d’homme est tellement « malin » qu’ils s’adaptent parfaitement à leur victime. Pour moi aussi cette violence était plus insidieuse, plus fine que dans le film…jamais il n’aurait tapé du poing sur la table devant des amis…il aurait préféré me mettre la honte avec une blague bien sentie, puis me reprocher mon comportement une fois tout le monde parti…mais tout ça de façon tellement fine…toujours en me manipulant pour que je pense que mon comportement n’était pas acceptable, que c’est à moi de changer changer.

    Constamment une pression…il pouvait me quitter du jour au lendemain…car il n’était pas sur de moi, il fallait des preuves, des preuves et des preuves, que je lui prouve que j’était la femme de sa vie…mais il n’as jamais eut assez de preuves…Même dans notre rupture ça a été moi la fautive. Il est tombé amoureux d’une autre..et m’as laissé le choix…de quitter ma vie, ma famille (dont j’étais en train de m’éloigner), mes amis (que je ne voyais plus), mon travail (où ça n’allait pas)…pour le rejoindre, là où il était avec les nouvelle..et si je faisait ça, alors oui, c’est que je l’aurai assez aimé (jusqu’à la fois d’après qui aurait été pire)…et Peut-être, je dis bien Peut-être, ce sont ces mots, peut être qu’il aurait essayer de « reconstruis quelque chose » avec moi…

    J’ai refusé..j’ai choisi de reconstruire ma vie, me battre dans mon travail, recontacter mes amis, me réconcilier avec ma famille…il a tenté de me faire culpabiliser…je crois que dans cette histoire, la chance que j’ai eut, c’est qu’il soit à presque 1000 km de moi à ce moment là, là où je devais le rejoindre et où je ne pouvais pas, car il fallait que je garde mon travail pour payer sa vie là-bas…puisque je « n’était pas fichue d’en trouver un » là où l’on devait aller.

    Quand j’ai rencontré cet homme, j’ai quitté mes amis, ma famille, j’ai tout coupé au fur et à mesure, sans même m’en rendre compte. J’ai rencontré les siens, d’amis, j’ai arrêté de vivre ma vie pour vivre au service de la sienne, tout ce que je faisait…tout ce qu’il m’amenait à entreprendre était pour lui…

    Lorsque j’ai réussi à le quitter…j’ai retrouvé mes amis..5 ans plus tards, qui m’attendaient…et j’en ai trouvé d’autres…les siens, les siens qu’il a quitté aussi, car je leur ai parlé…ils m’ont écouté, découverte, on saisi en analysant avec moi des instants qui les avaient interpellés…des gens qui m’ont dis…on te découvre aujourd’hui que tu n’es plus avec lui…des gens qui alors m’on montré que son regard à lui, la personne qu’il voulait que je soit, les gens autours ne la comprenait pas, les gens autour voulaient me connaitre et Lui m’obligeait à ne jamais être moi.

    Je crois que c’est eux, leur regard, et mes amis d’avant, ceux qui m’ont « attendu », qui m’ont permis de comprendre, que je n’était pas coupable, sinon de m’être fait avoir.

    A celles qui lisent ceci et sont encore en couple…si vous lisez ces mots c’est que vous savez déjà que vous êtes dedans…je sais bien qu’à ce moment de votre vie vous ne l’admettrez pas…mais le jour où ça y est, vous reprendrez votre liberté, vous verrez que après la douleur c’est un grand soulagement, le plaisir de se retrouver soit qui va vous envahir..souvenez vous à ce moment là, que si vous parlez autour de vous, beaucoup de personnes finalement vous prouveront que vous êtes quelqu’un de bien, vous n’êtes pas folle, vous valez quelque chose, vous êtes une personne, vous n’es pas un moule, ni de la pâte à modeler, et à tout moment, vous pourrez vous trouver ou retrouver…

    Ce jour là, quand vous arriverez à « partir », vous serez fière de vous, sûrement pour la première fois depuis des année…J’espère que vous arriverez à vous aimer et vous serez aussi entouré que je l’ai été…

    1. Oh punaise ! Comme ça me parle le coup des preuves ! C’est exactement ça ! Il y a encore moins d’un mois il voulait des preuves que je pouvait devenir ce qu’il entendait être la femme parfaite, tout en me répétant qu’il ne croyait pas à un changement possible de ma part.
      Depuis peu, et grâce à une amie, je me rends compte que je ne suis qu’une victime. Alors ses remarques ne me touchent plus (enfin… Soit je ne réagis pas, soit je retourne la situation contre lui). Et ça, ça l’enerve ! Pour le moment je suis dans la phase de colère, de vengeance. Je veux le rendre fou, je veux qu’il décide de partir, pour enfin retrouver mes amis et ma famille et ouvrir leurs yeux sur mon état de victime.

      1. Moi aussi ça m’a interpellée  » le coup des preuves « , c’est pareil pour moi. Je dois sans arrêt lui prouver que je l’aime, à la folie…que je ne le quitterai jamais, que je suis la femme de sa vie, etc…
        Rien ne suffit jamais et comme Annie, si je ne suis pas en mesure de répondre à ses appels ou messages car je travaille, ça prend des proportions démesurées, je me transforme en  » salope  » selon ses dires, ou autres noms d’oiseaux et il inverse la situation. Je suis la coupable et à aucun moment il ne perçoit le ridicule de ses accusations vu que je suis juste au travail…

  20. et c’est tout lol… rohlala le message de ce court métrage me tue! je suis une femme et jamais au grand jamais qui que ce soit me parlera comme ça lol! faut arrêter 2 secondes, les gens qui se laissent traiter comme ça, c’est qu’ils le veulent bien! quoi ça aussi on va dire que c’est une « maladie » que les gens y peuvent rien? lol! non ils peuvent, c’est juste qu’ils veulent pas !! même quand les gens essayent de leur ouvrir les yeux, ils écoutent pas et souvent, prennent la défense de leur conjoint, donc pitié, arrêter avec ce genre de message pour essayer de faire de la peine, ces gens là veulent pas s’en sortir, point. et je le sais, pour l’avoir vu de mes propre yeux plusieurs fois, avoir essayer d’aider et quand j’ai tendu la main, les personnes concernés m’ont tourné le dos, donc bon… faudrait un peu arrêter de ce foutre de la gueule du monde!

    1. On sent bien que votre réflexion sur le sujet est assez limitée…
      Votre temoignage était capital, merci, nous voila tous soulagés d’apprendre que vous, vous êtes plus forte et surtout plus intelligente que toutes ces personnes.

      1. bien dit, merci tim 🙂 je pense que cette personne manque cruellement d’expérience et de jugeote accessoirement…

    2. J’espère qu’un jour vous vous ferez agresser de manière bien traumatisante et sans aucune raison et que, ce jour-là, tout ce que vous aurez comme aide c’est quelqu’un qui vous dira « tu l’as bien voulu, sinon ça ne se serait pas passé ».

    3. J’espère qu’un jour vous vous ferez agresser de manière bien traumatisante et bien humiliante et que, ce jour-là, la seule aide que vous aurez sera quelqu’un qui vous dira « tu l’as bien voulu, si on ça ne se serait pas passé ».

    4. je repost ici ce que j’ai écris plus tot : (ton message est clairement odieux et irrespectueux Kriss)
      Quand je lis certaines réactions au spot, qui ont pour seule réponse que de dire « mais réagissez ! tout le monde a le choix ! » Et bien non, tout le monde n’a pas le choix. On choisi pas ses parents comme on dit… Et si je pense à ma mère dans tout ça, qui a subit cet homme pendant 30 ans elle aussi, je n’ai pas de colère ou de ressentiment car je sais à quel point elle a lutté, à quel point elle s’est battu dans l’espoir de changer les choses et qu’on s’en sorte tous…
      J’ai fait rupture nette avec mon père il y a bientôt 5 ans. Pas d’éclat, pas de scandale, juste une décision ferme. Je lui ai dis une fois, il a insisté quelques temps plus tard ignorant ma décision, alors je lui ai répété, calmement mais fermement.
      Par la suite, j’ai biensur eu toutes les réactions possibles de sa part (par mail car j’avais changé de numéro de téléphone et il ne connaissait pas ma nouvelle adresse non plus). Il a pleuré, il m’a insultée, humiliée, expliqué sur des pages et des pages à quel point j’étais abjecte, mauvaise et ingrate.. Il a essayé de me faire pitié, de me faire mal, de me faire réagir…
      Je n’ai jamais répondu. Pas un mot, pas une réaction, pas même un geste.
      Cet homme a passé 30 ans à me façonner, à me manipuler, à me placer dans un étau et me remodeler selon ses envies.
      Je n’étais que le reflet de ce qu’il voulait être. Il fallait que je sois lui, que je lui renvoie une image parfaite de ce qu’il fantasmait.
      J’ai été son chef-d’oeuvre, son jouet, sa chose et que je puisse penser autrement que lui ou simplement ne pas me poser la question de ce qu’il pouvait penser de ma vie était insupportable pour lui.
      Que je décide de vivre a été un immense choc pour lui. Que je puisse me passer de lui et pire, que je lui dise calmement qu’il m’était néfaste et que je voulais me protéger de lui a été le plus grand affront que je puisse lui faire.
      Je n’ai pas cherché de vengeance ou à lui faire quoi que ce soit, je partais pour moi.
      Cette décision a été simple et évidente. C’est la suite que je n’avais pas appréhendée…
      Quand vous réalisez que tout ce que vous croyez de façon absolue n’est qu’illusion, il vient forcément le moment ou vous vous demandez qui vous êtes réellement.
      « Qu’est ce qu’elle ressemble à son père ! » – « C’est bien ta fille ! Pas possible de le nier » – des phrases qui résonnent douloureusement.
      La honte de porter le mauvais sang s’installe…
      Ne surtout pas lui ressembler, ne surtout pas être sa fille, ne surtout pas être ce qu’il voulait que je sois : l’extension de son petit doigt…
      Et quand je souffrais de ceci ou celà, était-ce ma douleur ou la sienne ? Et mon gout pour telle ou telle chose, est-ce mon sentiment ou son envie ? Et suis-je calme, colérique, entière, effacée ? Ou juste terrorisée depuis la naissance ? Suis-je courageuse ?
      J’ai passé beaucoup de temps à retourner tout ça, avec un psy, sans un psy, et à voix haute ou dans ma tête…
      Je l’ai tellement aimé, adulé, défendu, protégé… c’était mon papa… il me manque tellement ce papa que je m’étais fabriqué dans ma tête… Le voile s’est levé, j’ai vu son visage et je me suis éloignée de cet homme mais mon papa, il est ou ? Difficile de réaliser qu’il n’a jamais existé et qu’il ne m’a jamais connue, moi, comme je suis réellement. Et pourtant je suis convaincue qu’il y avait de quoi être fier d’être mon papa.
      Je sais aujourd’hui qui je suis et je fais de mon mieux pour être quelqu’un de bien au quotidien. Je suis bienveillante et gentille sous ma carapace de dragon… Il est juste difficile de baisser la garde…
      Une seule chose me reste impossible aujourd’hui, c’est travailler. Déjà parce que mon corps ne me le permet pas (j’ai une polyarthrite) mais aussi parce que l’autorité m’est trop douloureuse. Je ne supporte aucun ordre, aucune forme de domination et il m’est impossible de me soumettre à quoi que ce soit.
      J’ai un rapport aux autres très difficile. Je suis hypersensible et qu’on puisse me reprocher d’être ce que je suis est impensable. J’en ai une peur profonde.
      Quelle que soit la liberté que j’ai réussi à acquérir en faisant rupture avec lui, je sais que je reste sa fille, brisée, et que je devrais toujours composer avec les failles qu’il a creusées.
      A ceux qui nous parlent encore de choix, quel était le mien ?
      Ne vous avisez pas d’incriminer ma mère qui est celle qui a été le plus ravagée par cet homme. Il a fallu qu’elle se reconstruise, à 60 ans, et qu’elle prenne en pleine tête la réalité qu’il lui avait minutieusement cachée depuis la moitié de sa vie.
      La violence sexuelle qu’a subit ses enfants, c’est 4 ans après son divorce qu’elle en a eu connaissance… et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres… Les cris de douleur de ma mère, au téléphone, quand elle a entendu mon récit… Est-ce une punition suffisante pour elle vous croyez ?

      1. Merci pour votre témoignage Jany et merci de nous montrer qu’on peut s’en sortir, même abimé(e)s, même fracassé(e)s…
        Je me suis sortie de ma prison au bout de 10 années et je me reconstruis tant bien que mal… mais j’ai envie de hurler en pensant à mes enfants !!!
        Dans quel état sont-ils ? Quelles blessures devront-ils trainer toute leur vie 😦
        La fille aînée de mon mari (que j’adopte puisqu’elle n’a plus de maman et que j’aime comme ma propre fille) a adoré son père, c’était son héros… Et puis un jour elle a réalisé. Elle a réalisé bien avant moi en fait et m’a alertée… Combien de fois… avant que je réalise à mon tour.
        Elle a réussi, comme vous, à couper les ponts avec son père. Elle s’est fait, comme vous, insulter de tout, de garce de pute, de salope et j’en passe. Une fille merveilleuse qui a pourtant toujours soutenu son père ! Comment peut-on vivre avec ça à 28 ans alors qu’on se construit ?
        Elle souffrait de me savoir entre ses griffes et faisait des cauchemars toutes les nuits.
        Maintenant que j’en suis sortie, elle va mieux, comme a du aller mieux j’imagine votre maman lorsque vous-même avez su vous extraire de l’emprise destructrice de votre père.
        Car c’est terrible pour une mère de vivre avec cette idée, qu’on a donné comme père à ses enfants un pervers, un bourreau.
        Je crois que je pourrai me remettre d’à peu près tout (oui bon, disons presque tout 🙂 ), mais les blessures de mes enfants, comment pourrai-je les assumer ?
        Heureusement, notre dernier enfant est autiste, et son handicap l’a protégé de son père.
        Lui, clairement, « facilement » a su dire : « je n’aime pas le papa d’aujourd’hui, il me fait peur, je ne veux pas le voir, il ne me manque pas »… ) à même pas 10 ans, il a su faire ce que moi j’ai mis 10 années à faire !
        Courage a vous Jany et bravo pour votre détermination et votre force de vie.

      2. Valérie,
        J’ai bien lu votre message et j’entend bien votre douleur vis à vis de votre belle fille…
        J’ai comme elle fait rupture avec mon père avant que ma mère ne le fasse et c’est 6 mois après que leur divorce a eu lieu…
        Ma mère était persuadée qu’elle me perdrait si elle le quittait car la relation entre lui et moi était tellement fusionnelle (malsaine) qu’elle n’imaginait pas que je m’en défasse, même si elle m’avait vue hurler et rager contre lui plus d’une fois…
        C’est lors d’un voyage à l’étranger que le déclic à eu lieu. Je suis née au Niger et mon père était parti là bas quelques mois lorsque j’avais 29 ans.
        Toute ma vie il m’avait fait rêver sur mon retour au Niger, ma terre, et m’a donc proposé de venir le rejoindre pour que je découvre enfin le pays ou j’étais née. Ce qui m’a sauvée, c’est de demander à ma mère de venir avec moi.
        Nous sommes arrivées là bas et avons vécu l’horreur pendant 3 semaines avant de nous faire rapatrier en urgence car le médecin que nous avons consulté nous a vues au plus bas et a compris que nous étions en danger.
        Mon père a perdu son brio et son habileté.. Il s’est montré « sans filtre » là bas et je peux vous dire que côtoyer ce genre de personnage quand il est désinhibé, c’est terrifiant.
        Quand l’une de mes sœurs est venue nous chercher à l’aéroport en France, elle nous a dit avoir vu 2 fantômes venir vers elle. Nous étions vidées, choquées et anéanties.
        J’avais touché le fond et lorsque j’ai passé la barrière de la douane au Niger, j’ai regardé mon père une dernière fois, car je savais que ce serait la dernière. Je n’ai pas fait signe, je n’ai pas souris ni pleuré, j’ai simplement dit « adieu » dans ma tête.
        Depuis, le chemin a été long et douloureux et il l’est encore parfois car étant moi-même devenue maman, il est difficile de ne pas y repenser et de ne pas tomber dans la peur de reproduire…
        Une des choses les plus difficiles à gérer, c’est la douleur et la culpabilité de ma mère.
        Elle n’est pas fautive. Elle fait partie des victimes.
        On pourra dire que elle était adulte, qu’elle aurait dut voir, qu’elle aurait dut réagir mais comment prendre conscience d’un tel niveau de cruauté quand on est dépendant affectif et manipulé depuis le départ ?
        Je me souviens de mes colères, petite, lorsqu’on me demandait si j’étais battue. J’étais choquée et horrifiée qu’on puisse penser une chose pareille de mon père et pourtant, il y avait du sang sur les murs à la maison…
        Nous étions embrigadés et je conçois qu’il soit difficile de comprendre ça pour quelqu’un qui ne l’a jamais vécu mais il était réellement impossible de prendre conscience du personnage qu’il était, que ce soit pour ma mère ou pour mes sœurs ou même pour moi.
        Tout ça pour dire qu’il est très difficile de passer ce cap et de lever le voile pour enfin avancer. Et qu’il serait naïf de croire que tout va mieux une fois qu’on est parti.
        Non tout va pas mieux, on est simplement d’avantage en sécurité et on évite que le mal grandisse et que la torture continue.
        Une fois parti, il faut prendre le temps de réaliser, d’encaisser, de survivre à la déferlante d’horreur qui revient au premier plan comme si vous découvriez votre propre vie d’un seul coup.
        Il n’y a aucune culpabilité à avoir. Lui sera incapable de ressentir ce remord mais il aura travaillé dur pour que vous le ressentiez à sa place.
        On fait souvent le parallèle avec les victimes de viol, et lorsque mon père a appris que j’en étais une (j’avais 13 ans), il m’a répondu : « il est plus facile de courir avec la jupe relevée qu’avec le pantalon en bas des jambes… » et il a rit. Puis au Niger, il m’en a reparlé et m’a incendiée en me demandant si je comprenais à quel point je lui avais fait du mal en lui disant ce qu’il m’était arrivé…
        C’est lui qui devrait culpabiliser, c’est lui qui devrait souffrir aujourd’hui et se refaire le film de sa vie chaque jour et chaque nuit en se demandant comment il a pu en arriver là.
        Vous n’avez rien à « assumer » de tout ça ! Vous êtes fautive d’avoir aimé, d’avoir cru que le meilleur était possible et que l’amélioration était faisable ? Vous ne pouvez pas vous en vouloir d’être humaine, bienveillante et aimante.
        On ne peut culpabiliser des crimes d’autrui…
        On m’a félicité de n’avoir aucun ressentiment envers lui ou aucune haine. Je n’ai effectivement pas de haine car j’y ai travaillé. Pas pour lui mais pour moi car la haine me détruit.
        Je n’ai pas de haine, mais de la peine. Une peine profonde qu’il soit encore en vie car je ne comprend pas comment c’est encore possible. Comment cet homme peut il encore tenir sur ses 2 jambes, se regarder dans la glace et assumer ce qu’il a fait de nous, de tout ceux qu’il a fréquentés.
        J’ai beau savoir ce qu’il est, je reste blessée que ce soit possible.
        Tout ce que je souhaite à votre belle fille, c’est de réussir à faire la part des choses et de se dissocier de son père.
        Un père, tout le monde en a un, nous faisons par contre partie de ceux qui n’ont pas de papa. C’est injuste et c’est difficile à encaisser lorsqu’on a cru le contraire si longtemps mais c’est une réalité car un papa, c’est pas ça. L’amour, c’est pas ça.
        Ce que je souhaite pour votre petit homme, c’est que sa douleur ne soit pas masquée et qu’il exprime réellement ce qui vient de son cœur. Je lui souhaite d’être entourée de douceur et d’amour, et qu’il arrive à bien vivre ce à quoi il a assisté.
        Il n’a pas réussi à faire ce que vous n’avez pas fait. Il réagit simplement avec son être, sa personnalité et rien ne peut nous dire s’il est supérieur à un autre ou vous inférieure à un autre. Vous êtes simplement différents.
        La deuxième fille de mon père est encore en contact avec lui. Quoi que j’en pense, je me refuse de la juger et j’ai simplement essayé de lui expliquer quel danger il est pour elle et pour son fils mais quoi qu’il en soit, je ne pourrais jamais forcer ma sœur à être ce que je suis.
        On fait tous ce qu’on peut avec ce qu’on a et avec les outils qu’on nous a donnés.
        Ce qui me soulagerait énormément, c’est que ma mère réalise que je lui dois la vie. D’une part parce qu’elle me l’a donnée et d’autre part car elle me l’a sauvée.
        Je n’aurais pas tenu le coup sans elle, je n’aurais pas survécu au Niger. Il m’aurait tuée si elle n’avait pas été là, toute ma vie, à mes cotés car elle a été et elle est toujours ma force.
        Elle a été la douceur, l’amour, la tendresse au quotidien. Elle a été le réconfort, l’énergie et la joie. Elle a été tout ce qui existe de beau dans ce monde, chaque jour et chaque instant et c’est pour ça que je suis ce que je suis aujourd’hui.
        Y a personne au monde que j’aime autant et envers qui je suis autant reconnaissante qu’elle.
        Je n’ai pas de papa, mais ma maman est mon « tout ».
        Tout ce que vous pouvez faire pour vos enfants, c’est ça. Etre tout ce que l’autre n’a pas été. Le bon, le bien, le doux, le tendre, la joie, le rire, la vie….
        Courage à vous, à vos enfants et restez bien plantée sur vos deux pieds, les épaules en arrière, le menton bien levé, car il est temps de respirer et d’apprendre ça à vos petits. C’est ça la survie.

    5. Trop de lol et pas assez de réflexion.
      Les prédateurs savent trouver leurs victimes.
      Celles-ci ont des failles sur le plan émotionnel bien souvent ou sont dans des passages à vide, fragiles au moment de la rencontre, ce qui permet au pervers de s’incruster sans éveiller les doutes, en s’imposant comme un (faux) « sauveur » et de monter ainsi crescendo dans la possession de l’autre .
      Comme certains l’ont précisé, les pervers narcissiques ont une forme d’intelligence bien particulière et rodée en la matière.
      A force de se sentir rabaissée et dégradée par le/la conjoint(e), incomprise ou bien de carrément passer pour « le/la fautif(ve) » aux yeux de l’entourage, ces personnes finissent par se convaincre qu’elle ne valent rien et qu’en effet, cela vient peut-être d’elles.
      Alors oui, aider quelqu’un dans cette situation est délicat et ce n’est certainement pas en lui balançant un gros « lol, pourquoi tu prends la défense de ton conjoint, c’est un blaireau, arrête de chialer » que ça lui provoquera un déclic.

      Les pervers narcissiques peuvent être très destructeurs.
      Que le dieu du lol te protège d’une quelconque faiblesse affective et d’un cerveau un peu trop malsain passant par là.

    6. Essaie de voir les choses autrement, tout n’est pas binaire comme tu le décris. D’abord tu ne vois pas le truc venir. Tu te fais avoir avec le temps, au début tout est génial et tu vis sur un nuage, tu crois que tu es tombé sur un truc que les autres ne connaîtront jamais! que c’est exceptionnel. Ensuite arrive une petite remarque, puis une grosse dispute, et puis … et puis … et puis tu t’es fait casser, on t’a mis le doute, petit à petit! Tu as l’impression de décevoir, de ne pas être à la hauteur, sans pour autant réussir à mettre réellement le doigt dessus, tu sens un malaise. Tu ne choisis pas de te mettre en couple avec un connard, et tu ne te réveilles pas du jour au lendemain avec un mec odieux. C’est distillé goutte à goutte, « parfois », « à l’occasion », mélangé au milieu de choses tellement géniales par ailleurs! (des fleurs, un weekend surprise, une déclaration enflammée), c’est toujours quand tu t’y attends le moins. Et final tu te reproches à toi-même d’avoir mal agi, pensé de façon égoïste …… lavage de cerveau !

      Ce qui me fait un peu « marrer » dans ton commentaire, c’est que je parlais exactement comme toi! pétrie dans mes certitudes, convaincues que c’était un truc de faible. Prenant de haut les femmes battues en me disant « mais elles n’ont qu’à partir! » et j’étais encore loin du compte avec la pression psychologique dont je soupçonnais à peine l’existence.

      J’espère que ça ne t’arrivera jamais, mais si c’est le cas tu auras peut être un peu plus d’humilité C’est justement parce qu’on pensait tous être au dessus de ça que c’est encore plus dur. Comment a-t-on pu se faire avoir? Dans mon cas, ça a commencé au bout de 4 ans, et ça s’est réellement déchaîné au bout de 7 – je suis partie à 8. Donc imagine toi la situation, tu es avec type génial que tout le monde adore, intelligent, drôle, talentueux. Il t’offre des fleurs et te traite comme une princesse, te fait vibrer. Tu ne vois pas les premiers dérapages comme des alertes, plus comme des moments de prise de tête naturelles dans un couple, tu fais des momes (pas dans mon cas mais c’est fréquent) et c’est comme ça que jour après jour, tu perds toute capacité à te débattre et te retrouves prise au piège de ta propre vie. Et la culpabilité renforce ton incapacité à bouger, puisque tu te dis que c’est ta faute, c’est toi qui a laissé faire. C’est hyper sournois.

      Enfin si les gens t’ont tourné le dos c’est que justement ces personnes étaient manipulées à ne croire que leur bourreau, incapables de penser par elles-mêmes car cassées psychiquement.
      Mes amies n’ont pas arrêté de me dire que tout ça n’était pas normal, mais je ne voyais pas du tout la chose comme ça! Elles m’auraient dit « tu es victime d’un PN » je leur aurai soutenu que non !
      Pour aider, ol faut tenir bon, un jour on finit par avoir confiance dans ceux qui nous veulent du bien. Mais ça demande beaucoup de patience et de douceur ……

    7. Désolée ma chere Kriss… faut le vivre pour savoir que lorsqu’on est dedans… on vit l’enfer mais on croit que ça vient de nous… on couvre l’autre, car nous avons honte d’avouer qu’on s’est fait avoir… je ne l’ai vécu qu’un an…. et je peux te dire que j’ai pris la main tendue pour m’en sortir… mais si je n’avais pas eu cette main… j’aurais seulement fini en m’enlevant la vie… Peut-être n’as tu pas la bonne façon de tendre la main??? Pour cette raison qu’on te la refuse??? La personne qui m’a tendu la main croyait en moi, ne me jugeait pas et ne m’a jamais jugé… Son geste était gratuit et ne me demandait aucune reconnaissance… Il s’est seulement appliqué à me répéter que je ne méritais pas ce qui m’arrivait et que personne ne mérite ça. Qu’il serait là pour me protéger, car il savait que j’avais la peur au ventre. Je ne fonctionnais plus par amour, mais par la peur. En une seule petite année, cet homme m’avait complètement anéantie et mon ami est resté là patient à espérer que j’accepterais son aide.

    8. Je pense que tu n’as clairement pas compris le message de cette vidéo.
      Tout le monde n’a pas TON caractère. Tout le monde n’est pas comme TOI. Ce n’est pas parce que TOI tu ne te laisseras pas faire, que ce sera pareil pour les autres.
      Apprends à voir plus loin que le bout de ton nez plutôt que de balancer des pamphlets dénués d’intérêt.

  21. J’ai oublié quelque chose…cet homme voulais que je devienne comme il le souhaitait pour mon bien disait-il, et il le pensait je crois, il me disait que je valait bien mieux que ce que je montrais, qu’en faisant comme il disait, je serait mieux, je deviendrais la femme parfaite…

    Alors garder à l’esprit deux choses…vous valez déjà quelque chose, vous n’avez rien à lui « prouver ». Si il est avec vous il doit vous aimer pour ce que vous êtes et non pas pour ce qu’il voudrait que vous soyez..d’ailleurs ça ne le satisfera jamais…il voudra toujours plus…vous êtes ou serez dans la peur de ne pas être à la hauteur…mais la hauteur de quoi?

    La deuxième, c’est que si vous pensez déjà ou encore qu’il a raison…que oui grâce à lui vous serez mieux, grâce à lui vous ferez les bons choix…que oui vous pouvez changer pour accéder à quelque chose d’exceptionnel avec lui…alors demandez vous pourquoi vous, vous l’acceptez tel qu’il est, pourquoi vous vous laissez passer ce qu’il ne laisse pas passer chez vous…

  22. Bon spot mais surtout trés bien de traiter le sujet. Par contre je ne comprends pas que vous disiez « Le comportement typique d’un « pervers narcissique », pour reprendre l’expression en vogue. » . « Reprendre l’expression en vogue »… ce n’est pas une expression ! il est irrespectueux pour les victimes de ces personnes de le sous entendre. Oui il est vrai que certains utilisent ce terme pour décrire une personne qui n’est pas réellement perverse narcissique. Ce n’est pas une raison pour appeler ça « une expression en vogue », il s’agit d’une pathologie psychologique qui est malheureusement répandue. ça vous semble en vogue parce que malheureusement c courant, et oui, vous ne vous attendiez peut etre pas a ce qu’il y ait autant de réel cas pathologiques. Encore une fois en effet il existe une utilisation à la lègère de ce terme mais ça ne justifie pas cette banalisation et minimalisation ds les termes.

  23. je viens de voir votre video mais je me dis a quoi cela serre t’il? ceux et celle qui subissent cela sont obligés d’etre dans le silence car comme moi quand elle s’enfuit avec nos enfants nous sommes apres dans le camp des accusés et nous ne pouvons rien faire pour le prouver car ces pervers sont bien plus intelligent qu’on ne le croit car personne ne voit ou n’entend ou alors les gens qui voyent ne font rien de peur de perturber leur vie et meme quand les enfants sont aussi en danger!!!!!!
    quand a nos gourvements qui se donnent bonne conscience en faisant des lois qui ne servent a rien
    qui veulent former des gendarmes ou policiers qui jettent les depots de plainte a la poubelle ou qui vous disent droit dans les yeux ca ne serre a rien ce que vous faites car il n’y a pas de preuve et la femme dans notre pays doit encore subir…………..
    et on doit subir encore et encore meme apres etre partit………….. car personne je fais rien rien

    1. La vidéo a pour but de pousser les victimes à aller chercher de l’aide. Il existe des groupes d’entraide, qui peuvent aider les victimes à se sortir de leur situation.

      1. ces groupes existent effectivment l’un d’eux nous a aide a nous enfuire mais cela fait 4 ans et depuis je suis toujours harcelee et personne n’y peux rien car je suis depuis le debut de ma fuite l’accuse je dis je clame notre souffrance avec mes enfants et on nefait rien pour les proteger pour nous proteger
        cela me ronge depuis 4 ans alors que je devrais etre libre libre avec mes enfants et il n’en est rien du tout …………. mais tout le systeme se donne bonne conscience meme les associations sont demunies et rigole de tout ce tapage mediatique dans la vie de tous les jours niet niet

  24. il faut lutter contre les pervers narcissiques , c’est difficile car ILS se font passer pour les « victimes »à chaque fois!!
    pour les quitter, divorcer c’est une lutte sans merci contre leurs interpretations du reel , leurs mensonges inimaginables !! !, il faut avoir des » preuves » ,en tant que victime j ai eu la chance d’etre aidée par une psy ,ma famille ,des amis (7 ans de procedure) j engage les victimes a se faire faire des certificats medicaux (s’il y a des coups des marques) a se confier , a enregistrer des scenes , a demander les temoignages des amis ou connaissances conscients du probleme! ect tout ça en secret ,en cachette du pervers narcissique
    qui sait reunir autour de lui des « admirateurs » car le P N sait se faire aimer des gens qui lui sont utiles ….VICTIMES reagissez pendant que vous en avez la force, avant d’etre transformées en zombies , de vous suicider ou helas d’etre tuées! le pervers narcissique utilise ceux qui l entourent , il fait souffrir ses enfants sa femme sans aucun remords!! il a raison sur tout! il fait semblant d’etre « bon »…mais en realité il fait regner la terreur chez lui!! REAGISSEZ!! LUTTEZ! AIDONS les VICTIMES qui s’enfoncent dans le neant peu a peu meme si avant elles etaient brillantes gaies , le PERVERS narcissique leur a tout volé,,aspiré pour remplir son vide à lui !!! il devrait y avoir une formation dans les écoles pour
    apprendre a reconnaitre ce genre de personnalité qui tant au travail que dans la sphere privée MANIPULENT,
    DETRUISENT les AUTRES en toute IMPUNITE !! MERCI pour votre site!!

  25. Moi ce n’est pas un compagnon qui a fait preuve de violence psychologique et fût dans ma vie un réel bourreau..Mais …Mon beau père …J’ai passé mon adolescence victime de cet homme que tout le monde s’accordait à trouver merveilleux, formidable….Quand personne n était là il me disait toi je ne veux pas t entendre parler à table tu es trop con…..La première fois qu il a dit cela j avais onze ans..Il m a humilié , enfermé aussi….en parrallèle il encensait ses propres enfants de différents mariages (j’étais la seule qui n etait pas sa fille….il s etait marié trois fois mais c etait donc tous ses enfants…ah oui aussi mon père etait un ancien ami…) il brillait en société se faisait passé pour un exemple moi je n etais que le petit canard noir rebelle et insoumis …la « caractériellé »…Il fallait voir comment il me maltraitait…Et pas de coups non , mais quel violence verbale et psychologique…Il me faisait me sentir nulle …J en étais à bout et j’étais prête au pire ( à 16-17 ans l age très ingrat ) il m y encouragait presque ….(quoi tu es déprimée ? malheureuse ? tu insinues quoi tu veux te tuer? vas y , ne te gênes pas si c est ce que tu désires après tout vas y tues toi et arretes de nous faire…..) J ai dû interrompre mes études que pourtant je réussissais (presque) brillament, presque car personnes n a rien vu venir , j étais je le crois une enfant précoce mais la vie m ayant par trop bléssée à 17 ans quand mes profs me voyaient en prépa je ne me suis pas présenté au bac , j ai commençé à être absentéiste et au lieu d eme tendre la main le directeur du lycée m a …renvoyé…Je souffrai de plus en plus….J’ai décroché…et puis j ai repris mes études ..Lorsque j’ai présenté mon projet de mémoire mon cher beau père a démonté mon sujet devant de nombreuses personnes (repas d’été avec beaucoup d invités) il me questionnait de façon agressive , cela faisait trois ans que je me battais pour un sujet qui me portait à coeur …Que je l’atudiais ..Mais il est de celui qui sait tout mieux que tout le monde et ce avec une habilité oratrice déconcertante….Je n avais pas envie de lutter , de me défendre…encore et encore….aussi celui ci me dit : et bien pour preuve que cela n est pas vrai puisque tu ne te défends même pas..C est à dire que le peu que si j essayais je n etais qu une petite présomptueuse qui n acceptait pas la critique et si je ne le faisais pas idem ..Ou pire….j ai souffert, je souffre encore aujourd’hui j’avais des résultats brillants lors de ma reprise d étud eet pourtant je n ai pas réussit avec tout ce poid à mener à bien mon master…Mon beau père a aussi trouvé le moyen de séduire ma meilleure amie et de m insulter devant elle …Bref…J ai 31 ans aujourd’hui j’ai reprit une formation pour passer le concours d instit , j ai trouvé un premier emploi en tant qu instit mais je na i pas encore eu le concours et je suis payé au smic….Je chantais aussi …Mais j ai perdu ma voi(e)(x) lorsque cet homme ce grand pervers narcissique qui illusionne y compris mes plus proches et pourtant a été capable d interdire une enfant de parler pendant plus de 10 ans…Aujourd’hui mr se targue d avoir oublié et d avoir des pertes de mémoire….Et ma mère dans tout ça ..elle n a pas vu ..OU bien n a pas voulu voir…

  26. Les campagnes, la  »pub », c’est bien…En parler aussi…Mais quand certaines osent en parler, c’est bon qu’elles soient entendues…et accompagnées…efficacement , je veux dire…Pas accablées , pas culpabilisées, pas disséquées, pas niées…Juste entendues…
    Une connaissance , en pleine détresse et ayant pris son courage à deux mains pour appeler un centre d’aide, a exprimé , comme elle le pouvait ,sa crainte de violences physiques, jusque là non avérées…La réponse…:  »Vous ne serez pas crédibles à la police s’il n’y a aucun coup…On ne peut quand même pas mettre un garde du corps à tout le monde… »
    Résultat : double peine : victime ET isolée…
     »Pas crédible si pas de coup »…
    Négation de la violence psychologique et renvoi des victimes à leurs  »responsabilités » et à leur détresse…Alors, oui, intention louable…Démystification du problème…Encore faut-il que la parole soit douce, pour faire contrepoids à la violence reçue… et qu’elle soit surtout vraie et compétente… Parce que , pour certaines , c’est leur ultime espoir …leur ultime audace…
    Nous , ses amis, nous pouvions juste être là et être vigilants…
    Elle ne demandait qu’un lieu de parole…Elle avait hésité longtemps à se dévoiler et à se déballer pensant qu’elle y arriverait seule …Il n’y avait aucune complaisance et aucun masochisme dans sa situation, elle voulait vraiment s’en sortir…
    J’ai conscience qu’il s’agit d’un cas particulier et, hélas pas isolé, et je ne veux pas nier le travail de ceux qui agissent sur le terrain,mais , ici, il ne s’agit pas de conseiller qq un sur une tenue vestimentaire , il s’agit de l’histoire intime d’une personne qui ne peut pas être minimisée et reléguée au rang de simple fait divers…Déjà qu’il y a un paquet de gens , prompts à juger hors contexte et à douter de l’équilibre psychologique des victimes…De leur part de responsabilité aussi…On ne peut pas être sourd à ça…

    1. C’est entre autres pour cela que l’association CVP a été créée, pour être un lieu d’écoute, de partage. LOrs des groupes de parole, les personnes présentes le disent souvent : je me sens enfin compris(e)

  27. Et , s’il est important de reconnaitre le statut de victime, ne niez pas le combat de ceux et celles qui , tous les jours, loin de la complaisance et de l’apitoiement, se battent pour éviter de laisser la situation s’enliser , clamant leur innocence dans un désert d’indifférence…Open your mind…Non, ces personnes ne sont ni faibles ni victimes toutes trouvées des PN. Ce sont même parfois des personnes fortes, équilibrées , avec une belle estime d’elles…Parler de blessure d’égo ou de faiblesse, c’est aussi leur infliger une double peine…

  28. Sur ce sujet, j’ai connu ce genre de personnes et ma question est: sont-ils vraiment conscients de ce qu’ils disent et font ,est-ce calculé?
    Comment savent-ils á ce point comment faire?Et comment retourner cette situation?

    1. malheureusement je pense que oui ils sont conscients de ce qu’ils font
      la preuve dans cet extrait qui est bien fait. Il sait à quel moment et avec qui il peut agir de la sorte. Un mot blessant, un mot d’amour. Sauf que aimer une personne ce n’est pas lui manquer de respect.

  29. Le spot est très bien et je suis vraiment ravi que de tels films voient le jour pour dénoncer ce mal extrêmement malsain et dangereux. Il serait souhaitable aussi que d’autres hommes « victimes » s’expriment sur les femmes perverses narcissiques et que de tels court-métrages soient réalisés pour les dénoncer elles aussi.

    A mon sens, les femmes perverses narcissiques sont encore plus dangereuses et nocives car elles sont plus subtiles, irréprochables en société et il est beaucoup plus aisé pour elles de se faire passer pour des victimes quand c’est nécessaire. De par ma propre expérience, elles sont capables de pleurer sur commande et de jouer une comédie absolument parfaite alors qu’elles ne ressentent absolument rien. Ca paraît inconcevable et ça fait vraiment froid dans le dos lorsqu’on est témoin de pareilles scènes. Et pourtant, c’est vrai, elles existent…

    Elles obtiennent aussi systématiquement la garde des enfants et les utilisent pour détruire le père, pour le simple plaisir de détruire et de se venger, naturellement sans aucune morale.

    Le pouvoir et les dégâts liés à la manipulation sont extrêmement puissants, violents et pernicieux. Le/la pervers(e) narcissique gagne systématiquement en justice faisant passer l’autre pour un fou et/ou un bourreau. Il est temps que cela cesse et qu’on dénonce ce mal haut et fort.

    Aussi j’invite les autres hommes « victimes » à réagir.

    Merci de m’avoir lu.

  30. Je me suis sentie mal a l’aise face à cette video. Car j’ai ressentis des choses que j’avais deja ressenti autre fois. J’ai eu plusieurs PN dans ma vie dont un qui me frappait et me cloitrait de mes autres relations même familiale, On culpabilise toujours dans ces cas là, on se demande si c’est nous qui fautons ou autre. Mes amis ont toujours été la pour me soulever et m’aider a comprendre que je n’étais pas reponsable…. mais que je devais m’en sortir. Nottament avec un autre garcon qui ne supportait pas que j’ai mon independance par exemple ou qui ne supportait pas que je remette a leur place des personnes sans vergogne….
    Il me voulait docile, et dependante de lui. Mais la vérité, et ca n’importe qui a le droit de le comprendre c’est que personne ne devrait être docile pour qui que ce soit… ce les animaux qui le sont… pas les être humains. Il ne faut pas culpabilisé, je l’ai trop fait, et j’ai compris aujourd’hui que tous, nous méritons mieux que ca.
    Ceci dit, les PN sont plus a plaindre qu’a blamer car leur attitude démontre un profond malaise et un besoin de controler l’autre pour se sentir exister…. C’est en realité une maladie…
    Ne restez pas a leur coté, mais si il s’agit d’un de vos proches arrangez vous pour qu’ils se fassent suivre et soigner. C’est le plus beau geste que l’on puisse faire pour quelqun qui est malade.
    Mais le plus important en ce qui vous concerne c’est… autorisez vous a vivre comme l’avez toujours voulu. Personne n’a le droit de vous controler.

    1. Oui completement d accord ! J ai vecu 9 ans avec UNE Perverse Narcissique et là c est encore plus subtile que le spot, c est encore plus vicieu car la manipulation d une femme sur un homme est insoupçonnable, pas croyable pour les proches et l entourage, beaucoup plus facile a exercer sur sa victime, puisque celle ci est la representation permanente de celui qui est fort, qui est costaud, qui est inébranlable et celui qui represente le boureau dans 90% des cas de violence… d ailleur les PN femmes l on bien compris, et ce servent de ca pour faire croire aux autres , en societe qu elle est la pauvre petite victime dans son couple alors que la manipulatrice hors paire, celle qui contrôle tout et qui ne supporte pas que l’on fasse ou pense différemment c est ELLE.
      Bref si un jour vous decidez de faire un spot dans la situation inverse, si vous avez besoin d’info j ai de quoi raconter, j ai etait dans cette relation pendant 9ans, ca m a petit a petit detruit, eteint jusqu a la grosse depression avoir de reels envie de suicide !
      Bref un procesus lent mais mortel !
      Mais ce que je veux dire a ceux qui vivent ca c est qu on peut s en sortir très bien et etre super epanoui des qu on se sort de la !! C est comme une nouvelle vie qui commence, c est super exitant car on se sent super bien, tout est a nouveau possible et la vie devient fabuleuse ! Suite a ma separation d avec la PN (il y a 3 ans) j ai decide de realiser mon reve de travailler dans la musique.
      Aujourd’hui je suis chanteur, musicien et je me sens libre et heureux, comblé par mes rencontres, ma nouvelle compagne, mes nouveaux amis, ma relation a mes parents……enfin voilà tout ca pour dire qu on peut s en sortir et qu il ne faut pas perdre de temps ,des qu on a repéré qu on vit avec un ou une PN on doit se barrer immédiatement !!!!! La clé pour ca , et moi ca m a beaucoup aidé, le travail sur soi version PNL, dans la reconquête de ses reves, ses envies, ses projets de l estime de soi, de la confiance en soi….
      Bon j arrête sinon je vais me mettre en retard…
      Si parmis les gens qui vont voir ce spot il y a des mecs qui vivent ca, ne restez pas seul! Ne croyez pas que vous etes une mauviete ou quoi que ce soit… j ai vecu ca et je n ai pas honte de le dire et surtout de dire que je m en suit sorti et que maintenant je mene une vie super epanoui, dans mon travail, mes relations et surtout , avec ma nouvelle compagne qui est quelqu’un d extraordinaire !
      Alors n hesitez pas a me contacter via mail; si vous voulez sortir de cette emprise, je me ferais un plaisir de vous donner les clés qui m ont permis de retrouver la vie que je me suis toujours imaginé et l harmonie dans mon nouveau couple auquel je ne croyais plus !!
      Vous n êtes pas seul !!
      Believe !

  31. Malheureusement, cette violence-là n’existe pas qu’au sein du couple et on l’oublie souvent, on n’en parle jamais.
    J’ai vécu cela avec mon père… pendant 22 ans. Cela fait 5 ans que j’ai coupé les ponts. Pour le meilleur. Mais ça fait toujours aussi mal d’y penser.

  32. Ça me parais tellement gros que ce genre de comportement existe. Puis je lit vos commentaire et je me rend à l’évidence et ça me rend triste.

  33. Bonjour je voulais laisser aussi un commentaire sur ce que j’ai vécu…Alors non je n’ai pas vécu avec un PN enfin pas en couple…Le pn dans ma famille c’est mon pere. Mes parents ne sont pas resté ensemble tres longtemps, j’avais trois ans quand ils se sont séparé mais apres se fut une belle mere (mere de mon frere et ma soeur) et apres un florilege de belles-meres. Une fois assez grande j’ai compris que quelques choses clochait. Toutes mes amies me disait que j’avais un pere génial mais quand on était entre nous il changeait parfois completement de comportement c’etait tres déroutant. Ensuite au fur et a mesure de la relation avec la belle mere on voyait que celle ci etait de plus en plus mal moins gaie et nous repoussait ( Le pn divise pour mieux régner et donc il nous montait contre notre belle mere et inversement pour garder tout le monde sous contrôle). Ensuite j’ai encore grandit et la j’ai assister a nombre de disputes, de coups ou de bleu apparu mystérieusement, et même de chantage au suicide ( a moi) et également des insultes. Heureusement je n’étais pas chez lui tout le temps et aujourd’hui a 27 ans je ne le vois que pour les bons moments. Mais je comprend ces femmes qui vivent ça et je ne dirais qu’une chose…fuyez…allez vivre une vie meilleure ailleurs loin d’un PN.

    Des années plus tard quand j’ai réalisé se que j’avais fait a cause de lui je me suis excusée auprès des belles mères avec qui j’avais été odieuse. Et je m’entend tres bien avec celle avec qui il est…se qui l’embête fortement et il évite qu’on entre en contact toute les deux.

    Voila mon témoignage car un conjoint on peux le quitter…mais pas son pere. Je voulais amener une autre forme de témoignage.

    Courage a vous les filles et ne vous laissez pas faire

    1. J’ai entrepris la même démarche que vous quand j’ai compris… Je me suis aussi excusée auprès de beaucoup de gens d’avoir été aussi aveugle et de m’avoir fait manipulée de cette façon et d’avoir pu croire à ses mensonges (ils excellent tellement dans cet art). Inconsciemment je m’en rendais compte mais dans les faits c’est difficile de ne pas douter de ce que l’on ressent vu qu’on est tiraillé entre l’affection et la haine de ces personnages. C’est au moment ou j’ai cru que j’allais devenir singlée que j’ai pris mes cliques et mes claques pour vivre ma vie sans lui et même à ce moment on se dit qu’on est égoïste… Maintenant tout va mieux car j’ai COMPRIS!!!

  34. attention il y a bcp de pervers qui n’aiment pas leur femme comme fred aime marie…seul « point positif » du reportage…il lui dit quand même qu’elle est belle, semble tenir à elle, ce qui est rare dans les autres couples où ce n’est qu’insultes

    1. Ce n’est pas une preuve d’amour que dire à sa femme qu’on la trouve belle.
      Mon mari pouvait me dire que j’étais la plus belle et 10 minutes après me foutre minable.
      Il m’a dit je ne sais combien de fois que j’étais un être d’exception tout en me traitant comme la dernière des merdes.
      Les mots doux sont une des nombreuses armes que les PN et autres manipulateurs ont à leur service pour tenir leur proie bien ferrée.
      Ce n’est pas positif à mon sens que de dire à une femme qu’elle est belle et de l’empêcher de mettre la robe dans laquelle elle se trouve belle justement.
      Elle n’est donc pas belle comme elle est, mais comme il veut qu’elle soit et ça fait toute la différence.
      Elle est belle lorsqu’elle est soumise.
      La dernière image que mon mari a eu de moi avant qu’enfin je décide de m’enfuir, c’est par terre, à genoux, le suppliant.
      J’ai levé les yeux sur lui. Il souriait.
      Voilà, c’est comme ça qu’il me voulait.
      Une heure avant il m’avait dit qu’il me trouvait particulièrement en beauté.

  35. Je me suis dit très exactement la même chose en regardant ce spot. C’aurait pu être une bonne idée d’intégrer cette situation inversée durant le diner, genre un des autres couples dans lequel la violence psychologique serait exercée par la femme sur l’homme

  36. J’ai regardé ce film. Certaines scènes m’ont fait comprendre que je pouvais parfois être ce Fred (cela m’emmerde, c’est mon prénom en plus, pas de chance), d’autres qu’il était un sale connard que je ne pourrais jamais être.
    Ce qui m’attriste le plus finalement ce sont les commentaires : toutes ces personnes qui passent ici clamer : avoir été/être victime- avoir connu/connaître un PERVERS-MANIPULATEUR et qui t’expliquent que le Mal, le grand Mal, l’absolu Mal, en réalité le seule et unique responsable de leur mal-être, c’est l’Autre.
    Cet autre qui lui ne serait pas naturel, serait une personne qui aurait une STRATÉGIE ( au sens Napoléonien du terme, qui veut dire qu’en pleine CONSCIENCE de livrer une bataille, il serait près à détruire sans pitié l’ennemi) pour MANIPULER (sciemment, hein, quand on manipule c’est sciemment!) la personne qui partage sa vie.

    Ma moitié-Fred et ma moitié-Marie ne se satisfont pas de ce langage qui culpabilisent à la fois celui qui fouette et celui qui est fouetté.

    La réponse n’est pas l’escalier des gémonies, c’est trop facile et trop réducteur.

    1. Vous soulevez une importante question (oui, nous lisons TOUS les commentaires…)
      Effectivement, il peut y en avoir en beaucoup de personnes « saines, « normales », cette part manipulatrice; Elle est même partie intégrante de l’individu. Elle est, lorsqu’elle est gérée dans des rapports sains, source de communication, d’échanges, de découvertes.

      Pour autant il reste, demeure, que certaines personnes sont manipulatrices, et structurellement composées ainsi. La différence avec vous, c’est qu’elles ne se reconnaissent pas manipulatrices; Elles ne se posent pas la question. Elles n’y pensent pas. Elles agissent en fonction de leurs intérêts uniquement, sans se préoccuper des autres.

      Nous ne sommes pas là, au sein de CVP, pour classer les individus en catégorie. Nous n’agissons pas « contre », mais pour. Nous n’aimons ni l’utilisation excessive des termes « pervers narcissique », « manipulateur », ou encore « victime ». Nous nous interrogeons sur une relation. Sur ce qu’elle engendre comme conséquences, destructrices psychologiquement, physiquement pour une personne. C’est l’aider à trouver les clés pour s’en sortir.
      De plus certaines situations appellent à mettre en place une vraie stratégie de défense.
      Nous ne connaissons pas votre parcours, nous ne le jugeons pas. Mais lorsqu’une mère ou un père nous contacte suite, par exemple, à des sévices sexuels sur leur enfant, la question n’est plus de la manipulation mais de la maltraitance. Or la défense des victimes dans ce genre de situation est malheureusement rare, faible, mal prise en compte.

      Ce que je constate en revanche en vous répondant au nom de l’association, c’est que vous postez un commentaire à presque 22h, et avant 9h du matin le lendemain vous vous étonnez qu’il ne soit pas encore modéré.
      Ce blog est destiné à être un lieu d’échanges sans animosité ni agressivité. Il est ouvert à tous, et particulièrement aux personnes en souffrance. Si un commentaire agressif apparaissait sans modération, ce serait une atteinte à la liberté d’expression des victimes.

      Vous comprendrez donc, je n’en doute pas, cette nécessité de modérer et le temps que cela peut prendre.

      Bien cordialement

      L’équipe CVP

    2. Merci de cette réponse plus nuancée, dans notre couple aussi on est tantôt Fred, tantôt Marie, après 10 on se remet en question pour avancer et on se rend compte de ça. Il n’y a pas les « pervers narcissiques » et les autres, on a tous notre part mauvaise et il faut y faire attention aussi.

  37. le petit film est bien fait , mais ici la situation de malaise semble explicite, je crois qu’il y a des situations plus sournoises encore avec des pervers plus charmeurs au charisme implacable et dont personne, vraiment personne ne soupçonne la nature profonde des ces êtres …Cela peut conduire au drame irréversible si l’extérieur à un moment donné n’essaie pas d’ouvrir les yeux à la personne en souffrance. ce n’est pas chose aisée puisque la victime bien souvent ne se rend pas compte qu’elle a été piégée et que ce n’est qu’aux prix d’énormes difficultés qu’elle arrivera a s’extirper de ce piège de plus en plus étroit…Il n’y a qu’un regard extérieur qui peut aider une victime…Dans ce film, je crois qu’on ne découvre pas vraiment un vrai pervers narcissique et c’est compréhensible, ces pervers sont toujours des gens d’apparence tout à fait normale en public….Une fois la victime hors du piège, il lui faudra de l’aide psychologique parce qu’elle se sentira complètement nulle sans plus aucune confiance en elle…Ce n’est pas arrivé à moi mais à mon fils et non pas avec une femme mais avec un homme.

  38. Cela ressemble à mon quotidien, mais comme il a déjà été dit, le vrai PN est bcp plus subtil, plus machiavélique. C’est un travail de sape constant, indéfinissable. Mon mari me fait cette vie, mais c’est étrange, au lieu de me bousiller moralement, physiquement, j’en sors plus forte chaque jour. Autant je me laissais faire au début de notre mariage, pleurant à chacune de ses remarques, me laissant balloter par ses comportement, ses variations d’humeur et me tappant au passage une bonne dépression (suivie par un psy pendant une année etc), autant aujourd’hui je suis sur mes gardes, je me défends, je lui réponds tout le temsps du tact au tac et j’essaie d’en rire. C’est épuisant de mettre de la légéreté dans un quotidien fait de tension, de pression. Et cet acharnement à me noyer dans une une vie étroite sur laquelle il essaie d’avoir le plus de contrôle est intolérable. Mais l’idée de me retrancher, de partir même la tête haute n’est pas encore concevable. Un jour peut être, mais très souvent je me dis que j’aime bien ma vie, j’ai perdu beaucoup par rapport à mon autre vie avant mon mariage (amis, vie sociale, plaisirs..), mais j’ai gagné en prenant plus conscience de moi, de mes capacités, de ma clairvoyance. Et j’ai aussi un petit garçon qui est ma force, mon rayon de soleil et on rigile bien les deux…et parfois les trois..quand il est bien luné.

    1. Ana, je me vois dans vos propos.
      Une proche qui sait ce que je vis, me demande souvent pourquoi je ne pars pas, et réponds aussi que pour l’instant, partir n’est pas concevable. Pourquoi?? je ne sais pas trop l’expliquer…
      Par contre, il m’arrive encore de pleurer mais je me sens plus forte de jours en jours. Je me bats au quotidien et comme tu dis, c’est épuisant mais je suis consciente de ma force, je sais que même si j’ai laisse des plumes, il ne pourra pas me détruire car entre nous, le faible c’est lui. Je suis persuadée maintenant!!!

  39. C’est bien de parler de tout cela. Si ce film peut mettre la puce à l’oreille sur de personnes en détresse, c’est tout à fait salutaire.

    Je permets une petite remarque qui peut peut-être mettre sur la voie certaines personnes qui pensent que ces histoires là n’arrivent qu’entre amant(e)s, maris, épouses, parents, patron(ne)s.
    Cela arrive dans des relations d’amitiés également. Avoir un(e) ami(e) pervers narcissique peut être également très destructeur.

    il y a de nombreuses années, dans les premiers pas de l’âge adulte, j’ai connu une personne qui allait devenir mon meilleur ami. Cette amitié est devenu au fil du temps une prison. A cet époque, j’étais dans un état de fragilité psychologique dû à une histoire familiale douloureuse. L’amitié s’est noué tout d’abord sur la capacité de cette personne à redonner confiance et assise personnelle. A travers un intérêt de sa part, des compliments très appuyés sur ma personne, une affinité partagée sur de nombreux points, nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. Seulement assez rapidement sont apparus des signaux. En observant tout d’abord les relations d’amitiés que l’ami en question avait avec d’autres personnes. Et on commence à s’apercevoir alors qu’il a de très bons amis mais avec qui, au fur et à mesure, il se fâche, rompt l’amitié de manière cinglante et brutale. Quand je demandais les raisons de ces ruptures, il y avait tout un discours extrêmement négatif sur la personne concernée. La violence verbale à l’encontre de ces personnes semblaient tout à fait paradoxale, face à la chaleur humaine et la douceur qu’il manifestait à mon endroit. Cela a crée un sentiment de dépendance car à ce moment, l’on devient le témoin de ce qui arrive quand ça se passe mal. Et la violence des mots fait peur, car ils sont très destructeurs.

    La personnalité de cet ami m’a semblé aussi jouer un rôle important. Il avait certainement un ascendant sur moi. C’était une personne très brillante intellectuellement et qui semblait avoir de hautes vues sur son avenir. Mais à la fois, il se complaisait dans une forme de romantisme maudit, celui d’un être incompris. Son discours sur l’amitié était d’une radicalité extrême : où l’on ne pouvait pas prendre cela à la légère, qu’il y avait un enjeu très sérieux dans une amitié. Cela donnait une échelle dans l’intensité de la relation, et il fallait être à la hauteur. Mais comment être à la hauteur quand soi-même, on se cherche, on doute ?

    Ensuite vint le moment ou la relation devint très intrusive. Cet ami voulait connaître tout de moi, il disait qu’il ne pouvait y avoir de secrets entre amis et que de toute façon, je ne pouvais rien lui cacher car il voyait tout. Il a alors voulu connaître tous mes amis. A ce moment-là s’est passé une chose que je n’ai pas vu venir. Il est devenir très proches avec tous mes amis. Peut-être même encore plus que moi je ne l’étais avec eux. En temps normal, avec de bons copains, rien de plus normal que de rencontrer de nouveaux potes et de devenir aussi amis.
    Mais ici, j’ai senti assez vite que quelque chose ne tournait pas rond. Car ces nouvelles amitiés ne duraient pas. Très vite, il s’est brouillé et fâché avec eux. Ce qui a eu pour conséquence que mes amis m’ont dit qu’ils ne voulaient plus entendre parler de lui et qu’il fallait me méfier de lui. Naturellement de son côté est venu la menace de rupture si je continuais à voir mes « anciens » amis. C’était eux ou lui. Exclusivité.
    Au bout d’un moment, je ne voyais plus personne, il avait fait le ménage autour de moi.
    Il m’aura fallu quelques années pour comprendre vraiment dans quel vortex je m’étais engagé avant de stopper net cette amitié.

    Ce qui m’a permis de m’en tirer est que j’ai eu la bonne idée, de continuer à avoir des secrets et de ne pas parler du fait que j’avais commencé un travail psychanalytique pour analyser mon histoire familiale. Se faisant, la question de cette amitié est devenu récurrente dans les séances et j’ai compris dans quelle type de relation je m’étais enchaîné et comment j’étais rentré dans un rapport consentant entre dominant et dominé. C’est ainsi en tout cas que j’ai senti la chose à l’époque. J’aimais bien mon pote bourreau.
    Et puis la peur, très grande, de décevoir son meilleur ami et toute la décharge de violence verbale qui s’en suivrait.

    Ce qui se passa fut simple. Je coupai les ponts du jour au lendemain en ne répondant plus à ses appels et en établissant un silence radio total. Il y eut quelques tentatives de prises de contact, notamment avec ses intermédiaires qui me rapportaient la haine absolu qu’il avait contre moi. Et puis les choses se sont arrêtés et j’ai eu l’impression que j’avais sauvé une partie de ma peau.

    Je vous laisse ce court témoignage pour signaler le fait que dans une amitié, on ne détecte pas de manière si net cet état de perversité. Les enjeux au début sont moins passionnels ou fusionnels, mais ils le deviennent progressivement. Ce qui fait que l’on se retrouve avec le syndrome de la grenouille dans la casserole qui ne sent pas que l’eau chauffe, car cela monte très lentement.
    Mais au final, pour ceux, dont je fais parti, qui pensent que l’amitié est une chose aussi forte ontologiquement qu’un amour ou une famille, alors il faut prendre en compte sérieusement que cela peut arriver là aussi.

    Je me suis très bien sorti de cette épisode douloureux, avec de l’analyse sur ce qui s’était passé. J’ai retrouvé mes « anciens » amis par la suite. Et puis j’ai eu quantités de très bons copains par la suite. Cette expérience ne m’a pas refroidi. Au contraire, elle m’a permis d’être alerte et de détecter très rapidement ces profils.

    Bien cordialement et Bravo à l’association. Bravo pour le film.

  40. C’est étonnant. Je ne comprends pas où est passé mon commentaire qui je crois ne comportait aucune grossièreté et me semblait correctement écrit.
    Ce qui prouve le niveau d’ouverture d’esprit des auteurs de ce blog ( Pour des gens censés vous écouter, cela est bien étrange ! )

    1. Les auteurs de ce blog sont responsables d’une association destinée aux victimes. Oui, nous écoutons, nous accompagnons. Nous avons sur le blog entre 200 et 300 commentaires par jour. Outre les mails, les appels, les demandes d’aide.
      Nous faisons au mieux pour répondre à tous.
      C’est à vous, aussi, de comprendre que chaque cas demandant un certain temps, nous ne pouvons valider tous les commentaires aussi vite que leurs auteurs le souhaiteraient

  41. Bonjour,
    On parle beaucoup de relation homme-femme quand on traite du sujet des PN. Existe-t-il des articles relatant les relations parents PN et enfant victimes ce ceux-ci. Je viens moi même de comprendre énormément de chose sur mon père PN qui nous en a fait voir de toutes les couleurs à mon demi-frère, ma demie-soeur et moi. On a beaucoup souffert de ses manipulations et menaces affectives perpétuelles. Il a réussi à nous monter les uns contre les autres à nous utiliser à sa guise pour obtenir des choses qui n’allait que dans son sens. Il a maltraité psychologiquement toutes les femmes qui on partagé sa vie, heureusement ma mère a eu le courage de le quitter car elle ne dépendait pas de lui, en tout cas pas de manière financière (ce qui a été son salut). Cette rupture nous a en quelques sorte protégé de ce personnage toxique. J’ai bien l’impression mais vous me direz si je me trompe que la seule solution de s’en sortir avec les PN c’est de les biffer de nos vies.
    Merci

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