DÉNI PARENTAL : DEUX PERSONNES (AU MOINS) EN SOUFFRANCE

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Le parent pervers tente d’isoler dans un premier temps l’autre parent (Non réprésentation de l’enfant (NRE), ÉLOIGNEMENT GÉOGRAPHIQUE PERVERS (EGV) et/ou via l’utilisation de la Calomnie dans les procédures aux Affaires Familiales). Dans un second temps, les manipulations subtiles et discrètes du parent pervers sur l’enfant (travail de sape, formatage) comme les dénigrements outranciers du parent aliénés en présence de l’enfant, propulseront plus ou moins rapidement l’enfant dans la destruction psychologique. Le modèle parental équilibrant sera détruit, ainsi que l’image de l’autre parent. Les conséquences de cette maltraitance sont la souffrance de l’enfant lors de la séparation puis le déni de l’autre parent. Les conséquences se poursuivent à l’adolescence et à l’âge adulte.

La souffrance de l’enfant

La souffrance de l’enfant est d’abord consciente pendant la phase d’isolement parental, puis au fur et à mesure que l’enfant-otage devient progressivement enfant-soldat, cette souffrance s’intériorise progressivement. C’est seulement lors de cette seconde étape que les symptômes du déni parental sont manifestes chez l’enfant. Plus l’on tarde à mettre fin à cette situation qui a son origine d’abord dans la séparation illégitime du lien parent-enfant puis dans le travail de sape exercé par le parent-gardien, plus les effets sur l’enfant de cette maltraitance psychologique sont dévastateurs et irréversibles. La souffrance étant muette et peu visible chez l’enfant en bas âge, elle n’est pas forcément relevée (a fortiori si le mécanisme d’Exclusion Parentale est méconnu)

La souffrance du parent-victime

La souffrance du parent séparé (puis aliéné, ou nié) est aussi importante que celle de l’enfant séparé (non encore aliéné), mais beaucoup moins muette. Le parent ne peut pas faire le deuil d’un enfant encore vivant et ne reçoit pas non plus une compassion évidente de son environnement encore focalisé sur la dimension conjugale et non pas parentale. La violence inhérente à la calomnie renforce l’isolement et le sentiment d’impuissance et d’injustice. Du coup, le parent cible ne trouve pas d’exutoire à sa souffrance et les réactions de violence, de colères, de larmes, … sont même souvent interprétés à charge ou comme des signes de défaillance par des acteurs qui trop souvent ne sont pas même formés à comprendre cette situation. La méconnaissance générale face à l’EXCLUSION PARENTALEest fortement inductrice du drame.

Voir également : Le déni parental et la parentalisation de l’enfant.

©Anne-Laure Buffet

10 comments

  1. Que peut-on faire? Lorsque la DPJ croit l’aliénateur? Lorsque l’investigation psychologique ne tient pas compte de ce que les enfants rapportent? Qu’on ne tient pas compte de la violence conjugale vécue devant les enfants chez le parent et conjointe aliénateur?

    1. Bonjour,

      Pour ma part, je suis le parent victime d’aliénation parentale. Ça fait 20 mois que je n’ai pas vue ma fille de 13 ans. Mon ex, le père de ma fille, a toujours été dénigrant à mon égard et ce depuis notre séparation en 2002. Il n’a jamais eu d’autre conjointe. C’est un peu comme-ci ma fille avait joué ce rôle. Il est très dépendant affectif. C’est au moment où ma fille s’est rapprochée de moi, au point où elle a mentionné qu’elle aimerait venir vivre avec moi, que tout c’est véritablement amplifié au niveau de l’aliénation.

      Depuis plusieurs années, mon ex avait la garde à temps plein de ma fille parce que j’étais inapte à la garder. Je faisais des attaques de panique sévères et j’avais de la difficulté à m’occuper de moi. J’ai donc cru que la meilleure place où ma fille pouvait être, c’est avec son père. Il faut croire que je me suis trompée à ce niveau. J’ai vécu beaucoup de culpabilité à ce sujet mais je l’ai travaillé en thérapie et maintenant je ne m’en veux plus du tout.

      Pour ma part, j’ai fait énormément de thérapie pour me libérer des émotions souffrantes que je porte en lien avec cette situation (blessure de rejet, souffrance de perte, colère, haine, culpabilité, peur de perdre à tout jamais, etc.). En investissant sur moi, j’en suis arrivée à trouver où étaient mes limites par rapport à cette situation et à pouvoir les respecter. D’une certaine façon, ça m’a apaisé.

      Ceci dit, je trouve encore très difficile de savoir ma fille loin de moi et prise dans cette souffrance d’aliénation. Mais, comme je le disais, le besoin de respecter mes limites et de suivre ma voie intérieure m’a permis de trouver une certaine paix.

      Pour ma part, j’ai déposé une pleine à la DPJ en montant un bon dossier. Plainte non retenue me disant que c’était trop difficile à prouver. J’ai vu deux avocats. Un qui reconnaissait l’aliénation parentale mais qui ne voulait pas s’embarquer dans tout cela sous prétexte que c’est trop difficile à gagner. L’autre qui m’a aussi dit que c’était bien de l’aliénation parentale mais que cela coûterait entre $40 000.00 et $50 0000.00, que les démarches dureraient environ 2 ans, que nous avions peu de chance de gagner et que ça risquait de faire plus de tort que de bien à ma fille. Considérant tout cela, j’ai trouvé une autre avenue qui était celle du travail sur moi.

      Pour terminer, j’encourage tous les parents qui vivent ce genre de situation à se faire aider par des professionnels. Plus l’on travaille à libérer ses souffrances et ses émotions retenues, plus l’on trouve les solutions qui sont adaptées à nous permettre de trouver une certaine paix intérieure malgré la situation.

      Bonne courage à tous.

      Josée Brissette

  2. Bonjour,
    Nous avons du nous aussi avoir recours a la justice pour sortir deux enfants victimes d’aliénation parentale de leur milieu malsain. Malheureusement, même avec un bon dossier, la DPJ n’a pas voulu se mêler a notre histoire. Elle a même rencontré le parent qui pratiquait l’aliénation sur les enfants et a décidé de la croire avec ses belles paroles manipulatrices. Nous disant que c’était sûrement notre interprétation des événements qui nous faisait croire qu’il y avait de la mauvais intention a l’égard des enfants. Malgré tout, nous avons continué de nous battre avec une excellente avocate et avons pu sortir les enfants de cette mauvaise emprise.
    Aujourd’hui, nous vivons avec d’autres difficultés, les signes dévastateurs de l’aliénation parentale sur les enfants sont encore présents et dès qu’ils ont contacts avec leur parent manipulateur, ils rétrogradent et il y a beaucoup a recommencer (confiance en eux, estime de soi, confiance aux autres, culpabilité, conflit de loyauté, anxiété…)
    Je suis de tout cœur avec les personnes qui se battent contre un parent qui exerce des pressions malsaines sur leur enfant. L’aliénation parentale est dévastatrice et nous devons la dénoncer! Aucun enfant ne mérite de vivre sous cette emprise!

  3. Bonjour, je vis aussi cette forme d’aliénation parentale. Cela est très difficile parce que ce sont de petites choses, qui mises les unes à la suite des autres, finissent par devenir accablantes. Quand j’essaie de m’affirmer, de prendre ma place… mon ex-conjoint m’accuse ensuite de le diffamer ou de l’insulter et c’est encore moi qui passe pour la méchante.

    Il a éloigné les deux plus jeunes de mes enfants de moi et rendu l’exercice de mon droit garde difficile. Malgré cela, j’ai essayée de faire des compromis, mais ça ne marche jamais. Il n’y a rien à faire. La moindre de mes demandes est toujours rejetée. Que ce soit pour le partage de certains frais ou simplement assumer du transport. Ce qui fait que je m’appauvris sans cesse davantage, rendant encore plus difficile pour moi l’exercice de mon droit de garde. Il ne se gêne pas non plus pour me critiquer devant nos enfants ou alors, c’est sa conjointe qui le fait.

    Ayant vécu de sa part beaucoup de violence psychologique, économique et parfois physique (portes qui claque, coups de poings sur la table…) Je ne suis même plus capable de lui parler plus de 5 min sans en être affectée pour le reste de la semaine. Alors je ne me sens vraiment pas la force d’un nouveau procès.

    Cette situation est en train de me ronger de l’intérieur.

  4. Je Vie justement cette phase mais pas avec mon ex conjoint…mais la nouvelle famille d’accueil de mon enfants.SA soeur plus jeune de 2 ans et demi..qui estt A ma charge ben sa se trouve sa cousine, les enfants qui son placer avec mon enfant ses ses frère ..ses bien ces quelle apprend de la part de cette si belle famille daccueuil que le système protégé
    Ma fille étais toute debouseler …il lui on fait à croire cetais une dernière visite chez moi…jai du la rassuser…encore et encore que je seras tjr la pour elle avec ses petit mots d’enfant.Il a d’autre épisode mais je men tient a cela.

  5. Et l’ex épouse qui manipule l’enfant en vue de détruire son ex conjoint ? le père de l’enfant.
    Je trouve souvent des témoignages sur les jeunes enfants qui sont manipulés par un parent dans le cadre d’un divorce par exemple mais pas celui d’un enfant adulte devenu malveillant et destructeur à l’égard d’un de ses parents sans que quiconque ne mette en doute l’intégrité du fils en question pourtant devenu dangereux manipulateur à son tour.

    Est ce qu’un manipulateur agit consciemment ou inconsciemment ? comment prouver la maltraitance morale puisqu’elle est invisible ? pourquoi la justice n’est elle pas formée pour confondre le PN et son parent aliénant ? que dire de l’entourage qui s’attache aux apparences et ne cherche pas plus loin ?

    « Ta mère a toujours été ceci, ton père cela.. » ou « ton frère et toi vous étiez comme chien et chat » (et pour cause!) comme si l’entourage savait tout alors que finalement quasiment personne ne peut savoir ce qu’il se passait réellement dans notre famille, le vécu et le ressenti de chacun. Et dans ce contexte comment une fille très attachée à son père puisque rejetée mais utilisée par sa mère va pouvoir vivre en ayant compris, intégrés tous les aspects du drame et paradoxalement être accusée de paranoïa, d’hystérie et de jalousie par d’un côté sa mère qui l’a toujours prétendu, son frère devenu de plus en plus agressif envers cette soeur accusatrice, mais aussi une grande partie de l’entourage qui a lui aussi été sous emprise pendant les nombreux mois qui ont précédé le drame.

    Oui, un fils peut ne pas aimé un père parce qu’il a été sous emprise d’une mère manipulatrice et ce père peut s’être senti rejeté et avoir fermé sa porte malgré lui à ce fils dont il se sentait détesté et finalement se retrouver sous l’emprise de ce fils près de 20 ans après l’éclatement de la famille et mourir sous la violence morale.

    Ce qui m’a sauvé du désespoir d’avoir perdu mon père, c’est d’avoir pu me raccrocher à quelques personnes qui n’adhéraient pas aux théories de mon frère et de ma mère sinon il y a fort à parier pour que la possibilité de m’en sortir soit quasiment nul, tant les attaques morales, les pressions à mon encontre pendant la succession ont été violentes et continues.

    Quelles sont mes chances d’être écoutée par un avocat ? est ce que je ne risque pas d’être nié en tant que victime et finalement me retrouver sur le banc des accusés parce que mes détracteurs sont d’excellents orateurs et sauront convaincre leur auditoire que je suis devenue folle ?

    merci d’avance pour vos commentaires

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